Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La nuit de Walpurgis. Avoir vingt ans à Langenstein
Coupechoux Roger
L'HARMATTAN
15,50 €
Épuisé
EAN :9782747577441
Nous sommes à Langenstein. Ce koncentration-lager, que je ne quitterai qu'à la Libération, est situé dans une région dominée par le massif montagneux du Harz, entre Hanovre et Brunswick, à une dizaine de kilomètres de Halberstadt et à une cinquantaine de Magdebourg. Chaos granitique assez dénudé et sauvage, l'imagination populaire y a situé maintes scènes appartenant à de fameuses légendes ; en particulier celle de la réunion des sorcières pendant la nuit de Walpurgis. C'était, conformément à la légende qui nous vient du Moyen Age, sur le Brocken, point culminant du Harz, que démons et sorcières se donnèrent rendez-vous dans la nuit du 30 avril au 1er mai. Au XXe siècle, c'est ce paysage sauvage que les démons modernes ont choisi pour y installer l'un de leurs terribles camps de concentration. " Dans ce livre, écrit entre 1962 et 1963, Roger Coupechoux raconte ses vingt ans dans le camp de Langenstein. Jamais il n'a pu le faire publier, à l'époque, les témoignages des anciens déportés n'étaient pas toujours les bienvenus dans la société française... Ce texte bouleversant constitue pourtant un témoignage irremplaçable sur ce qu'ont pu subir, parfois, les déportés politiques, sur la lente extermination par le travail dont ils ont été, souvent, les victimes. Il donne également de précieuses indications sur la façon dont se construit la mémoire. C'est du regard d'un homme de trente-huit ans, rentré du camp depuis à peine dix huit ans qu'il s'agit ici. Et c'est ce qui en fait tout l'intérêt.
Des millions de personnes souffrent aujourd'hui d'anxiété, de phobies, de dépression. La souffrance psychique est devenue massive en France et elle touche toutes les catégories de population. Au-delà des chiffres, quelles sont les causes de ce phénomène? Que dit-il du fonctionnement de notre société? Pour répondre à ces questions, Patrick Coupechoux a mené une enquête auprès de ceux qui souffrent et de ceux qui soignent. Toutes les personnes qu'il a rencontrées, cadres de multinationales, ouvriers, médecins du travail, psychiatres, syndicalistes... en témoignent: au coeur de la souffrance, on trouve le travail et ses nouvelles organisations, la disparition des collectifs, la mise en concurrence des individus, l'épée de Damoclès de la précarité et de l'exclusion et, au bout du compte, l'isolement. Au-delà de l'entreprise, il y a une société qui a fait disparaître les anciennes solidarités, au profit d'un "homme économique", individu du marché, libre et performant. Une société qui maltraite de plus en plus le sujet, livrant celui-ci à une véritable "pathologie de la solitude". "Cet ouvrage propose un parcours empirique et intellectuel de grande ampleur", écrit Christophe Dejours dans sa préface, dont l'originalité est de montrer que la souffrance est "un opérateur d'intelligibilité irremplaçable de la condition humaine et de la société". Biographie de l'auteur Patrick Coupechoux est journaliste indépendant. Il a notamment publié, au Seuil, Un monde de fous (2006), une enquête sur la folie en France, qui est devenue une référence.
Résumé : Dans les quarante années qui ont suivi la Libération, notre pays a connu une révolution en psychiatrie. Pour la première fois, on a considéré les malades mentaux comme des êtres humains à part entière, et l'on a inventé une nouvelle psychiatrie que l'on a qualifiée de " désaliéniste " car elle entendait en finir avec l'asile et l'enfermement. La vie professionnelle de Pierre Delion, Professeur de psychiatrie, ancien chef du service de pédo-psychiatrie du CHRU de Lille, se confond avec cette révolution dont il a été l'un des principaux acteurs. Il la raconte ici, au cours d'un entretien, et son récit nous guide à travers cette période créatrice, pleine de contradictions et d'extraordinaires progrès. Il nous fait découvrir, de l'intérieur, que la psychothérapie institutionnelle, ancrée dans la révolution du secteur, constitue la psychiatrie, une discipline scientifique située au carrefour de la biologie, des neurosciences et des sciences humaines. Et nous apprend, de manière parfois saisissante, ce qu'est une pratique désaliénéniste dans la vie quotidienne pour expliquer que le soin, c'est la relation avec le patient, et que celle-ci ne se construit que si l'on est ouvert sur le monde. Cette psychiatrie existe, pour les adultes comme pour les enfants ? en particulier les enfants autistes ? : elle a été le combat de sa vie, comme le raconte son livre, et il est urgent de la défendre, parce qu'elle est en danger.
Patrick Coupechoux collabore au Monde Diplomatique. Après son travail sur l'autisme paru en 2004 (Mon Enfant autiste, le comprendre, l'aider, Seuil), il a enquêté pendant une année dans le monde psychiatrique français et ainsi porté un regard neuf et bouleversant.
Cette histoire méritait un livre. Non pas celle du terrible événement survenu le 26 avril 1986 à Tchernobyl, ni "la chronique du monde après l'apocalypse", pour reprendre les mots du prix Nobel de littérature, Svetlana Alexievitch. C'est l'histoire d'une prouesse technique inédite, l'invention d'une arche qui offre la possibilité de se prémunir contre un nouveau drame pour l'humanité. Des milliers d'hommes et de femmes l'ont réalisée sous le regard de la planète, dans des conditions extrêmement difficiles. Comment concevoir une structure qui devra couvrir un sarcophage fragile, construit en urgence au lendemain de l'explosion du réacteur 4 de la centrale de Tchernobyl et qui émet des radiations importantes en permanence ? Comment imaginer une usine de démantèlement - ce qu'est, avant tout, l'arche - dans de telles conditions, avec ses dizaines de tonnes de matières hautement radioactives, sans intervention humaine, dans des conditions de confinement quasi absolu afin qu'aucun élément contaminé ne s'échappe quelles que soient les circonstances ? Tels sont les défis auxquels ont été confrontées les équipes de Novarka. Et qu'elles ont relevés. Pour l'humanité. Pour cent ans au moins.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.