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Opuscules sur la grammaire
Courcillon de Dangeau Louis de ; Arabyan Marc
LAMBERT-LUCAS
36,00 €
Épuisé
EAN :9782359352740
Au tournant du XVIIIe siècle, Louis de Courcillon abbé de Dangeau (1643-1723) fonde la phonologie. Il décrit pour la première fois 33 "sons simples" de la langue française par paires oppositives minimales, découvre l'opposition entre consonnes sourdes et sonores, identifie les liquides, définit /??/, /??/, /oe?/ et /??/, comme des "voyèles nazales", étend le concept de nasales aux consonnes /m/ et /n/, explique pourquoi les graphies "au" (ou "eau"), "eu" et "ou" sont des "voyèles simples". Il donne sur cette base deux réformes de l'orthographe d'usage. La première, que l'on peut dire "de dicto" car jamais appliquée, est inspirée de Port-Royal. La seconde, que l'on peut dire "de re" car effectivement mise en oeuvre, consiste à : Remplacer les "lettres grecques" par les "lettres latines" équivalentes : alfabet, gèografie, silabe... et supprimer "les lettres inutiles" : ébraïgue, ritme, vint (pour vingt)... Remplacer le x muet final par s : jeus, oiseaus, deus, dishuit... Remplacer les consonnes doubles prononcées simples par des consonnes simples : come, dificulté, ocasion, vilage..., on pouroit... Remplacer en (pour noter /ã/) par an : anfant, antier, consantemant... Remplacer e ouvert + consonne double par e accent grave + consonne simple : éle, cète, ènemi, lètre, nouvèle, voyèle : il jète, ils viènent... ; et réserver l'accent aigu aux fins de mots : rèformé... à quoi s'ajoutent la réduction du nombre de traits d'union : dîje, peutêtre, dishuit... et le remplacement du c cédille pars : les Fransois. Cette réforme est à peu de choses près celle que préconisait la Commission Beslais en 1965 : elle préfigure celle que recommande l'association Erofa (Dictionnaire de l'orthographe rationalisée du français. 2018) : elle attend toujours sa réalisation.
Destiné aux enfants, parallèlement à leurs parents et leurs éducateurs, ce livre illustré constitue une initiation plaisante à la réflexion et la philosophie. Y sont abordés les problèmes posés à l'être humain tels le masculin, le féminin, la vie, l'esprit, et les soucis auxquels se confrontent les sociétés modernes : l'argent, la guerre, le pouvoir, la pollution etc. En plus de l'humour, de l'amour et de la confiance qui fleurissent dans ces pages, une foi sereine en l'avenir de l'homme, en sa faculté de répandre l'esprit dans la splendeur du monde.
Semblable à des millions d'autres, votre enfant n'attend de la vie que le miel. Il apprend bien que les abeilles sont en danger, que l'ours polaire n'a plus rien à manger, que les inondations et la canicule menacent notre planète. Mais que peut-il bien saisir, à huit ou neuf ans, de ces nouvelles que nous-mêmes refusons ? Eh bien ces garçonnets et ces fillettes prêts à mordre à pleines dents dans la vie, parlons-leur à l'oreille des dangers qui les guettent. Faisons-le doucement, mettons dans nos propos la fraternité et l'amour qui nous furent refusés quand nous plongeâmes dans la jungle du monde. . Et disons-leur qu'ils deviendront plus droits, plus beaux et plus grands que nous ne sommes. Après avoir été l'objectif de "Pour vous les enfants", publié lui aussi chez BoD, tel est celui de cet ouvrage, écrit à l'intention des enfants d'une humanité promise à un destin cosmique.
Alors que l'humanité vient de se doter d'un nouvel outil (l'ordinateur couplé à l'internet) et qu'elle est sur le point de passer de 'adolescence à la maturité, il serait temps quelle change de civilisation. D'autant que la menacent deux dangers : d'une part le réchauffement climatique, d'autre part le capitalisme, système qui fonctionnait à merveille du temps de la machine à vapeur, mais qui est aujourd'hui devenu totalement obsolète, voire dangereux. L'espèce humaine se trouve donc à un moment périlleux de son histoire : il faut à la fois grandir mentalement, passer outre au néolibéralisme, réparer la planète. Formidable défi, qu'aucun gouvernement actuel n'est en capacité de relever. C'est alors qu'apparaissent les Gilets Jaunes, porteurs des revendications et des espérances de toutes les révolutions françaises réunies. Ce livre, écrit par un gilet jaune, est un encouragement à poursuivre la lutte vers l'émancipation.
Pays où l'on n'arrive jamais", la Belgique intrigue et fascine depuis longtemps ses visiteurs. Des voyageurs de l'intérieur ou venus d'ailleurs, dont les expériences se conjuguent dans une plongée inédite au coeur de l'identité et de l'imaginaire belges. Patrick Corillon décrit cette nation surgie à l'improviste aux confins de la Hollande et de notre Hexagone, nourrie d'apports culturels multiples, où l'on s'exprime en deux, voire trois langues, comme "une mosaïque impressionniste" en état de "remodelage permanent". On y croise, de Bruges à Liège, de Bruxelles à Anvers, quelques recluses extatiques, des exilés, des révolutionnaires — tel Karl Marx —, des mineurs de fond, de grands écrivains de France ou d'outre-Manche — Balzac, les soeurs Brontë, lord Byron ou James Joyce. A l'enthousiasme des romantiques (Hugo, Nerval, Dumas) se mêlent les sarcasmes de Baudelaire et les amères rêveries de Verlaine. Des auteurs belges, wallons ou flamands, aussi distincts que Verhaeren, Simenon, Eekhoud, Michaux, Hugo Claus et Marguerite Yourcenar, éclairent les multiples facettes de cet éternel paradoxe, création récente mais véritable précipité d'histoire européenne. Tout le génie d'un peuple singulier est ici restitué à travers cette promenade littéraire et sentimentale qui nous entraîne aux confins de la rêverie et du loufoque.