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La marche hongroise
Coulonges Henri
GRASSET
27,95 €
Épuisé
EAN :9782246451013
1939. Vincent Villeneuve, 26 ans, de père canadien et de mère française, travaille aux studios Warner et dirige le bout d'essai qui doit permettre de choisir l'héroïne d'une superproduction hollywoodienne, le Prince de bois. Alors que Margit Mariassy, jeune actrice hongroise inconnue, venait de séduire tout le monde, un mystérieux incident se produit, à la suite duquel elle disparaît. L'enquête quasi obsessionnelle que Vincent décide de mener pour la retrouver le conduira de la frontière canadienne à la plage de Dieppe lors du fameux raid manqué des Canadiens en août 1942, puis à Budapest au cours de l'automne 1944 lors de la marche des Croix fléchées pour envoyer les juifs hongrois à la mort. Dans le labyrinthe où il s'engage, tout est piégé. Il est manipulé à son insu, dans un monde où (à l'image des légendes qu'il aimait voir filmées à Hollywood) le réel et l'irrationnel se mêlent étroitement. C'est par David Lipchitz, le producteur du Prince de bois, que le lecteur apprendra ce qui s'était réellement passé sur le tournage, en ce jour d'été 1939. Mais aussi que, même si Margit ne pouvait se trouver là où Vincent l'imaginait, deux êtres s'étaient peut-être, en cette dernière étape, d'une certaine façon enfin retrouvés.
Résumé : Cultivant la tomate plate (qui, comme chacun le sait, est un produit rare), les Cludiens vivent dans la quiétude d'une économie assurée. Cela excite les convoitises : diplômés de THEC (Très Hautes Etudes Commerciales), voire de EPHEC (Encore Plus Hautes Etudes Commerciales), les technocrates de Plastiquatom et de l'Hélicide Moderne, du Jet Rotatif et d'OGM Productions s'abattent sur Clude. Dès lors, la lutte est rude entre ces marchands d'engrais et de pesticides et les Cludiens, qui les accusent de vouloir empoisonner leurs tomates, et même de les arrondir. Rude aussi dans le domaine de l'amour où, au plaisir frelaté, les Cludiens préfèrent les joies simples de la nature... Une satire féroce et savoureuse de notre société.
Février, 19 heures : le jeune Frédéric Hurel, gendarme de la brigade de Bellegarde dans le haut Jura, doit rejoindre d'urgence son unité au coeur de la forêt ; un avion de la ligne Paris-Genève a disparu des radars alors qu'il amorçait son atterrissage. 19 heures ce même soir, dans l'avion : la violoniste Nelly Calderano, accompagnée d'Yvonne, son professeur, s'apprête à passer à Genève une audition importante pour sa carrière. Les deux femmes sont en désaccord sur le violon de Nelly, dont l'origine semble mystérieuse. A ce moment de l'histoire, nous savons que l'avion va s'écraser ; Nelly en réchappera quelques heures, le temps de se remémorer sa courte vie, l'amour perdu, les illusions, la musique.
Par centaines, par milliers, poussés par la misère, ils quittent leurs provinces et leurs solitudes campagnardes pour la capitale du royaume français, affamé en ce début de XIXe siècle. Maçons, menuisiers ou charpentiers creusois, comme Sylvestre Chabrol, ils s'en vont "limousiner" à Paris, et connaître d'autres servitudes. Sylvestre est l'un de ces immigrés d'alors, parmi ces foules paysannes devenues prolétaires. A-t-il gagné au change, alors qu'il a laissé femme, enfant, amis et qu'il est à présent confiné dans une chambre surpeuplée? La rencontre de Nanette, timide et jolie servante normande, vite enceinte de lui, lui apporte un réconfort provisoire. Sylvestre est désormais à la croisée des chemins...
Résumé : Paru en 1845, Paris anecdote est un livre consacré à la vie quotidienne à Paris, au milieu du XIXe siècle. L'auteur revient sur les métiers les plus insolites de la capitale : du pâtissier ambulant à la femme qui a fait fortune en vendant de la mie de pain récupérée pour les oiseaux, en passant par l'éleveuse de fourmis ou l'exterminateur de chats. Il raconte la vie d'une maison du quartier de Saint-Germain-des-Prés, où logent peintres, poètes, chanteurs, tous pauvres et flamboyants, des princes râpés de la bohème. Il raconte ses nuits dans les plus fameuses tavernes et autres cabarets du quartier des Halles, mille rencontres avec des Parisiens et des banlieusards qui commercent, rêvent, boivent, perpétuant un Paris du Moyen Age depuis bien disparu et qui ont fait de Paris, à jamais, la ville qu'elle est. Industrieux du jour et dériveurs de la nuit, comme ce pair d'Angleterre excentrique et tragique, ou cette tenancière de café gouailleuse, c'est le grand et petit peuple de la capitale du XIXe siècle, pour reprendre l'expression de Walter Benjamin. Un Paris disparu, d'avant les travaux du baron Haussmann, d'un temps où, comme l'écrit Privat d'Anglemont dans ce livre culte et inédit depuis des décennies, " on voulait s'amuser, on ne pensait même qu'à cela ".
L'éducation d'Alphonse se fait de 1946 à 1947 entre une librairie d'ouvrages anciens, le Carillon des Siècles, et la prison de Fresnes : bien difficile de rester honnête lorsqu'on est jeune, qu'on a un très maigre bagage culturel et un sacré appétit sexuel en ces années d'après-guerre où le moindre paquet de cigarettes se paie son pesant d'or. Au Carillon débarque, un jour, le Professeur, curieux pédagogue porté sur la dive bouteille et les spéculations les plus hasardeuses de l'esprit. Alphonse, ébloui, va lui filer le train en ses pérégrinations bistrotières, dans les rues d'un Paris qui s'éveille après la nuit de l'Occupation. On va y rencontrer, bien sûr, toutes sortes de rêveurs, de poètes, de mythomanes, de loquedus, d'escrocs, et même Louis Aragon. Un roman dans la suite du {Café du pauvre} et du {Banquet des Léopards}. Drôle, toujours émouvant, croustillant... écrit au fil des métaphores les plus inattendues.
Résumé : "J'ai longtemps cru qu'il suffisait d'être deux pour faire un enfant. Eve, Adam ; un instant d'éternité. La vie s'est chargée de me détromper : à 27 ans, comme de plus en plus de femmes, j'ai dû demander l'aide de la médecine pour tenter d'être mère. A l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul, j'ai rencontré une gynécologue obstétricienne, Sylvie Epelboin. Elle a suivi ce long chemin avec moi. Un chemin qui a duré des années, qui a eu la peau de mon mariage, mais qui a créé un lien unique entre le docteur Epelboin et moi, entre la soignante et la patiente". "Et moi, Elise, je me souviens de ce premier jour, de votre entrée avec Simon, dans mon cabinet. Vos regards, votre jeunesse, cette envie, et devant vous, la médecine, le temps... ". Vingt-cinq ans plus tard, Elise propose à Sylvie de croiser leurs regards sur cette aventure, de mêler l'intime à la médecine. D'un côté, Elise, jeune adulte, jeune mariée, confrontée à une épreuve à laquelle elle n'était pas du tout préparée, hantée par les réminiscences d'épisodes très douloureux de son histoire. De l'autre côté, Sylvie, passionnée, engagée, féministe et mère, à l'origine d'un des premiers centres de fécondation in vitro en France, aussi attentive aux progrès de la Science qu'aux questions éthiques qui les traversent. "Nous avons écrit toutes les deux, soucieuses de raconter au plus juste cette histoire d'intimité médicalement assistée. Peuvent s'y reconnaître les femmes à qui l'enfant se refuse, celles qui ont enfin mené à terme ces grossesses rêvées, et, bien sûr, les médecins, chercheurs, biologistes, qui, d'une manière ou d'une autre, ont leur place dans cette épopée inouïe qu'est l'Assistance Médicale à la Procréation".
Résumé : " Une petite fille nous aborde : Qu'est-ce que vous cherchez ? Elle a un regard joueur et curieux, je lui explique. Ici, il y a des années, sous le régime khmer rouge, c'était un hôpital, et j'ai enterré de très nombreux corps dans des fosses. Puis l'eau a englouti ce lieu, et on a bâti des maisons. Elle joue avec un petit bout de bois, un peu gênée : Je sais. On dort sur les morts. La nuit, parfois, on les entend parler. J'insiste un peu : Mais tu as peur ? Elle sourit : Non, on n'a pas peur, on les connaît. " C'est à un voyage hors du commun que nous convient Rithy Panh et Christophe Bataille, huit ans après leur livre L'élimination - un voyage vers l'enfance et vers les rizières où furent tués, par l'idéologie, la faim et la violence, 1, 8 millions de Cambodgiens. Le grand cinéaste cherche les lieux où furent enterrés les siens : le tombeau de son père, dans la glaise ; la fosse où furent englouties sa mère et ses soeurs. Mais aussi le grand banyan où il s'abrita, désespéré, à treize ans, avec ses boeufs - sur cette colline, les khmers rouges n'osaient pas s'aventurer. Rithy Panh et Christophe Bataille roulent à travers le pays, s'arrêtent, parlent avec les bonzes, questionnent les villageoises âgées, grattent la terre et trouvent des ossement, des tissus ensanglantés. L'oubli guette, et la négation. Et Rithy Panh poursuit son chemin, cherchant la paix avec les morts et tissant un rapport unique avec les vivants, qu'il côtoie, victimes, bourreaux, complices, anciens cadres khmers rouges : le travail de connaissance ne cesse pas, à hauteur d'hommes. D'une conversation écrite avec Noam Chomsky à des échanges avec le père Ponchaud, d'un entretien avec Robert Badinter aux lettres enfantines rangées dans une sacoche de cuir, d'une méditation sur l'idéologie aux visites aux femmes-devins, les auteurs nous offrent un grand livre.