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LA PENSEE DE PARMENIDE
COULOUBARITSIS
OUSIA
26,00 €
Épuisé
EAN :9782870601426
Ce livre constitue une nouvelle version, modifiée et augmentée de Mythe et Philosophie chez Parménide (1986, 1990). Parallèlement à une réévaluation de la question du mythe qui différencie le mythos comme la façon de parler autorisée qui produit un effet, et le logos comme discours catalogique par l'intégration, en plus des généalogies, des mythes du voyage et des chemins en vue du savoir, cette nouvelle livraison refuse, pour l'eon, le sens anachronique d'" être " ou d'" étant ", et distingue eon / eonta (ce qui est dans le présent / choses qui sont dans le présent) et on / onta (ce qui est ou étant / choses qui sont ou étants), accordant une prééminence au temps, en l'occurrence au " maintenant ". Par là, l'auteur prend davantage encore ses distances par rapport aux interprétations dominantes, et propose comme centre d'analyse le penser et la pensée. Cela laisse percevoir, par la transmutation du mythe archaïque, l'émergence de la philosophie comme aspiration au savoir. Le Proemium manifeste, d'une part, une origine et une genèse mythiques du savoir et, d'autre part, une anticipation également mythique de cette nouvelle physique (à laquelle aboutit la seconde Partie). Le cheminement entrecoupé par l'irruption de la pensée comme ce qui, en l'homme, puise sa continuité en lui-même dans l'inflexibilité de " Ce qui est dans le présent ", équilibrant ainsi la force différenciante de la parole (première Partie), qui n'empêche pas à la plénitude de s'enraciner dans la flexibilité de la physis, où la faculté de penser s'institue.
Résumé : L'anéantissement des distances par les moyens de la technique moderne a mis en évidence le rôle primordial des proximités relationnelles de l'homme avec lui-même, avec les autres et avec les choses. Cette ambivalence éclaire la triple structure de la souffrance, d'après laquelle la souffrance s'impose par sa singularité, se diffuse aux autres qui l'éprouvent autrement que l'être souffrant, et se laisse transfigurer par les discours politiques, les psychothérapies, les médias, la littérature et les mythes. C'est à travers ces pratiques que l'auteur puise les liens inextricables entre proximité et souffrance. Cette tâche devient d'autant plus difficile que la technique révèle également la complexité des choses, ce qui ajoute une antinomie radicale, le proche devenant éloigné et immaîtrisable. Or, pour surmonter l'oscillation entre l'aveuglement d'une proximité immédiate et la dissémination d'une complexité que notre stature limitée rend irréductible, nous éditions un monde proximal à travers des configurations et des activités configurées qui, paradoxalement, au lieu de limiter le monde distal de l'inconnu et du complexe, l'amplifient à travers chaque nouvelle découverte. La technique, qui contribue à la formation de ces configurations, tente de combler le champ immense qui s'étend entre notre cerveau et les confins de l'Univers, où la profusion des choses requiert des multiples processus de leur provenance. Mais c'est la littérature qui réussirait le mieux à faire voir la complexité du réel, que la philosophie réduit, le plus souvent, à des conditions de possibilité abstraites, ultimes et simplifiées. Pourtant, aujourd'hui, c'est la technique qui investit la Nature d'une présence humaine et édifie un monde technico-économique, fondement de notre époque, où la domination mal partagée de la globalisation multiplie les souffrances, empêchant la mondialisation sociale et culturelle de se constituer dans un cadre plus favorable à la dignité humaine. Selon l'auteur, seuls des nouveaux rapports de l'homme au monde, dominés par des proximités qui tiendraient enfin compte de la souffrance comme mesure, et non comme conséquence d'un mal, pourraient ouvrir des chemins d'espoir pour l'humanité.
Traitant des origines de la pensée européenne - des présocratiques à Damascius, en passant par Platon, Aristote, Plotin et saint Augustin -, ce livre rencontre les inévitables intrications entre mythe et philosophie ainsi qu'entre l'Un et l'Etre. C'est précisément dans cette double intrication que s'enracine l'énigme de notre présent. Car, s'il s'agit ici d'une réflexion sur le passé, le passé n'y est interrogé que dans la mesure où s'y dessine l'horizon à l'intérieur duquel la pensée continue de se déployer aujourd'hui.
La parole ou la confidence porte naturellement à sonder la vérité du propos. Dans les relations quotidiennes, voire dans toute position d'écoute professionnelle ou non, la subjectivité est à l'oeuvre. Entre vérité et mensonge, les enjeux personnels et relationnels sont multiples : la vérité est toujours plurielle. Accueillir une parole mobilise tant du côté de l'impact émotionnel que cette parole suscite en soi que du côté de ce qui est dit et de celui qui le dit. Se départir des émotions et des convictions qu'une parole fait naître est une exigence pour que l'écoute s'inscrive dans une relation d'aide. Ces deux textes ouvrent sur la complexité présente entre le vrai et le faux et tentent d'introduire du jeu indispensable pour que l'écoute puisse prendre la parole au sérieux sans la prendre au mot.