Pourquoi recourir au vote électronique ? Le débat ressurgit régulièrement à l'occasion de primaires de parti ou, plus récemment, dans un contexte de pandémie. Et avec lui, toutes sortes de questions : le vote électronique, au lieu d'empêcher l'abstention, ne risque-t-il pas d'alimenter la défiance ? Est-ce que mon vote peut être piraté ? Comment concilier facilité d'utilisation et sécurité ? C'est à toutes ces questions que répond ce livre écrit par deux des meilleurs spécialistes mondiaux du sujet. Ils y analysent et expliquent dans une langue claire et accessible quelles sont les contraintes à satisfaire pour que le système choisi soit le meilleur possible. Avec une conviction : il existe des techniques cryptographiques pour assurer à la fois le secret du vote et la transparence du scrutin. Il est donc important de les connaître. Car si le vote à l'urne a encore de beaux jours devant lui, la transition vers le vote électronique est déjà largement entamée au sein d'associations ou de mutuelles ou encore pour les élections professionnelles. Véronique Cortier et Pierrick Gaudry sont tous deux informaticiens, directeurs de recherche CNRS au sein du Laboratoire lorrain de recherche en informatique et ses applications (Loria-CNRS/université de Lorraine/Inria). Ils ont conçu, en collaboration avec d'autres chercheurs, le logiciel de vote électronique open source Belenios.
Actuellement, les sociétés évoluent grâce au processus de scolarisation et se transforment de plus en plus en "sociétés littératiées" . Cela montre clairement l'enjeu de la démocratisation de cette activité, qui fonde l'ensemble des pratiques cognitives et sociales. Toutefois, l'écrit, qui était jadis accaparé par la classe ecclésiastique et les érudits, est devenu le réceptacle de la parole quotidienne, en envahissant la vie quotidienne de l'individu et, par un mouvement synecdochique, l'ensemble de la société. Le présent ouvrage se veut une réflexion sur ces pratiques dans un champ pluridisciplinaire, permettant de reconsidérer le langage dans sa dimension à la fois individuelle, bi-plurilingue et sociale. Il porte un nouveau regard sur les fonctions que remplit l'écrit au sein des sociétés littératiées et interroge les formes et les espaces dans lesquels se déploient toutes les formes d'écrit : scolaires, universitaires, professionnelles et numériques.
Résumé : Dans quelques jours, Eric Poole sera libéré du centre de détention pour mineurs où il a été incarcéré pendant trois ans pour le double meurtre de sa mère et de son beau-père. L'inspecteur Proctor pense qu'il a peut-être tué d'autres personnes, des jeunes filles, mais il n'a aucune preuve. Il est décidé à le surveiller de très près. Une autre personne va guetter les faits et gestes d'Eric. Elle s'appelle Lori. Elle a rencontré Eric une fois, le jour de ses douze ans. Elle pense qu'il lui a peut-être sauvé la vie, ce jour-là. Elle est en fugue mais elle ne quittera pas la ville avant de l'avoir revu. Elle est prête à l'aimer, elle l'aime déjà.
Cortier Jean-Philippe ; Delaplace François ; Forta
Résumé : Des synthèses de cours et méthode pour acquérir les connaissances indispensables et réviser efficacement, de nombreux exercices intégralement corrigés pour s'entraîner et se mettre en situation d'épreuve : exercices guidés, exercices d'application et problèmes, en ligne (www.vuibert.fr, à la page du livre) : des annexes pour maîtriser la simulation sur Scilab et des exercices complémentaires.
Résumé : Trent ne fait que son travail, mais il le fait bien. Il le fait mieux que personne. Son travail consiste à interroger des suspects. Avec patience, intelligence, tact et malice, avec art. Jusqu'à ce qu'ils avouent leur crime. Face à lui, ils finissent toujours par avouer. Trent a quelque chose d'irrésistible. Sa "touche magique", disent les journaux. Ce jour-là, le crime est particulièrement horrible et la récompense promise à Trent particulièrement désirable. Quitter enfin son bled pourri du Vermont. Faire carrière. Le petit-fils du sénateur Gibbons était en CE2 avec Alice, la victime, sept ans. "La ville a besoin d'une arrestation, les familles sont bouleversées. Ecrivez vous-même l'addition. Je tiens toujours mes promesses", dit le sénateur. La police a mis la main sur Jason, douze ans, qui a passé l'après-midi à faire un puzzle avec Alice. C'est un garçon original, maladroit, timide, violent à ses heures. Très observateur. Epris de justice. Un marginal, donc. Le seul problème, c'est qu'il nie. Trent se met au travail.
Toutes les civilisations ont apporté des réponses qui aidaient au deuil. Toutes, sauf la nôtre. Les mourants et leurs proches restent le plus souvent seuls, désorientés, désarmés, dans une société qui refuse la douleur, qui valorise plaisir, jeunesse et performance. Au moment où le religieux et les rites s'effacent, où la communauté se disjoint, Marie-Frédérique Bacqué montre qu'il est de notre devoir d'inventer les moyens de faire face à l'écoulement du temps et aux drames qui accompagnent le mouvement même de la vie. Autrement dit, d'apprivoiser la mort.
On apprend beaucoup sur les gens sains en étudiant les mal-portants. Les médecins le savent depuis longtemps, la sociologie le découvre. Il y a ainsi beaucoup à découvrir sur l'homme moderne par l'analyse de sa grande pathologie : la dépression. Nouvelle maladie ? Plutôt un mal-être diffus qui dépasse de loin les lumières de la médecine. Aucun psychiatre ne peut l'expliquer, ni même la définir. On sait seulement la "traiter" aujourd'hui à coup de Prozac. Troisième volet d'une enquête visant à cerner les contours de l'individu contemporain, l'essai d'Alain Ehrenberg propose d'envisager le phénomène dépressif comme l'expression d'une nouvelle figure de la subjectivité. Dans une société démocratique, libérée des modèles autoritaires reproduisant des antagonismes de classe ou de sexe, l'individu n'a plus d'autre objectif que de se promouvoir lui-même. Initiative, projet, motivation, responsabilité...: le catéchisme d'aujourd'hui n'engendre plus le sentiment de la faute mais celui de l'insuffisance. Le déprimé se sent incapable, impuissant, comme fatigué d'avoir à n'être que lui-même. L'analyse est séduisante. Il reviendrait au psychologue ou au psychanalyste de la confirmer pour la rendre pleinement convaincante. --Émilio Balturi
La folie... Un mot qui fait peur. Un mot que les psychiatres et les psychanalystes ont rayé de leur vocabulaire, mais qui reste toujours présent, traduisant la confusion, l'angoisse de tout un chacun devant ce qui est désormais désigné comme la maladie mentale. Qu'est-ce que la folie ? Qui est fou ? Qui ne l'est pas ? C'est à ces questions fondamentales que répond Edouard Zarifian, dans un livre qui ne recule pas devant la polémique lorsqu'il s'agit de débusquer les idéologies et les mystifications qui, trop souvent, obscurcissent le débat dans le domaine de la recherche psychiatrique. A beaucoup, il apportera réconfort et soulagement.
Nos sociétés, où les relations de parenté les mieux établies ont tendance à se brouiller, favorisent l'inceste et son passage à l'acte. Plus rien ne vient distinguer une mère de sa fille que les rides au coin des yeux ; les marques symboliques, comme les vêtements, sont les mêmes pour l'une et pour l'autre ; les rôles sociaux, comme la prise en charge des enfants, des petits frères et des petites soeurs, sont interchangeables... Pourquoi en irait-il autrement dans les compétences sexuelles ?