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LE GOUT DES LARMES AU XVIIIE SIECLE
COUDREUSE ANNE
DESJONQUERES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782843211430
Le Goût des larmes au XVIIIe siècle présente une enquête sur le pathos en un siècle où l'on a beaucoup pleuré, seul ou en public, au théâtre ou en famille, en lisant ou en écrivant. Pleurer, c'était manifester sa sensibilité et donc sa vertu. Mais les larmes ont aussi un prix et le pathos peut donner lieu à une forme de marchandisation des émotions. Cette notion paradoxale emprunte à la fois au sublime et à l'obscène, ce qui fait sa fascinante ambiguïté. Le pathos s'inscrit dans une esthétique fondée sur le mélange des genres et cherche à exprimer l'inexprimable pour échapper au silence. Demander à cette littérature pourquoi elle pleure revient à comprendre à quoi elle pense. Cela nous permet de lire en miroir la société contemporaine où l'on assiste à un retour du pathos dont témoigne la téléréalité.
L'histoire de Mélusine appartient au folklore universel et s'inscrit dans la longue lignée des récits qui mettent en contact le monde des humains et le monde surnaturel à travers l'union d'un mortel et d'une fée. Après avoir longtemps appartenu à la tradition orale, c'est au XIIe siècle que la légende fait son entrée en littérature, tandis que la fée devient l'ancêtre mythique des Lusignan au début du XIVe siècle, sous la plume de Pierre de Bressuire :. "On raconte dans ma patrie que la solide forteresse de Lusignan a été fondée par un chevalier et la fée qu'il avait épousée, et que la fée elle-même est l'ancêtre d'une multitude de nobles et de grands personnages, et que les rois de Jérusalem et de Chypre, ainsi que les comtes de la Marche et de Parthenay sont ses descendants... Mais la fée, dit-on, fut surprise nue par son mari et se transforma en serpente. Et aujourd'hui encore l'on raconte que quand le château change de maître, le serpent se montre dans le château.". Seul manque dès lors à notre légende le nom de la fée, apparu un siècle plus tard dans les deux romans français, le récit en prose de Jean d'Arras (1393) et le texte en vers de Coudrette (début du XVe siècle) : deux histoires écrites à la gloire du lignage des Lusignan autrefois prestigieux, sur fond de guerre franco-anglaise et de reconquête du Poitou par le duc de Berry, et imprégnées du mythe de la croisade, deux contes de fées voués, de siècle en siècle, à un succès ininterrompu.
Lhoste-Trouilloud Agnès ; Guerini H. ; Coudreuse J
Résumé : La Société d'Imagerie Musculo-Squelettique (SIMS) a choisi pour thème de ce congrès thématique 2010 : "L'imagerie en traumatologie du sport". Vaste thème dans un domaine en pleine expansion et dont le côté pluridisciplinaire est de plus en plus évident et nécessaire, ce qui est parfaitement illustré dans ce livre, 6e volume de la nouvelle collection de la SIMS. Véritable carrefour de la médecine, de l'imagerie et de la chirurgie, où se rejoignent - et se confrontent parfois - les idées de chacun sur l'importance du bilan clinique, les critères de choix de l'imagerie et la recherche de la meilleure stratégie thérapeutique. Confrontés aux mêmes problèmes de la recherche d'un diagnostic précoce et précis et d'un traitement efficace, se retrouvent côte à côte le "clan des cliniciens" regroupant (par ordre alphabétique) : chirurgiens orthopédistes mais aussi "viscéraux" et "vasculaires", médecins de Médecine Physique, médecins du sport et rhumatologues, et le "clan des imageurs" armés jusqu'aux dents de nombreux outils diagnostiques allant du classique (littéralement : de classe) bilan radiographique aux technologies modernes : l'échographie en perpétuel développement, la tomodensitométrie et l'arthroscanner toujours bien implantés, l'IRM et l'arthro-IRM et leur formidable potentiel, sans oublier la scintigraphie et sa récente fusion avec la tomodensitométrie... Toutes les techniques d'imagerie constituent un atout majeur dans l'analyse des lésions. A nous "cliniciens" de savoir faire des demandes justifiées, guidées par nos constatations cliniques, en raisonnant toujours dans l'intérêt (dans tous les sens du mot) des patients. A vous "imageurs polyvalents" de nous fournir les meilleurs documents possibles, de choisir rationnellement les incidences les plus conformes au but recherché, et d'éviter la multiplication des techniques d'imagerie sous prétexte que les images demandées n'ont pas permis d'aboutir à un diagnostic lésionnel précis. Jacques Rodineau, président du congrès.
Résumé : Le goût des larmes est une enquête sur le pathos au XVIIIe siècle. A cette époque on pleure beaucoup, seul ou en public, au théâtre ou en famille, en lisant ou en écrivant. En se situant à la croisée de la rhétorique, de l'esthétique et de l'idéologie, cette étude cherche à mettre en lumière les ambiguïtés du pathos, cette notion qui emprunte autant au sublime qu'à l'obscène. L'auteur a utilisé les dictionnaires de l'époque ainsi que le programme Frantext pour donner une définition précise du pathos qui est également analysé dans la théorie esthétique du XVIIIe siècle. C'est ainsi qu'est posée la question des rapports entre le pathos et la poésie en un siècle où le statut de cette dernière ne va pas de soi. Le pathos s'inscrit dans une esthétique particulière fondée sur le mélange généralisé des genres et des formes. Il laisse une place prépondérante au corps qui accède ainsi à un nouveau statut littéraire. Le pathos est à la recherche d'un langage nouveau, ce qui J'amène à privilégier certaines figures de rhétorique et certains signes de ponctuation pour tenter de dire l'indicible et échapper ainsi à la tentation du silence. C'est à un public paradoxal que s'adresse le pathos : s'il sait apprécier les actrices qui possèdent le " don des larmes ", cette capacité à faire pleurer en pleurant soi-même, il n'est pas toujours dupe des stratégies, voire de la perversité du pathos.
Homme de guerre et homme du monde autant qu'homme de pensée et d'écriture, Saint-Evremond prend place parmi les grands moralistes du XVIIe siècle, les La Rochefoucauld, Pascal et La Bruyère ; mais sa place est à part : Sainte-Beuve voyait en lui un " Montaigne adouci ". Comme en témoignent généreusement les textes de ce recueil, ce n'est pas l'abstrait des principes qui suscite sa réflexion, c'est l'expérience des rapports que tout homme entretient avec l'histoire, les m?urs, la langue, les livres, avec les autres et avec soi. On voit alors se dessiner en creux la figure du moraliste véritable dont la méthode consiste à prendre la vie pour guide et non les idées préconçues. Cette rare liberté d'esprit et de style qui rend sa lecture si tonique aujourd'hui, Saint-Evremond la laisse s'épanouir dans le mouvement d'un commentaire, d'une conversation, sur le mode privé et amical de la séduction et de la connivence. Il traite de l'essentiel, et, parce qu'il s'agit de l'essentiel, il en traite comme négligemment, du bout des lèvres, avec une fermeté discrète.
Résumé : L'histoire de Pygmalion, amoureux d'une statue que Vénus transforme en une femme vivante, avait été racontée par Ovide dans ses Métamorphoses. Ce mythe a été repris au XVIIIe siècle dans un grand nombre d'opéras, d'opéras comiques, de comédies, de parodies, de transpositions dans le monde moderne. Ces adaptations très variées, dont les plus intéressantes sont réunies dans notre recueil, reflètent l'esprit du XVIIIe siècle français dans sa diversité, son goût du plaisir et de la fête, sa réflexion sur les problèmes de l'éducation, ses hypothèses sur la formation du moi et de sa relation avec l'autre, sa pensée critique en matière de métaphysique et de religion.
L'abbé Galiani était, selon Nietzsche, "l'esprit le plus raffiné du XVIIIe siècle" et aux yeux de ses contemporains "l'ironie faite homme". Sa Correspondance avec Mme d'Epinay le révèle tout entier. Au cours des dix années de son séjour parisien, Galiani, secrétaire de l'ambassade de Naples, avait été l'hôte favori de tous les salons fréquentés par les encyclopédistes. Mme Geoffrin, Diderot, Grimm, d'Alembert comptaient parmi ses proches. Désespéré par son rappel à Naples en 1769, ii demande à ses amis de lui écrire pour le "consoler des maux de l'absence". Mme d'Epinay devient bientôt et pendant douze années sa principale correspondante. Leur relation épistolaire, sur un ton vif et spirituel, restitue les idées, les propos et l'atmosphère des salons parisiens. Au cours des sept années de ce dernier volume, la Correspondance, toujours variée et enjouée, trahit entre Galiani et Mme d'Epinay une de ces ressemblances qui naissent au fil des longues amitiés. Si tous deux aiment encore à philosopher sur la morale, la physiologie, la pédagogie ou la politique, la musique leur procure les enthousiasmes les mieux partagés. Pour intime et familière qu'elle est, cette correspondance demeure liée à l'actualité, dominée en France par les événements allant du ministère Turgot à la chute de Necker, à l'étranger par la révolution américaine et l'émergence de la Russie.
Dans la vieille terre d aurochs qu est l Espagne, la mise à mort des taureaux était une activité ancestrale.Né dans les abattoirs sévillans contre la volonté des autorités, le toreo moderne se hausse peu à peu à la hauteur d un art. Codifié au XVIIIe siècle, il atteint son apogée a la fin du XIXe siècle et au début du XXe.Spectacle dont les grands matadors sont les idoles, la corrida est aussi un phénomène social lié à l essor des villes. Par ses relations avec les bouleversements de l Espagne, ses interactions avec l élevage et le tourisme, elle a en outre une dimension politique et économique. Par-delà la péninsule ibérique, la tauromachie exerce un rayonnement mondial, de l Amérique latine au Midi de la France où elle est devenue un phénomène culturel essentiel.