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Serpent divin et pilier cosmique. Médecine, alchimie, guérison, salvation
Courcelles Dominique de ; Bercé Yves-Marie
MILLON
24,00 €
Épuisé
EAN :9782841374199
Le serpent a fasciné les hommes depuis les origines du monde. Il apparaît dans toutes les civilisations comme puissance chtonienne, symbole de vie, de mort et de renaissance, compagnon des dieux. Rampant dans les profondeurs de la terre, il se dresse également vers le ciel, à la fois maléfique et bénéfique. Sa chair et son venin empoisonné peuvent tuer ou guérir. Inscrit dans le temps et l'espace de l'univers, conjuguant les mythes, les peurs et les espoirs des hommes, proposant une alchimie du corps et de l'âme en mêlant bâton au serpent d'Asclépios et caducée d'Hermès, le serpent poursuit son existence symbolique et salvifique dans notre monde d'aujourd'hui. Il démontre la puissance des images et des rêves et ne manque pas de présider aux destinées individuelles et collectives, parmi lesquelles les plus connues sont celles des médecins et des pharmaciens, de la médecine et de la pharmacie. Tous ces parcours serpentins désignent la nécessaire ouverture, par l'élucidation de la figure du serpent, aux énigmes de la nature et de la matière, aux questions les plus solennelles de la vie. Dominique de Courcelles, chartiste, ancienne membre de la Casa Velázquez (Madrid-Barcelone), est professeur des Universités, directrice de recherche CNRS- Ecole normale supérieure, Université Paris Sciences Lettres. Elle a été directrice de programme au Collège international de philosophie, elle est membre de la Reial Acadèmia de Bones Lletres de Barcelone et de l'Institut d'Estudis Catalans, de la Academia Hispanoamericana de Ciencias, Artes y Letras du Mexique.
Le Dialogue est un texte inclassable et insurpassable. Inclassable dans son genre et dans son style, insurpassable dans sa profondeur mais aussi dans son mystère. Dicté par Catherine Benincasa, tertiaire dominicaine de Sienne, mystique illettrée que l'Église honore comme docteur de l'Église, il est un fruit de la "docte ignorance'. C'est Dieu lui-même qui parle de lui-même et de son dessein, doctrine recueillie par l'âme extasiée. Mais c'est aussi un texte difficile, pour lequel il fallait un guide éprouvé comme Dominique de Courcelles. L'auteur montre bien comment, sous une forme apparemment chaotique mais en fait très élaborée, le Dialogue propose une interprétation forte et subtile de la théologie de saint Thomas d'Aquin, mais aussi métaphorique et incarnée par sa relation aux questions d'un temps troublé, enrichissant le discours théologique de l'expérience féminine et visionnaire. Cette introduction pénétrante et claire à la fois permettra d'accéder à un texte fondamental de la tradition chrétienne."
Avec l'économie mondialisée de nouveaux rapports globalisés s'instaurent entre l'homme et les quatre éléments essentiels du monde - l'eau, la terre, l'air et le feu qui est aussi l'énergie sous toutes ses formes. Or, ces quatre éléments deviennent chaque jour plus rares et plus convoités. Simultanément, les savoirs et les débats d'idées s'échappent de leurs territoires d'origine et sont désormais accessibles aux quatre coins de la planète grâce à Internet, aux traductions multiples, à la circulation des hommes, de sorte que la diversité s'éprouve dans le moindre recoin de la Terre. Désormais, l'individu qui déploie un rouleau de prière dans telle bibliothèque bouddhiste de Lhassa est le même que celui qui observe sur un écran de la Nasa l'exploration robotique de la planète Mars ou celui qui, à Berlin, examine les Samurai Tree de l'artiste mexicain Gabriel Orozco ou encore celui qui, dans la salle des marchés de la Bourse de Shanghai, guette les cours des actions. Les ?uvres majeures des civilisations qui ont permis l'essor de la pensée et de l'action - qu'elles soient religieuses, philosophiques, littéraires, scientifiques, artistiques - sont bien constitutives de ce que l'on peut dénommer la culture et qui est un élément vital, au même titre que les quatre éléments, pour les hommes et le monde. C'est cette vie des idées, cette dynamique culturelle, en sa diversité, dont nous avons cherché à rappeler quelques traits pour en démontrer l'utilité, voire la nécessité, dans un monde saisi par l'économie concurrentielle du marché, dans lequel ne cessent de se développer avec plus ou moins de violence les multiples revendications du droit à la diversité. Le pari que nous faisons dans cet ouvrage consiste à affirmer que les ?uvres majeures des grandes cultures et des grandes religions ont quelque chose d'important et de bouleversant à nous dire relativement aux problèmes les plus contemporains. II s'agit de proposer des outils d'analyse et des éléments de réflexion, à la fois simples et originaux, indispensables à tous ceux qui veulent traiter en amont des questions de stratégie et d'échanges et qui souhaitent comprendre les conséquences des croyances et des représentations dans le champ économique, socioculturel et éthique. Le management ne saurait aujourd'hui se passer de l'approche multiculturelle, seule susceptible d'éclairer avec lucidité et justesse la décision et l'action.
Depuis quelques décennies, avec les travaux de Michel de Certeau, Stanislas Breton ou Louis Gardet, la mystique s'est peu à peu imposée dans l'espace contemporain du savoir. Ne s'identifiant ni à la philosophie religieuse ni à la théologie, elle est devenue une dimension à part entière de l'histoire de la religion, en particulier du christianisme, qui a intégré sa propre épistémologie avec la détermination de son objet, l'élaboration de ses méthodes, la critique de son langage, l'analyse de sa propre histoire. C'est dans cet esprit qu'ont été rédigés les textes qui composent cet ouvrage, signes d'une même recherche qui entend reconnaître à la mystique son rôle dynamique et énergique dans l'histoire de l'humanité.
La santé du prince était une importante source de préoccupation pour les sujets de l'Empire romain, qui formulaient chaque année le 3 janvier des uota (voeux) relatifs au salut de l'empereur, intrinsèquement liés à celui de l'Empire. Si jusqu'à présent ce thème a été traité par le biais des "maladies" réelles ou supposées des princes, surtout des maladies nerveuses et psychologiques des "Césars fous", des études plus récentes ont souligné le lien entre la "folie", mais aussi la bonne santé du prince, et le discours idéologique. Les auteurs se proposent, à l'occasion de ce colloque qui s'est tenu les 4-5 juin 2018 à l'Université de Lausanne, de replacer au centre de l'enquête la santé du prince sous le Haut-Empire, ainsi que son corollaire, l'hygiène de vie du prince.
Au début du XXe siècle, la préhistoire est une science en gestation, et les affaires de faux sont à l'origine de vives controverses qui divisent une partie de la communauté scientifique, puis le grand public, avec de nombreux épisodes judiciaires et des querelles d'experts. Deux grands débats d'authenticité ont dominé la recherche préhistorique : l'affaire de Piltdown et celle de Glozel. André Vayson de Pradenne qui avait participé activement aux deux polémiques, sans doute par crainte d'un procès en diffamation, ne les évoque pas dans son livre. Sous sa plume défilent les plus célèbres affaires de faux du XIXe et début du XXe : c'est l'affaire qui dura huit ans des autographes du géomètre Chasles abusé par Vrain-Lucas, celles des silex de Pile de Riou, du trésor de Curium imaginé et imposé par Luigi Palma di Cesnola, de la tiare de Saïtapharnès, acquise par le musée du Louvre en 1896... On s'étonne avec l'auteur que des simulations, le plus souvent grossières, aient pu tant de fois égarer de véritables savants. Cet ouvrage, paru en 1932, reste le document de référence sur les fraudes préhistoriques.