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Lettres de burn-out. L'art délicat de jeter l’éponge
Coudray Jean-Luc
WOMBAT
16,00 €
Épuisé
EAN :9782374981826
L'existence est devenue trop dure : tout le monde jette l'éponge. Un président de la République renonce au pouvoir, un spectateur arrête de voir des films, un psychiatre fuit ses patients, une petite fille refuse de grandir, un cosmonaute ne revient pas sur Terre... Mais encore : un arbre arrête de pousser, un avion refuse de décoller, un nounours en peluche ne veut plus être gentil... Parents, enfants, employés, PDG, médecins, CRS, automobilistes, artistes, animaux et objets, tous s'effondrent. Ces cinquante lettres (pas une de plus, l'auteur ayant eu un coup de barre) caustiques, parfois poétiques ou cocasses, sont autant d'invitations au "pas de côté", où chacun revendique alors son droit au lâcher prise et au parler vrai. Car l'écroulement est un moment de lucidité. Ces courriers disent enfin tout, avec une sincérité frontale dont notre époque n'a pas l'habitude. Or, dans notre société de performance, le véritable courage n'est-il pas de craquer ?
Cruels, vantards, ambitieux et souvent prodigieusement inefficaces, les pirates sont aussi ridicules qu'effrayants. Ces cinq histoires, aux fondements authentiques, romancent la vie de personnages dont les échecs sont aussi tonitruants que les réussites. Classés par ordre de méchanceté, ces récits couvrent toutes les époques jusqu'au vingtième siècle, depuis Avilda de Gotland, femme pirate nordique, jusqu'aux Brigades Rouges contemporaines, en passant par Dimitri le Monstri, Thomas Cavendish et Lancelot Blackburne, productions pimentées de l'Histoire humaine. Cinq épopées humoristiques et instructives qui montrent que les gagnants et les perdants sont souvent les mêmes. L'auteur Jean-Luc Coudray, écrivain, a la manie de tout éclairer par le sens de l'humour : Dieu, la science, le diable, la vie des manchots, mais aussi les aventures marines en s'épanchant sur Robinson ou Erik le Rouge. Ecrivant pour les revues Psikopat et La Décroissance, il se dévoile à la fois fou et écologiste.
Résumé : "Pendant quelques jours, avec ses moquettes, ses tables, ses éclairages, ses mini salons d'interview, [le salon du livre] reconstitue une micro société, théâtralisation dans laquelle les auteurs sont à la fois pions et acteurs. Cette caricature met en scène, dans une sorte d'exacerbation, les éléments qui réduisent les auteurs à des produits : monstration, mise en concurrence, substituabilité, classification, performance, bénévolat, authenticité naïve." Ce pamphlet s'insurge contre le développement des dédicaces dans les festivals culturels de tout genre. A travers une analyse pertinente du phénomène depuis son apparition, Jean-Luc Coudray, scénariste reconnu, décrit les dérives de cette tradition généralisée et propose des solutions alternatives que les auteurs semblent plébisciter. Un ouvrage salutaire.
Qui sont ces gens dont les corps se parent d'objets de nature? Par quel chemin sont-ils venus au monde en ignorant tout de la Bible ? Je les trouve plus beaux que les Européens, plus unis dans leurs gestes. On dirait qu'ils ne souffrent pas. Savent-ils qu'ils sont en vie ? " Extrait du journal de Robinson.
Présentation de l'éditeur Chef-d'oeuvre de drôlerie mêlée de tendresse, « Bienvenue à Mariposa » raconte les tribulations petites et grandes des habitants d'une bourgade du Canada à l'orée du XXe siècle.Du restaurateur roublard rusant pour servir de l'alcool à ses concitoyens assoiffés au barbier rêveur saisi de la fièvre de la spéculation boursière, Stephen Leacock croque avec un délicieux humour caustique le portrait d'une humanité cocasse et touchante, dans un monde aux portes de la modernité... Un monde obnubilé par l'argent, la politique, et l'amour, bien sûr. Une toute autre époque !« Stephen Leacock est un des types les plus drôles que je connaisse... Une fois qu'on a commencé à le lire, on ne peut plus s'arrêter. » (Groucho Marx)Surnommé le « Mark Twain canadien », Stephen Leacock (1869-1944) est un des maîtres de la littérature humoristique, dont l'influence s étendra des grands auteurs comiques du « New Yorker » jusqu'à Woody Allen et aux Monty Python. « Bienvenue à Mariposa », son roman majeur, est devenu un véritable classique au Canada, qu'on lit de l'adolescence au grand âge. Cette première traduction française est illustrée avec art par un grand amateur de ce texte, le dessinateur canadien Seth.
L'Homme qui en savait trop peu rassemble treize "histoires criminelles" de James Thurber inédites en français, parues entre 1929 et 1962. De la parodie de film d'espionnage (La darne du 142) au pastiche de James Cain, l'un des fondateurs du polar "hard-boiled" (L'enfer ne se déchaîne qu'une fois), en passant par des meurtres féroce-ment domestiques (M. Preble se débarrasse de sa femme) et professionnels (Tutoyer les sommets), ou une troublante relecture de Shakespeare sur le mode Cluedo (L'affaire Macbeth), s'expriment dans ces textes tour l'humour délicieux et la fine psychologie de l'auteur. Car Thurber, s'il s'amuse des codes du roman policier, est aussi, dans l'Amérique moderne des années 1920-30, le créateur de la figure du "latte man" : ce citadin en chapeau et costume gris, comptable ou archiviste, certes timide, névrosé et rêveur, n'en ourdit pas moins, comme tout un chacun, de sombres projets criminels... parfois contrariés par sa "tendre moitié", souvent par sa propre maladresse, mais toujours à mourir de rire.
Composé par l'auteur lui-même en 1996, Vaches noires est le dernier livre de Roland Topor, paru à titre posthume en 2011. Ce recueil de trente-trois nouvelles concentre les thèmes qui lui sont chers : l'aliénation par les choses et l'argent, la déchéance physique, jusqu'au démembrement et au morcellement, la hantise du temps qui file et de la mort qui rôde. Le tout baigné dans cet humour noir grinçant, ce sens inné du grotesque, cette fantaisie tantôt blagueuse, tantôt inquiétante, qui furent la marque de l'auteur.
Outrancier, virulent, paillard et hilarant, le Professeur Choron ouvre sa gueule pour nous donner une bonne leçon de liberté. Tel un Diogène des temps modernes, le grand manitou d'Hara-Kiri philosophe avec une brillante lucidité sur le tabac, l'alcool, la guerre, la religion, la vie, la mort - bref, toute l'absurde connerie de cette blague féroce qu'est l'existence ! Indomptable provocateur, pourfendeur du sentimentalisme, clown du pire, cet héritier d'Allais, de Jarry et des dadaïstes, Douanier Rousseau de la métaphysique, ouvre des béances de nonsense dans notre logique, qui ne laissent comme échappatoire qu'un grand rire, agrémenté de joyeuses chansons à boire. Moralistes et autres pisse-vinaigre adeptes du premier degré, passez votre chemin !