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Le Camp des justes
Courtemanche Gil
BOREAL
19,00 €
Épuisé
EAN :9782764621509
EssaiNouveauté hors office Janvier 2012 Informations génériques Titre : Le camp des justesColl. : EssaiAuteur(s) : Gil Courtemanche Editeur : Editions du Boréal Date de MEV : 15 février 2012Format : 15 x 23 cmPrix : 19 eurosNombre de pages : 296ISBN : 978-2-7646-2150-9 Contenu du livre C¿est à Camus que Gil Courtemanche emprunte cette idée du " juste " pour décrire la position qu¿il veut être la sienne quand il aborde l¿actualité politique. Le " juste ", c¿est celui qui fait passer l¿humanité avant les idées, les personnes avant les dogmes, politiques ou autres. C¿est la position la plus pénible, la plus complexe, la plus vulnérable. Car le " juste " se retrouve avec de curieux compagnons qu¿il n¿aime pas nécessairement. Puis il est confronté à la douloureuse question de la responsabilité, de l¿intention criminelle des Etats ou des acteurs. Après avoir fait une grande carrière de reporter international et connu un succès mondial avec son roman Un dimanche à la piscine à Kigali, Gil Courtemanche a tenu une chronique, de 2002 à 2011, dans les pages du quotidien Le Devoir. Il y traitait de politique québécoise et canadienne, mais surtout de politique internationale, sujet qui l¿a toujours fasciné. En plus d¿un long fragment d¿un essai sur lequel Gil Courtemanche travaillait au moment de sa mort, ce livre reprend les meilleurs de ces textes, où le chroniqueur se révèle un extraordinaire éveilleur de consciences et où il donne l¿exemple d¿une pensée libre, qui pourfend tous les discours avec lesquels les riches et les puissants justifient les inégalités scandaleuses qui existent encore parmi les habitants de notre planète. L¿auteur Gil Courtemanche a été journaliste, essayiste et romancier. Son premier roman, Un dimanche à la piscine à Kigali (Denoël, 2000), a connu un succès mondial et a été traduit dans plus de vingt langues, en plus de faire l¿objet d¿une adaptation cinématographique. Les deux romans qui ont suivi, Une belle mort (Denoël, 2005) et Le Monde, le lézard et moi (Denoël, 2009) ont aussi été chaleureusement accueillis tant par la critique que par les lecteurs. Il est décédé, à Montréal, en 2011. 1
Résumé : L'Afrique est entrée dans la vie de Claude alors qu'il menait au Québec une vie ordinaire. Depuis elle ne l'a plus lâché. Juriste à la Cour pénale internationale de La Haye, il instruit le procès de Thomas Kabanga, un criminel de guerre congolais. Un vice de procédure suffit à ruiner ses espoirs : Kabanga est relâché et rentre dans son pays. À Bunia, petite ville minière du sud du Congo, en pleine zone de rébellion, Claude continue de recueillir des preuves contre Kabanga et finit par s'ériger en protecteur des enfants-soldats qui furent ses victimes. Mais une fois qu'il aura rencontré ces êtres de chair et de sang, bourreaux ou enfants-soldats, que restera-t-il de ses idéaux ?
Rassemblés un soir de Noël dans la grande maison familiale, Géraldine la banquière, Julie la tragédienne, Bernard le géographe, Mireille l'homéopathe, Lise l'infirmière, Claude l'enseignant s'abandonnent avec le narrateur au spectacle tragi-comique de leurs parents en fin de course: une mère qui s'amenuise, un père privé de mots par le parkinson... Hypnotisés par la souffrance du père, dictateur déchu que tourmentent d'implacables interdits alimentaires, les enfants apprivoisent, sous l'impulsion d'un jeune neveu fou d'échecs, une idée scandaleusement salvatrice. Et si, plutôt que de vieillir sans vivre, il était mieux d'en finir un peu plus vite ? De tuer les parents à coups de foie gras, d'alcool et d'émotions ? Une sorte de meurtre gastronomique pour les mener joyeusement à la tombe... A travers cette méditation acide et tendre sur la disparition inconcevable de ceux qui nous ont donné la vie, Gil Courtemanche touche le nerf de nos destinées humaines. Transcendant avec humour tous les tabous, il nous séduit par une pensée merveilleusement inattendue et salubre de la mort.
Napoléon était-il aussi peu religieux que le prétend la légende noire ? A-t-il été cet anticlérical farouche ou ce capucin caché qu'ont alternativement décrié les gardiens du temple révolutionnaire ? Et comment réconcilier le législateur du concordat avec le geôlier du pape ? Répondant à ces interrogations, retraçant la vie intérieure de l'empereur, montrant les diverses croyances qui l'ont occupé au cours de son existence, Marie Courtemanche lève le voile sur un parcours spirituel qui allait de pair avec une politique réaliste. Comment, dès son arrivée au pouvoir, il fait de la restauration des relations de l'Eglise avec l'Etat sa priorité pourquoi il prône la tolérance envers les différents cultes en quoi il compose un gouvernement de convictions mêlées afin de rassembler laïcs et catholiques et dans quel esprit, à l'approche de la mort, le vainqueur d'Austerlitz se tourne vers les derniers sacrements : telles sont quelques-unes des révélations de cette étude sans précédent. Voici le portrait de l'enfant le plus terrible des Lumières et du fils adoptif le plus conquérant du Romantisme : croyant et sceptique, libre penseur et conformiste, facilement provocateur et épris de l'infini. Une somme indispensable. Née en 1990, Marie Courtemanche est historienne. Napoléon et le sacré est son premier livre.
Gabrielle Roy raconte ici l'aventure d'un peintre-trappeur du nom de Pierre Cadorai : ses années d'errance dans les paysages mythiques du Grand Nord canadien, ses rares rencontres, le lent apprentissage de son métier d'artiste appliqué à saisir le visage le plus nu de l'homme au milieu de la nature tantôt amicale et tantôt inhospitalière. S'inspirant en partie de la vie de René Richard, son ami et voisin de Charlevoix, et en partie de ses propres souvenirs, Gabrielle Roy raconte ici l'aventure d'un peintre-trappeur du nom de Pierre Cadorai : ses années d'errance dans les paysages mythiques du Grand Nord canadien, ses rares rencontres, le lent apprentissage de son métier d'artiste appliqué à saisir le visage le plus nu de l'homme au milieu de la nature tantôt amicale et tantôt inhospitalière qui l'entoure, puis sa découverte de Paris et de la Provence, et surtout la recherche patiente du sens de son art et de sa propre vie. La romancière, qui écrit ce livre au mitan de sa carrière, transforme l'existence de Pierre, ses misères et ses joies, sa soif de beauté et de plénitude, la vision à la fois exigeante et exaltée qu'il se fait de son travail de créateur, en une sorte de fable illustrant non seulement la condition de tout artiste, mais plus particulièrement de l'artiste qu'elle a voulu être elle-même, comme pour se rappeler - et raconter à ses lecteurs - ce qu'est la quête artistique à laquelle elle a voué sa vie. Ce roman a été publié pour la première fois à Montréal en 1961 et à Paris l'année suivante. Sa traduction anglaise a paru à New York et à Toronto en 1962.
Dans ce roman d'atmosphère à l'écriture mélodieuse, Tristan Malavoy parcourt les imprévisibles trajets qui constituent toute trajectoire humaine. Il scrute la violence tapie dans l'ombre des déboires personnels et collectifs. Il exprime magnifiquement l'espoir de racheter ses fautes et de se reconstruire après la tempête. Comment vivre lorsqu'on porte en soi une indicible douleur ? Comment continuer sa route lorsqu'on rencontre à chaque carrefour les séquelles d'une vie amoureuse et familiale incendiée ? Simon Venne, quarante-neuf ans, démissionne de son poste de professeur d'histoire au cégep du Vieux-Montréal. Il met le cap sur La Nouvelle-Orléans, ville chargée d'histoire, de drames et d'exutoires, autant de repères auxquels s'accrocher pour cet homme blessé. On suit donc Simon dans sa découverte de La Nouvelle-Orléans. Les nuits endiablées pour éloigner Montréal auxquelles succèdent des matins pénibles où les maux de tête amplifient la culpabilité. L'envoûtante Ruth avec son français aux sonorités qui rappellent Moncton. Ruth qui l'entraîne dans les bars et les musées, qui ponctue leurs conversations de digressions sur les cyclones et les anticyclones de Jupiter, et qui devine bien que Simon affronte une tempête. Leurs rencontres, faites d'alcool et de désir, prennent des allures de chassés-croisés où chacun cherche à protéger ses secrets. Parallèlement à l'histoire de Simon et de Ruth, Tristan Malavoy explore d'autres fantômes, ceux d'une ville aux multiples sédimentations. A la fois française et espagnole, noire et blanche, La Nouvelle-Orléans révèle un destin aussi sinueux que le Mississippi. Et des personnages réels ou inventés qui expliquent l'attrait unique de cette ville. Il y a la prêtresse vaudou Marie Laveau. Il y a l'astronome noir Benjamin Banneker qui, dès la fin du e siècle, entretenait une passion pour Jupiter. Il y a enfin, et surtout, le personnage d'Anne, jeune femme rescapée d'un Saint-Domingue en proie à la révolution et qui a échoué en Louisiane en 1792. Dans ce roman d'atmosphère à l'écriture mélodieuse, Tristan Malavoy parcourt les imprévisibles trajets qui constituent toute trajectoire humaine. Il scrute la violence tapie dans l'ombre des déboires personnels et collectifs. Il exprime magnifiquement l'espoir de racheter ses fautes et de se reconstruire après la tempête. Finaliste Prix France-Québec 2021
Résumé : - La réduction des gaz à effet de serre (GES) mènera automatiquement à une amélioration de notre qualité de vie. - L'hydroélectricité est la clé pour l'enrichissement du Québec. - Le Canada est une grande puissance énergétique. - Il suffit de taxer le carbone pour mettre un frein au réchauffement climatique, ou tout simplement d'acheter des voitures électriques. - Le pétrole est encore là pour longtemps / Nous arrivons au bout de nos réserves. - Les provinces ont pris le relais du fédéral dans la lutte contre les GES. Voilà autant de mythes sans cesse répétés par les politiciens, les groupes d'intérêt, les porte-parole de l'industrie et les médias. Ces mythes nous donnent l'impression de maîtriser la transition énergétique et nous confortent dans l'illusion que nous avons les outils pour atteindre nos objectifs de réduction de GES sans toucher à ce qu'on appelle encore le modèle québécois. La situation n'est pas meilleure dans le reste du Canada, où l'ensemble des gouvernements provinciaux oscille entre objectifs ambitieux et inaccessibles, programmes de réduction des émissions de GES aussi coûteux qu'inefficaces ou, carrément, déni du problème. Quant au gouvernement fédéral, après trois décennies d'inaction, il tarde encore à mettre sur pied une politique nationale sur la question. Dans cet essai choc, Normand Mousseau déboulonne systématiquement chacun de ces mythes et démontre de manière irréfutable la vérité suivante : la solution au problème des changements climatiques n'est pas de nature technologique ou scientifique, mais bel et bien politique.
Gens du fleuve, gens de l'île apporte une contribution majeure aux débats actuels sur les origines autochtones de Montréal. Ce livre, qui prend souvent les allures d'une magnifique " enquête policière ", constitue la première et remarquable synthèse de l'histoire de Montréal au xvie siècle, à la fois savante et accessible. Roland Viau propose un fascinant portrait d'Hochelaga avant 1600. A partir des connaissances acquises par l'archéologie, l'ethnohistoire et l'ethnologie sur les sociétés amérindiennes, et en exploitant les documents historiques disponibles, l'auteur replace d'abord Hochelaga au centre d'un vaste réseau fluvial s'étirant du lac Ontario au golfe du Saint-Laurent. Il dresse ensuite l'inventaire des ressources des Hochelaguiens, recrée minutieusement leur mode de vie, l'univers symbolique de la chasse, de l'agriculture. Il aborde la division sexuelle du travail, les règles de classification du végétal, l'ancienneté et la diversité du maïs. Il s'intéresse à la guerre, avançant l'idée d'un lien particulier avec les pratiques funéraires. Enfin, il fait revivre l'imaginaire au sens d'une cosmovision : nature de la guerre, condition d'esclave, exercice de la sexualité et de la parenté, rapports hommes-femmes. Les colonisateurs européens ont constaté avec étonnement que cette Laurentie iroquoienne s'est volatilisée entre 1545 et 1585. Personne, à ce jour, n'a pu apporter d'explication convaincante à ce phénomène. Guerre ? Migration ? Refroidissement climatique ? Epidémie associée à la "mondialisation " des microbes ? Viau examine rigoureusement ces hypothèses, retenant pour l'essentiel la dernière et validant la probabilité que les Iroquoiens du Saint-Laurent aient résisté à l'envahissement des Français et contribué à leur refoulement. Il introduit en cela un beau renversement du récit historique colonial traditionnel. Et que serait-il advenu d'éventuels survivants ? Pourrait-on encore aujourd'hui trouver des traces de leurs migrations, de leur intégration au sein d'autres nations ?