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Les empereurs romains
Cosme Pierre
PUF
15,50 €
Épuisé
EAN :9782130568230
Le régime impérial est issu des guerres civiles qui affectèrent les institutions de la République romaine tout au long du Ier siècle av. J.-C. Toute l'habileté d'Octavien, héritier de César, consista à se présenter comme le restaurateur de la République tout en instaurant un pouvoir personnel. Mais ce subterfuge l'empêcha d'établir une règle de succession ouvertement héréditaire et constitua ainsi un facteur d'instabilité pour l'Empire romain. Grâce aux mariages et aux adoptions, de véritables dynasties purent néanmoins se constituer. Les empereurs se dotèrent progressivement des moyens d'administrer et de gouverner un territoire aussi étendu plus efficaces qu'à l'époque républicaine. Pour la gestion des affaires locales, le pouvoir impérial n'en devait pas moins s'appuyer sur les différentes communautés d'habitants de l'Empire, qu'il s'efforça d'organiser selon le modèle gréco-romain de la cité. Les premières vagues d'invasions qui affectèrent le monde romain au IIIe siècle provoquèrent une série d'usurpations et de dissidences. Toutefois, le pouvoir impérial en sortit plutôt renforcé et s'appuya alors sur le christianisme après l'avoir combattu. Après le partage de l'Empire entre les deux héritiers de Théodose Ier, en 395, la partie occidentale ne put résister aux nouvelles invasions de la fin du IVe et du Ve siècle qui la privèrent de ses provinces les plus prospères, devenues des royaumes barbares.
Décisive dans l'histoire de l'Empire romain, la bataille d'Actium scelle l'affrontement devenu inévitable entre Octavien, d'un côté, et Marc Antoine et Cléopâtre, de l'autre. Décisive parce que, lorsque la nuit tombe sur le golfe d'Ambracie, au nord-ouest de la Grèce, au soir du 2 septembre 31 avant Jésus-Christ, Octavien, vainqueur, demeure seul maître du monde romain. Devenu Auguste et premier empereur romain, il inaugure une nouvelle ère qui ne s'achèvera qu'à la chute de Rome au Ve siècle. Défait et lâché par ses alliés, Marc Antoine se donne la mort en août 30. Ce suicide est suivi quinze jours plus tard par celui, célèbre, de Cléopâtre. L'assassinat de Jules César en 44 avant J.-C. aboutit au partage de l'Empire : Marc Antoine règne sur l'Orient, en compagnie de Cléopâtre, tandis qu'Octavien gouverne l'Occident. Cela fait donc plus de dix ans que les deux protagonistes s'affrontent par partisans, campagnes de dénigrement et propagande interposés. La guerre est finalement déclarée, à la fin de l'été 32. Jusqu'au printemps 31, une "drôle de guerre" met aux prises les deux adversaires. Au matin du 2 septembre, au large d'Actium sur la mer Ionienne, après quatre jours de tempête, la bataille a bien lieu. Près de 800 navires et 80 000 hommes se font face. L'issue de cette bataille meurtrière était-elle inéluctable ? A quel moment la bataille fut-elle perdue pour Marc Antoine ? Quel aurait été l'Empire romain s'il l'avait emportée ? Quel fut le rôle de Cléopâtre ? C'est à ces questions, et à bien d'autres, que Pierre Cosme répond ici, brossant en creux l'histoire de cette décennie cruciale.
Auguste est l'un des personnages les plus célèbres et les moins connus de l'Antiquité, réduit à quelques clichés: héritier de César, adversaire de Cléopâtre et d'Antoine, bâtisseur infatigable et figé dans une appellation floue - le "siècle d'Auguste". Or le fondateur de l'Empire romain, qui a vécu aussi longtemps que Louis XIV, a comme ce dernier forgé les instruments d'un empire de cinq siècles, étendu aux limites du monde connu en Occident. Il a imposé non seulement une "paix romaine", mais l'a ancrée par la propagande, par l'efficacité administrative et financière, au point de transformer son règne en modèle et en référence chez tous ses lointains successeurs, de Charlemagne à Louis XIV ou Napoléon. Résultat de quatre années de travail et appuyée sur les plus récentes recherches, la biographie de Pierre Cosme renouvelle le portrait de l'empereur, éclaire les arcanes de sa vie privée, de sa manière de gouverner et brosse la fresque du premier empire "mondialisé". Biographie de l'auteur Pierre Cosme, ancien élève de l'Ecole normale supérieure de Fontenay/Saint-Cloud et de l'Ecole française de Rome, est maître de conférences à l'université de Paris I Panthéon-Sorbonne. Il est l'auteur de L'Etat romain entre éclatement et continuité, l'Empire romain de 192 à 325.
Vercingétorix est entré dans notre mémoire nationale comme l'un des fondateurs symboliques de la nation. Il prend place dans notre imaginaire historique comme l'ancêtre de Clovis et de Charlemagne. Or cette affirmation contestable (et ridiculisée: "Nos ancêtres les Gaulois..") ne peut être rejetée sans réflexion: le légendaire, le mythe, a réellement fait de Vercingétorix notre ancêtre! Il est "ce vieux Gaulois acharné à défendre le sol et le génie de notre race" (de Gaule). César est dans l'histoire, Vercingétorix est dans l'imagination. Personnage réel (des monnaies qui portent son nom et son visage l'attestent), il a grandi par le mythe jusqu'à devenir le rival de César. Mais César est-il notre ennemi originel alors que sur le corps vaincu et blessé de la Gaule celtique surgit une Gaule latine, pièce maîtresse de l'Empire romain? Que sont les Gaulois devenus? Des Gallo-Romains! L'empereur Claude (10 av. J.-C.-54 apr. J.-C.), l'empereur Antonin le Pieux (138-161) sont nés en Gaule, l'un à Lyon, l'autre à Nîmes. Les légionnaires gallo-romains veilleront sur les trois Gaule, l'Aquitaine, la Celtique, la Belgique, les défendant contre les incursions barbares, germaniques, élevant un limes sur le Rhin. Et, un jour, au Ve siècle, Clovis, roi des Francs, est baptisé à Reims, son peuple donne son nom à la France. De Gaulle déclare dater l'histoire de France à compter de ce jour. César et Vercingétorix sont tous deux aux origines de cette civilisation "française" enracinée dans notre sol. Max Gallo de l'Académie française
La guerre civile couve déjà quand Néron se suicide en juin 68 de notre ère. Sa disparition déclenche une vague de violence. Galba assassiné, Othon suicidé, Vitellius lapidé et Vespasien victorieux, en à peine plus d?un an, quatre hommes se succèdent au sommet de l?Empire romain. « L?année des quatre empereurs » se termine avec l?avènement d?une nouvelle dynastie; le triomphe de son fondateur, Vespasien, par le fer et par le sang, ramène durablement la stabilité à partir de décembre 69.Au cours de ces mois d?incertitude, le régime impérial connaît sa première épreuve, la Gaule se révolte, les armées de Germanie, d?Espagne et d?Orient se déchirent, les gardes prétoriens intriguent. Finalement, les légions d?Orient, engagées dans la guerre des Juifs et alliées à celles du Danube, l?emportent et rétablissent la paix. Elles devront composer avec les anciens pouvoirs et juguler l?ultime soulèvement de Ciuilis, un combattant hors pair qui fédère les peuples de Gaule Belgique.Reprenant les auteurs anciens et modernes, scrutant les inscriptions récemment découvertes et intégrant les apports de l?archéologie, Pierre Cosme reconstitue la mutation impériale de cette année charnière. Violence, compromis, rumeurs et propagande sont au rendez-vous. Car la guerre civile est aussi une lutte pour convaincre les citoyens. En cela, elle a marqué durablement l?histoire de l?Occident. Ancien membre de l?École française de Rome, Pierre Cosme est professeur d?histoire romaine à l?université de Rouen. Il a notamment publié L?État romain entre éclatement et continuité (Seli Arslan, 1998), Auguste (Perrin, 2005), L?Armée romaine (Armand Colin, 2007) et Les Empereurs romains (PUF, 2011).
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».