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Entre fous
Coudray Jean-Luc
ARBRE VENGEUR
5,00 €
Épuisé
EAN :9791091504188
Parce qu'il ne peut décemment pas passer sa vie entière avec le diable pour compagnon, un jeune homme est interné dans un hôpital psychiatrique où son usage excessif de la raison va faire des étincelles. Confronté aux théories délirantes du psychiatre et aux conseils de Satan qui l'a suivi, notre garçon découvre les irréfutables certitudes des fous. Pour échapper au tranchant des vérités, il tente de séduire une infirmière angélique et partage les expérimentations alcooliques du médecin. Dans ce monde où la vérité et l'illusion changent de statut, tout devient possible, même la guérison. Caracolant de paradoxes en pirouettes, Jean-Luc Coudray nous invite à retrouver son univers follement sage et à se demander, dans un monde qui perd la tête, où sont vraiment les fous.
Engueulez-les, c'est bon pour le moral ! Et si c'est trop tard, pour vous apaiser, il vous reste ce recueil de Jean-Luc Coudray. Les lettres conçues par ce grand agacé devant l'Eternel possèdent en effet la singulière vertu de calmer nos ruminations face à l'adversité et l'imbécillité encombrante de nos contemporains ou de nos voisins. Car se venger au moyen d'une missive bien pesée provoque un incomparable sentiment de sérénité et nous permet de rééquilibrer un peu L'univers. Logique jusqu'à l'excès, paradoxal jusqu'au rire, percutant sans être (trop) méchant, Coudray l'impitoyable possède l'art de dégonfler les sans-gêne hautains, les crétins satisfaits, tes égoïstes patentés, les je-sais-tout et les chacun-pour-soi, ceux qui sont persuadés qu'ils représentent te soleil de notre monde quand ils n'en sont que la fa(r)ce obscure et grise. Une bonne lettre d'engueulade, et ta vie vous sourit de nouveau...
L'existence est devenue trop dure : tout le monde jette l'éponge. Un président de la République renonce au pouvoir, un spectateur arrête de voir des films, un psychiatre fuit ses patients, une petite fille refuse de grandir, un cosmonaute ne revient pas sur Terre... Mais encore : un arbre arrête de pousser, un avion refuse de décoller, un nounours en peluche ne veut plus être gentil... Parents, enfants, employés, PDG, médecins, CRS, automobilistes, artistes, animaux et objets, tous s'effondrent. Ces cinquante lettres (pas une de plus, l'auteur ayant eu un coup de barre) caustiques, parfois poétiques ou cocasses, sont autant d'invitations au "pas de côté", où chacun revendique alors son droit au lâcher prise et au parler vrai. Car l'écroulement est un moment de lucidité. Ces courriers disent enfin tout, avec une sincérité frontale dont notre époque n'a pas l'habitude. Or, dans notre société de performance, le véritable courage n'est-il pas de craquer ?
Béret ou casquette vissée sur la tête, les personnages de Jean-Luc Coudray usent (et abusent) du remarquable don qu'est la parole. Avec un regard tantôt amusé, tantôt amuseur mais toujours observateur, Coudray assaisonne les innombrables petits paradoxes de notre époque, mais aussi ces contradictions intemporelles auxquelles l'homme se confronte depuis la nuit des temps. Religion, code de la route, politique, amour, famille, patrie, les sujets se suivent et ne se ressemblent pas toujours, dans ce qui constitue un formidable recueil de pensées et de réflexions en tous genres. Sans oublier le rôle de l'artiste dans notre bonne société... L'Anthologie nous propose un bouquet de bons mots particulièrement riche ! Une bible à garder sur sa table de chevet !
Surgissant au Nord de la France, la maladie bleue s'attaque aux métaux qu'elle détruit impitoyablement et se répand dans l'Europe avant de gagner le monde entier. Engendrant un chaos sans nom qui révèle les pires penchants de l'espèce humaine, cette apocalypse inattendue va réveiller une humanité endormie, la pire qui se déchaîne, et la meilleure qui va trouver une occasion de rédemption. Politique, satirique, saisissant dans sa peinture des moeurs et des comportements, La mort du fer impressionne par sa capacité à nous emporter dans une fable réaliste et sa volonté de nous édifier sans cesser d'être littéraire. Un petit chef-d'oeuvre inconnu du roman d'anticipation.
David Eitan, bibliothécaire embastillé dans un centre de soin suite à un accident survenu le jour où il enterrait son fils de vingt ans, a toujours fait preuve de méfiance face à la société. Il déchaîne désormais ses sarcasmes avec un talent qui aligne les victimes, et d'abord lui à qui plus personne ne parle sinon un compagnon SDF qui l'attend à la sortie pour l'obliger à affronter ses démons et accessoirement enquêter sur cette mort qui ne passe pas. Père anxieux après avoir été un fils confronté au divorce de parents qui ont mis la religion au centre de leurs disputes, David est un mélancolique hargneux, une catégorie rare qui a le sens du dialogue à la hache. Trouvera-t-il une issue à ses errements ? Ce premier roman qui joue avec les codes sans tomber dans la parodie est un beau début.
Ce court roman obsédant d'Emmanuel Bove n'est pas seulement un hommage au romancier russe qui l'a influencé et une manière de nous rappeler ses origines slaves : avec cet épisode de la vie d'un raté qu'obsède l'aveu d'un crime que nous ne connaîtrons pas, flanqué d'une jeune femme qui ne comprend pas les fluctuations de l'homme qu'elle accompagne, il nous livre un de ses textes les plus aboutis. Désespéré impossible à plaindre, son héros rejoint le groupe de ces personnages qui veulent payer pour des fautes qu'ils ne sont pas sûrs d'avoir commises, coupables avant tout d'oser élever une voix que leur misère devrait éteindre. Personnage fugace, Changarnier, cousin exaspérant du Victor Bâton de Mes amis, est une des plus pathétiques créatures de l'univers bovien, un récalcitrant qui exige un respect qu'il sait pourtant illusoire. Un Bove nocturne et acide.
Publiés dans la presse à un rythme soutenu, les contes de Mirbeau ont souvent été négligés par leur auteur qui les prétendait alimentaires... Et pourtant quelle nourriture pour l'esprit ! Leur exhumation par sa veuve a permis de redécouvrir à quel point ils étaient subversifs et drôles. Composés pour une presse bourgeoise, ils s'en prennent à la bonne conscience, au confort moral et intellectuel de lecteurs qu'ils espèrent bousculer. Car l'auteur du Journal d'une femme de chambre n'a jamais renoncé à effaroucher ces hommes qui ruminent dans un troupeau voué à l'abattoir sinon aux urnes... Grand démystificateur mais surtout écrivain brillant dont la modernité impressionne, il manie le tragique, le comique et te grinçant pour s'en prendre au cynisme, au cléricalisme, à l'hypocrisie, au nationalisme : à l'insondable bêtise en somme. Polémiques, radicaux, ces textes témoignent de la vigueur de l'un des auteurs les plus saisissants et les plus inspirés de la supposée "Belle Epoque"...