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Schelling
Courtine Jean-François
CERF
41,80 €
Épuisé
EAN :9782204091961
Schelling (1775-1854) est sans doute, parmi les auteurs de l'idéalisme allemand, celui dont la renommée précoce aura été la plus éclatante : en 1798, avec l'appui de Goethe, il est nommé, à 23 ans, professeur à l'université de Iéna. Mais c'est aussi celui dont l'oeuvre sera progressivement éclipsée par celle du rival de toujours, Hegel, avant de sombrer dans un quasi-oubli dans la seconde moitié du XIXe siècle. Le jubilé de 1954 marque le début d'une véritable " renaissance " schellingienne, grâce notamment aux travaux de W. Schulz qui s'attache, dans une perspective heideggérienne, à fixer le " lieu philosophique " de l'auteur des Recherches sur l'essence de la liberté humaine. La France, grâce aux contributions de X. Tilliette et de J.-F. Marquet et à un immense effort de traduction, n'est pas en reste dans cette nouvelle " réception ". En dépit de son inachèvement, voire de ses échecs retentissants (les Ages du monde), la portée, la puissance révolutionnaire de l'oeuvre apparaissent sous un jour nouveau : qu'il s'agisse d'appréhender la liberté humaine dans sa finitude (ce qui avait principalement retenu Heidegger), de statuer sur la réalité du mal, les dimensions de la temporalité, ou d'engager une vaste méditation sur l'histoire, sur son double versant : mythologie et révélation. Les dix-sept contributions rassemblées dans ce volume entendent faire droit à cette histoire de la réception puisqu'elles comprennent des études " classiques ", comme celles de W. Schulz, L. Pareyson ou J.-F. Marquet, une synthèse originale due à X. Tilliette, et une série d'enquêtes, plus ponctuelles et déterminées, qui portent sur les principaux thèmes schellingiens au centre de la discussion contemporaine.
Le présent ouvrage n'est pas une monographie consacrée à l'oeuvre du jésuite espagnol Francisco Suarez (1548 - 1617), mais une enquête sur la longue durée pour situer le "moment Suarez" dans l'histoire de la métaphysique, c'est-à-dire aussi dans la tradition, riche en métamorphoses, des Métaphysiques aristotéliciennes. Ce que nous avons voulu caractériser, c'est donc la nature et la portée du tournant "historial" tracé par Suarez en un domaine où les initiatives et les décisions sont rares, et le plus souvent masquées ou inapparentes. Il fallait donc être aussi attentif aux reprises, aux répétitions, qu'aux déplacements significatifs et surtout aux effets de cadrage. C'est pourquoi, sans nous régler uniquement sur les méthodes éprouvées de l'histoire doctrinale, nous avons voulu privilégier la perspective d'une topique qui s'attache surtout à la situation systématique des concepts ou des éléments doctrinaux, pour comparer ou confronter des architectoniques différentes. Nous espérons qu'une telle recherche pourra contribuer à l'étude générale du système de la métaphysique, c'est-à-dire des étapes de sa systématisation, au fil conducteur d'une élaboration historique de sa constitution onto-théo-logique. Les analyses qui suivent tendent à montrer que cette systématisation, en soulignant le trait transcendantal du projet aristotélicien, débouche sur une invention de l'ontologie qui s'explicite presque immédiatement en théorie de l'objet ou, mieux, de l'objectivité sans objet. Elle assure ainsi sa profonde modernité à une pensée par ailleurs essentiellement traditionnelle.
Résumé : " La cause de la phénoménologie " - l'intitulé n'a rien de militant et ne s'entend pas davantage au sens de la " défense " d'une méthode plus que centenaire, comme si elle se trouvait aujourd'hui dénigrée. Si la phénoménologie, ou mieux son idée " critique ", doit se défendre, c'est sans doute bien plutôt contre elle-même, contre son élargissement tous azimuts et les effets de labélisation qu'il induit - par exemple, phénoménologie " versus " philosophie analytique. La " cause " ne fait pas non plus écho à la " Sache ", prise emphatiquement, comme l'affaire de la pensée. Elle évoquerait plutôt les " choses " de la phénoménologie, non pas des choses " mêmes " jamais données " comme telles ", mais les questions ou les problèmes, délimités et concrets, où le mouvement phénoménologique a pu constituer historiquement sa tradition, en dialogue avec d'autres écoles. Ce retour aux " choses ", au sens des " res disputatae ", ne suppose évidemment aucune volonté d'historicisation, comme si la seule phénoménologie qui vaille était celle des Pères fondateurs, aux prises avec les débats de " leur " temps (psychologisme, néokantisme, pragmatisme, etc.). Il atteste plutôt la conviction que l'idée de la phénoménologie peut encore aujourd'hui imposer son exigence et orienter les démarches dans telle ou telle question vive, pourvu qu'elle prenne la juste mesure de sa possibilité et/ou de son impossibilité, en interrogeant ses " limites ", donc en n'hésitant pas à remettre en question son " pacte apophantique " fondateur. Les études qui suivent contribueront à cette interrogation réflexive de la phénoménologie tournée vers elle-même, et donc vers les problèmes grâce auxquels elle a pu, de Husserl à Heidegger et au-delà, progressivement réaliser son idée.