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Vieux-Pays, laisse laissée libre à Tréguennec
Cossec Michel
L'HARMATTAN
13,00 €
Épuisé
EAN :9782336558547
? Que l'on songe, noyé de brume (...) il faut entendre le grondement des vagues les cris du sable, loups qui hurlent plus loin que la mémoire/voyage sans les murs et le ciel plus vaste que les heures ? " Entrer dans un livre de Michel Cossec, c'est entrer dans un imaginaire intime, où les mots servent de repères. C'est pénétrer dans un monde paradoxal où le mythe dispute au réel ? ; où la légende alimente toutes les perspectives et impulse les dérives oniriques. Michel Cossec arpente les rivages de son enfance, les paysages de ses errances à travers le monde, où règnent des parfums d'algues foulées, des bourrasques iodées ou des roches ensoleillées. Ses mots sont ciselés, galets acérés sous une langue qui parle des heures, d'arbres millénaires ou de musique océane. Qui parle avant tout de cette mémoire sans laquelle il n'est aucun Vieux-Pays, de Bretagne ou bien d'ailleurs.
Des tons, des nuances, des notes, l'arpège lexical chez Michel Cossec engendre le rythme et le temps de la phrase. Le poème s'inscrit dans une architecture [qui] provoque [une] lecture en profondeur, loin des habitudes linéaires : on n'échappe pas à la mise en scène du texte, à sa ponctuation au sabre, à sa scansion. Il y a aussi ces mélodies essentielles, visages, corps rêvés, inventés dans la caresse du miroir, où l'aparté dialogue avec le silence, et la possibilité du hasard. Jean-Claude Chenut Ici là on… va… "On" est un [marcheur] qui erre une fois retirée la mer, les paysages de sable-sang et eau mêlés. Il reste un paroxysme du dire qui échoue au silence. S'entend le souffle par toutes les anfractuosités…La typographie est un autre passage pour l'écoute des déchirures-rages de la langue cherchant les lisières du poème. En ce recueil est convoquée l'émergence de langues des plus profondes résonances avec le rythme des saisons. Philippe Tancelin
Chez Michel Cossec, pas de naturalisme, de réalisme, pas de tableaux exotiques, les paysages traversés sont issus de la trajectoire de l'auteur, du tissage humain qui fait les rencontres, la flagrance de la nécessité : dans les sentes des Montagnes Noires ou de Casamance, le promeneur tient à jour le journal de sa vie, ses angoisses, ses désirs et son émerveillement à écrire. L'ombre est partie prenante. Voyage initiatique sans cesse renouvelé, pôles réinventés, exprimés, imprimés sous la langue. Rien d'aléatoire dans les axes de lecture. Mélodies sourdes, arias ciselés dans la césure du souffle et des horizons du mètre : entre soupirs et illumination les frontières s'estompent, le silence est cependant toujours scandé". - Jean-Claude Chenut
«Dix heures vingt-cinq. Enfin. Il ne restait plus que la lettre brune. Beaulieu l'ouvrit, exaspéré d'avance. Mon Dieu, le nombre de cinglés que Vous mettez au monde. L'écriture était effrayante, une espèce de broderie ne laissant pas la moindre marge à droite ni à gauche, pas plus qu'en haut ni en bas. Il n'y avait que six feuillets, ce soir, moins que les autres fois. Beaulieu prit un carré de chocolat dans le tiroir de son bureau et commença à lire.Six pages plus loin, il tremblait. Cette fois la preuve n'était ni arithmétique, ni physique, ni esthétique, ni astronomique, elle était irréfutable. La preuve de l'existence de Dieu était faite.»
Résumé : Septembre 1935. Robin sort de l'adolescence. Il est né après la mort de son père, comme de nombreux enfants de sa génération, venus au monde pendant la Grande Guerre. La vie politique est alors particulièrement violente en France, tant sur le plan intérieur que dans l'ordre international. Mais, à dix-huit ans, qui n'accorde pas plus d'importance à ses tourments intimes qu'à l'actualité collective ? En la personne d'un de ses camarades de classe préparatoire, Robin découvre que l'amitié est un des noms de l'amour, autrement dit de l'inquiétude. Conrad est la séduction même et l'énigme incarnée. En avril 1936, alors que la tension politique est à son comble, tous les deux vont skier dans un vieux et pauvre village de Haute Tarentaise du nom de Val-d'Isère, dont quelques visionnaires imaginent qu'il pourrait devenir une grande station de ski alpin. Les six jours qu'ils y passent marqueront Robin à vie. Son existence entière va être éblouie par une jeune fille.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.