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LE CATHOLICISME ENTRE LUTHER ET VOLTAIRE
Cottret Monique ; Delumeau Jean
PUF
27,38 €
Épuisé
EAN :9782130475262
La Renaissance catholique qui suivit le concile de Trente est justiciable de deux lectures historiques concomitantes. Elle fut durcissement des structures, enrégimentement des masses par un clergé mieux tenu en main, puissante entreprise de catéchèse, et cela grâce à l'appui de l'Etat. Mais elle fut aussi sainteté et piété. Ces deux aspects, qui peuvent paraître contradictoires l'un avec l'autre, cohabitèrent en réalité dans le vécu quotidien. Et si une christianisation quantitativement importante résulta de l'action méthodique de l'Eglise romaine, c'est parce que cette action fut qualitativement doublée, appuyée, vivifiée de l'intérieur par des trésors de dévouement, d'héroïsme, de charité, de spiritualité, d'imagination créatrice.Se pose toutefois la question des limites de la christianisation ainsi réalisée entre l'arrivée de Luther sur la scène historique et l'époque de la mort de Voltaire. A peine remis de la secousse protestante, le catholicisme dut affronter le choc des "Lumières".
Résumé : L'histoire politique renvoie à des catégories différentes, parfois complémentaires, souvent contradictoires. Le politique se situe dans le domaine des savoirs, des idées et des débats. C'est un genre noble qui s'exprime au travers de programmes, d'analyses, de réflexions et qui évoque des conceptions du monde, des idéaux, des engagements et des espérances. Mais la politique, que l'on dit souvent "politicienne", rejoint des pratiques plus quotidiennes, et parfois contestables : les coups bas, les manipulations, les tractations, les compromis, voire les trahisons en forment la chronique ordinaire. C'est surtout à ce niveau que se rencontrent les peurs, les rumeurs et les calomnies qui font l'objet de cet ouvrage. Susciter la peur, répandre des rumeurs, calomnier l'adversaire appartiennent à l'arsenal commun des affrontements peu glorieux. Cependant depuis Bazile, le personnage du Barbier de Séville de Beaumarchais mis en musique par Rossini, nul ne s'est risqué à chanter les louanges de cet art néfaste. Il convient de le pratiquer dans l'ombre. Rassembler des études de cas, comparer dans le temps et dans l'espace de telles pratiques, permet de dégager des constantes, d'entrevoir des répétitions, de repérer des glissements d'un domaine à l'autre. Toutes les peurs cependant ne relèvent pas de la manipulation. Toutes les rumeurs ne sont pas du domaine de l'irrationnel. L'histoire des émotions, celle des imaginaires donnent une dimension passionnante à cet univers mouvant. Pendant une dizaine d'années Monique Cottret et Caroline Galland ont animé dans le cadre de l'université Paris Ouest Nanterre un séminaire doctoral qui tournait autour de ces questions. Le rejet, la haine et l'anathème ont été étudiés dans Les Damnés du ciel et de la terre (PULIM, Limoges, 2010). Les modalités de la croyance ont été au coeur d'un second volume Croire ou ne pas croire (Paris, Kimé, 2013). Le troisième et dernier volume de cette trilogie propose modestement des instruments pour mieux comprendre la politique, et pourquoi pas la réenchanter ?
Le rideau s'ouvre sur la Florence du XVIe siècle: Lorenzo de Médicis, alias Lorenzaccio, vient de poignarder son cousin Alexandre. Comme la politique, le tyrannicide moderne naît dans la patrie de Machiavel. L'ouvrage se termine avec l'exécution de Louis XVI en 1793. Dans l'Europe moderne, tuer le tyran peut devenir légitime, comme l'enseignent la Bible avec Judith trucidant Holopherne, et l'histoire ancienne célébrant Brutus assassin de César. Mais comment distinguer entre le roi et le tyran? Saint-Just résout la question d'un trait: "On ne règne pas innocemment." Monique Cottret montre que, entre les grands principes et la réalité, le choix n'est pas si simple. Dans le passage de la théorie raffinée à l'acte brutal, l'imaginaire tient une grande place: Jacques Clément, meurtrier d'Henri III, fut considéré par certains comme un saint alors que, trente ans plus tard, le couteau de Ravaillac, il y a tout juste quatre siècles, transforme Henri IV en héros. Charles Ier d'Angleterre, Pierre III de Russie, de quoi au juste étaient-ils coupables? A quoi songeait Damiens, brandissant son canif contre Louis XV? C'est ici l'histoire politique d'une idée où la mort entretient des relations privilégiées avec le sacré.
La Renaissance catholique qui suivit le concile de Trente est justiciable de deux lectures historiques concomitantes. Elle fut durcissement des structures, enrégimentement des masses par un clergé mieux tenu en main, puissante entreprise de catéchèse, et cela grâce à l'appui de l'État. Mais elle fut aussi sainteté et piété. Ces deux aspects, qui peuvent paraître contradictoires l'un avec l'autre, cohabitèrent en réalité dans le vécu quotidien. Et si une christianisation quantitativement importante résulta de l'action méthodique de l'Église romaine, c'est parce que cette action fut qualitativement doublée, appuyée, vivifiée de l'intérieur par des trésors de dévouement, d'héroïsme, de charité, de spiritualité, d'imagination créatrice. Se pose toutefois la question des limites de la christianisation ainsi réalisée entre l'arrivée de Luther sur la scène historique et l'époque de la mort de Voltaire. À peine remis de la secousse protestante, le catholicisme dut affronter le choc des « Lumières ».
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.