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Lacan : le fourvoiement linguistique. La métaphore introuvable
Costes Alain
PUF
25,50 €
Épuisé
EAN :9782130529149
Tandis que les psychanalystes pratiquent depuis longtemps l'examen critique des textes de Freud, l'?uvre de Lacan fait l'objet d'interminables gloses où l'idéalisation exclut le plus souvent tout esprit critique. Ne serait-il pas temps, vingt ans après sa mort, d'examiner avec rigueur, dans un véritable retour à Lacan, cette ?uvre difficile qui suscite ici un mépris excessif et là une idolâtrie suspecte ? Alain Costes examine ici, au plus près des textes, deux piliers de la théorie lacanienne - le primat du signifiant et la traduction des processus primaires en termes de métaphore et métonymie - pour en éprouver la solidité... jusqu'à en constater l'extrême fragilité. De contradictions en apories, de faux exemples en pirouettes intellectuelles, Lacan vient s'enferrer lui-même sur des concepts mal maîtrisés, empruntés à la linguistique et reversés au compte d'un Freud qui n'en demandait pas tant. Dans ce livre court, mais argumenté point par point, l'auteur cerne au plus près les options de Lacan en regard de celles de Freud, de Saussure et de Jakobson, dans la perspective de désencombrer cette ?uvre de ce qu'il faut bien appeler l'irrémédiable fourvoiement linguistique de la théorie lacanienne.
La reprise démographique rurale, le déploiement des fonctions résidentielles et touristiques et les nouvelles formes de mobilité attestent, depuis plusieurs décennies, une certaine dynamique des espaces ruraux dont les facteurs explicatifs semblent résulter de changements dans les comportements des sociétés européennes. Dans un contexte de crise du modèle urbain, l'image, aujourd'hui positive, véhiculée par les campagnes et leur patrimoine peut en partie expliquer cette attractivité. Le lien culturel qui lie la société à ses campagnes forge une représentation individuelle et collective du monde rural qui valorise souvent certains aspects de l'héritage (savoir-faire, patrimoine, etc.). Les politiques publiques peuvent d'ailleurs se réapproprier ce système de représentation en l'instrumentalisant pour valoriser certains territoires. Dans le cadre de cet ouvrage, il est question d'analyser ce système des représentations des espaces ruraux. A quels éléments de l'histoire sociale, économique, culturelle renvoie-t-il ? Comment se (re)construit-il en incluant de nouveaux paramètres ? Quelles images véhicule-t-il ? Comment s'inscrit-il dans les politiques publiques de développement territorial ?
Extrait de l'introduction générale d'Alain Leplège, Philippe Bizouarn et Joël CosteAu XXe siècle, l'épidémiologie a connu un essor remarquable et a acquis le statut de discipline scientifique grâce à une standardisation et une mathématisation accrues de ses méthodes. Cette évolution lui a permis de produire des connaissances, d'une précision inconnue jusque-là, sur la fréquence de nombreuses maladies dans les populations les plus variées, et ainsi de faire la part de la réalité des faits pathologiques et des préoccupations (voire des fantasmes) des sociétés ou de la médecine. Elle a aussi permis d'identifier certaines causes de maladies (comme le tabagisme pour différents cancers) ou des facteurs de risque ayant conduit à l'identification ultérieure des agents causals (pour certaines maladies infectieuses). Elle a enfin permis d'évaluer de manière plus exacte l'efficacité des mesures préventives ainsi que la performance des méthodes diagnostiques, pronostiques et thérapeutiques. La régression de nombreuses maladies infectieuses puis, à la fin du xxc siècle, la diminution de l'incidence de plusieurs maladies chroniques (les maladies cardiovasculaires, certains cancers) dans les populations occidentales est en bonne partie redevable à l'essor de l'épidémiologie qu'elle soit populationnelle (descriptive, étiologique, évaluative) ou clinique. Cet essor de l'épidémiologie s'est inscrit dans une continuité historique qui remonte à l'Antiquité grecque et dont on trouve des développements importants au Moyen-Âge et à l'Époque Moderne. Au XIXe siècle, l'épidémiologie prit une orientation nettement quantitative, à la suite de la rencontre du mouvement statistique (initié par William Petty, et amplifié au XVIIIe siècle avec l'arithmétique politique) avec les théories des probabilités (développé notamment par Laplace), mais c'est une seconde vague d'innovations, se formant dans les premières décennies du XXe siècle, et associant l'inventivité mathématique et l'inventivité méthodologique (en matière de procédures expérimentales ou quasi-expérimentales adaptées à l'étude des populations humaines) qui donna à l'épidémiologie le statut de discipline scientifique qu'on lui reconnaît aujourd'hui.L'épidémiologie ne dispose pas aujourd'hui de manuel d'épistémologie ni même d'ouvrage d'histoire de référence. Le caractère récent de la dernière évolution scientifique vécue par la discipline, que nous venons de rappeler, explique en partie cette double lacune. À l'intérieur de la discipline, la prise de conscience historique est d'ailleurs récente: si l'on excepte des travaux pionniers des Lilienfeld dans les années 1970-80, elle n'intervint qu'au milieu des années 1990 et ne se concrétisa qu'au milieu des années 2000 avec deux ouvrages collectifs [1,2] et quelques rééditions de textes passés à la postérité, assortis de commentaires contemporains, publiés notamment dans l'American Journal of Epidemiology. À l'extérieur de la discipline, rares furent les historiens et les philosophes à consacrer des travaux à l'épidémiologie du XXe siècle [3-9].
Ces quelques extraits du Mémorandum d'Antoine Gautier (1798-1882), maire du Bouscat, conseiller général de la Gironde, adjoint puis maire de Bordeaux de 1849 à 1860, ont pour objectif d'attirer l'attention des chercheurs sur l'intérêt que représentent les 60000 pages de ce journal intime tenu quotidiennement entre 1832 et 1882. Les passages transcrits, en intégralité, ont été choisis en raison de leur intérêt pour l'histoire politique, culturelle et sociale. L'auteur, qui se définit comme un conservateur progressiste, s'est non seulement intéressé à l'histoire locale mais aussi aux grands événements qui ont secoué la France et l'Europe en un demi-siècle. On lira des jugements intéressants sur la révolution de 1848, sur le coup d'Etat de 1851, sur la Commune de Paris mais aussi sur les tensions dans les Balkans, la vie théâtrale bordelaise, les ravages de l'oïdium sur le vignoble girondin, etc.
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.