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Le voyage en Belgique
Corillon Patrick
BOUQUINS
31,01 €
Épuisé
EAN :9782221136621
Pays où l'on n'arrive jamais", la Belgique intrigue et fascine depuis longtemps ses visiteurs. Des voyageurs de l'intérieur ou venus d'ailleurs, dont les expériences se conjuguent dans une plongée inédite au coeur de l'identité et de l'imaginaire belges. Patrick Corillon décrit cette nation surgie à l'improviste aux confins de la Hollande et de notre Hexagone, nourrie d'apports culturels multiples, où l'on s'exprime en deux, voire trois langues, comme "une mosaïque impressionniste" en état de "remodelage permanent". On y croise, de Bruges à Liège, de Bruxelles à Anvers, quelques recluses extatiques, des exilés, des révolutionnaires — tel Karl Marx —, des mineurs de fond, de grands écrivains de France ou d'outre-Manche — Balzac, les soeurs Brontë, lord Byron ou James Joyce. A l'enthousiasme des romantiques (Hugo, Nerval, Dumas) se mêlent les sarcasmes de Baudelaire et les amères rêveries de Verlaine. Des auteurs belges, wallons ou flamands, aussi distincts que Verhaeren, Simenon, Eekhoud, Michaux, Hugo Claus et Marguerite Yourcenar, éclairent les multiples facettes de cet éternel paradoxe, création récente mais véritable précipité d'histoire européenne. Tout le génie d'un peuple singulier est ici restitué à travers cette promenade littéraire et sentimentale qui nous entraîne aux confins de la rêverie et du loufoque.
Le diable voyait dans son immortalité la garantie d'un pouvoir infini. Mais voilà qu'en haut d'un arbre, au beau milieu de la forêt, il découvre un fils perdu dans le bonheur d'écrire ses souvenirs d'enfance. Le diable repère aussitôt, entre les doigts du fils, une plume merveilleuse. Il est mort de jalousie; son éternité ne lui a donné ni enfance ni souvenirs. Il décide alors de renoncer à tous ses privilèges pour posséder cette plume et apprendre à écrire. Patrick Corillon inscrit ses récits dans des lieux aussi différents que des stations de métro, des scènes de théâtre ou des livres. Il entraîne ici ses personnages à la découverte du langage, au travers d'une mise en images des mots et de leur sens.
Elle se prénomme Judith, ses parents roulent sur l'or, elle a vingt ans à peine, elle est jolie, vierge, exhibitionniste pour se faire peur, et malheureuse infiniment. Elle a tenté de mettre fin à ses jours. Un beau matin d'été, en vue de sa guérison express, sa cousine l'accompagne en un établissement spécialisé dans le traitement, la remise en selle et la révélation à elles-mêmes des jeunes filles et jeunes femmes dans son cas. D'entrée de jeu, elle y subit un examen corporel et psychique, puis est traitée successivement par un gymnaste, un psychanaliste tantrique et un catcheur, cela dans la plus totale nudité, ou presque. Toujours dans le même équipage, ou peu s'en faut, elle est ensuite livrée à moto, par des chemins d'une débauche quasi surréaliste, vers qui l'attend dans l'ombre et la désire parfaite. A se lire à deux, le soir, sous la couette. A lire à deux, le soir, sous la couette
Le régime de Vichy, qui a marqué la France de son empreinte pendant les quatre années d'Occupation, avait non seulement mis en oeuvre une idéologie et une politique, mais aussi installé des hommes, des réseaux, des cercles d'influence, des relais d'opinion, balayés par la Libération. Ces hommes, qui ont, selon les cas, pu rompre avec la doctrine ou la politique de l'Etat français à différents moments de la guerre, ont pour la plupart conservé un attachement certain à la figure, à la personne, si ce n'est à la doctrine du maréchal Pétain et aux idéaux de la Révolution nationale. Le paradoxe, c'est qu'au-delà des remous et des effets de l'épuration, ces cercles et ces individus ont rapidement pu se reconstituer et réinvestir, dès les années d'immédiat après-guerre, les champs de la vie politique, intellectuelle et institutionnelle française. Fervents gardiens du temple pétainiste ou nostalgiques plus discrets de l'ancien régime, tous ont fait preuve d'une remarquable faculté d'adaptation aux nouveaux codes de la vie publique, et se sont reclassés dans le débat parlementaire ou dans le débat d'idées, majoritairement à droite, mais aussi, parfois, dans le combat européen ou régionaliste. Ce sont ces parcours individuels, témoins d'une fidélité tenace au passé, à travers des accommodements et des reclassements inévitables, que ce livre se propose de restituerOù l'on trouvera un étonnant exemple de survie et de métamorphose des élites nationalesEt, en définitive, toute l'histoire d'une génération, qui a fini par se confondre avec celle de la IVe République Biographie de l'auteur Jérôme Cotillon est chargé de cours à l'université Paris III-Sorbonne Nouvelle en histoire contemporaine. Il prépare une thèse sur le rôle politique des entourages à Vichy
Voltaire " entreprit de rassembler, sous la forme de dictionnaire, toutes les idées, toutes les vues qui s'offraient à lui sur les divers objets de ses réflexions, c'est-à-dire sur l'universalité presque entière des connaissances humaines. Dans ce recueil, intitulé modestement Questions à des amateurs sur l'Encyclopédie, il parle tour à tour de théologie et de grammaire, de physique et de littérature ; il discute tantôt des points d'antiquité, tantôt des questions de politique, de législation, de droit public. Son style, toujours animé et piquant, répand sur ces objets divers un charme dont jusqu'ici lui seul a connu le secret... ". Ainsi salué par Condorcet, le dernier chef-d'oeuvre de Voltaire est aussi son texte le plus méconnu. Inaccessible au grand public depuis 1775, il n'était familier jusqu'ici que des chercheurs, grâce à l'édition critique conçue par la Voltaire Foundation sous l'autorité de Nicholas Cronk et Christiane Mervaud, qui ont également dirigé la présente publication. Passé maître dans l'art de la forme brève, le philosophe donne libre cours tout au long de ce volume à sa virtuosité littéraire et intellectuelle dans le maniement des sujets et des genres les plus divers. Il y traite entre autres d'" Art poétique " et de " Métaphysique ", de " Justice " et "d'Honneur ", du " Mariage ", de "l'Amour " et de "l'Onanisme ", du " Beau ", de "l'Enthousiasme " et de la " Curiosité ", à travers de simples articles, des dialogues ou des contes, mêlés souvent de poésie. Voltaire déploie dans ces quelque quatre cents articles l'énergie toujours vivifiante d'une pensée en constante évolution. Les lecteurs d'aujourd'hui y trouveront avec bonheur un modèle de sensibilité, d'intelligence critique et de liberté d'esprit, contre toutes les formes de mauvais goût et d'intolérance.
Rucquoi Adeline ; Michaud-Fréjaville Françoise ; P
Ce volume nous fait vivre le mythique voyage à Compostelle à travers les témoignages directs des pèlerins, depuis l'origine jusqu'à nos jours. C'est avec l'annonce de la découverte en Galice, au milieu du IXe siècle, du tombeau de l'apôtre Jacques, fils de Zébédée, que commença le "voyage à Compostelle", faisant de la ville qui s'édifia peu à peu autour du sépulcre apostolique le but de l'un des trois pèlerinages majeurs de la Chrétienté, avec Rome et Jérusalem. Compostelle connut un élan renouvelé et depuis lors ininterrompu lorsque, au cours des années 1070-1170, la cathédrale se dota d'une énorme basilique, tandis que paraissaient les premiers textes souvent enjolivés qui n'allaient cesser de nourrir l'imaginaire des pèlerins. Il faut attendre le milieu du XIVe siècle pour voir apparaître des itinéraires écrits, issus de l'expérience directe de leurs auteurs, anonymes, pour la plupart. Ce sont, d'une époque à l'autre, autant d'évocations originales des villes, paysages et populations traversés, des modes de vie, au sud de la France comme en Pays basque, en Galice et en Castille. Cet ouvrage rassemble près de soixante-dix récits de pèlerins originaires de toute l'Europe, venus de France, d'Italie, d'Angleterre, d'Allemagne, de Belgique, depuis le me et jusqu'au XXe siècle. Ils sont présentés par ordre chronologique, ce qui permet d'apprécier les variations, à travers le temps, dans les façons de voyager, les motivations des pèlerins, leur perception du chemin parcouru. Cet ensemble offre au lecteur d'aujourd'hui le guide sans doute le plus éclairant pour accomplir son propre voyage, sur les traces de ses devanciers.
Courtois Stéphane ; Werth Nicolas ; Panné Jean-Lou
Alors que la polémique sur le bilan des régimes communistes risque de resurgir avec Un pavé dans l'histoire, Le Livre noir du communisme, formidable succès de librairie, ressort en collection Bouquins au prix de 99 F. Il dresse le bilan chiffré des atrocités commises sous les régimes soviétiques actuels et passés, présente les faits, énumère les massacres, les déportations, les exactions qui ont conduit aux quatre-vingt-cinq millions de morts. Le Livre noir, livre-événement de cette décennie, a donné lieu à une polémique sans précédent. Ecrit par une équipe d'historiens et d'universitaires, il est indispensable pour qui veut comprendre ce qui s'est passé dans le monde communiste.
Dès leurs premières incursions en Occident à l'extrême fin du VIIIe siècle, les Vikings héritèrent une réputation sulfureuse. Indignés par le sort que ces prédateurs venus du Nord réservaient aux riches abbayes, les clercs brossèrent d'eux un portrait sans nuances: barbares païens d'une cruauté inouïe, égorgeant hommes, femmes et enfants, buvant le sang de leurs ennemis dans des crânes et sachant, de surcroît, mourir dans un éclat de rire. Cette image de monstres sans toi ni loi - certains même n'hésiteront pas à les qualifier plus tard de surhommes - va perdurer jusqu'à la seconde moitié du XXe siècle. Depuis, pour démêler le faux du vrai, le mythe de la réalité, les chercheurs ont sollicité l'archéologie, l'histoire, la numismatique, la philologie, la runologie et proposé une lecture plus subtile de cette société scandinave. Pillards, certes à l'occasion, mercenaires au service du plus offrant, les Vikings furent avant tout des marchands: vendeurs de fourrures, d'ambre et d'esclaves, acheteurs de tissus, d'armes et de grains. Ils furent également de grands artisans, mettant au point, entre autres, un bateau extraordinaire, aussi maniable en eaux peu profondes qu'en haute mer. Le droit coutumier et la religion des Vikings, d'une grande tolérance, jouèrent un rôle important dans le développement de cette société sans préjugés qui ignorait la violence gratuite et la torture. Ces hommes, dont la civilisation dura près de deux cent cinquante ans (v. 800-v. 1050) et qu'un concours exceptionnel de circonstances a portés sur le devant de la scène de l'histoire, apparaissent ici tels qu'ils turent réellement, loin des fantasmes de notre imagination.