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J.-M.G. Le Clézio. Avec 1 CD audio
Cortanze Gérard de
GALLIMARD
19,25 €
Épuisé
EAN :9782070126262
Sorti de sa chambre d'adolescence, revenu de ses incursions chez les Indiens, de ses recherches de signes codés, de ses combats pour l'homme, J.-M.G Le Clézio sait que depuis Le Procès verbal, son premier livre publié en 1963, et pour lequel il reçut le prix Renaudot, il a mis en marche une machine littéraire qui ne cesse de creuser dans la direction de Valmy, village que son ancêtre François Alexis Le Clézio a quitté pour prendre la mer. C'est là, pour lui, que le magnétisme de l'île Maurice commence. Divisé en sept chapitres, accompagné d'une anthologie, d'une chronologie, d'une bibliographie et d'un cahier iconographique, l'essai de Gérard de Cortanze aborde les grands thèmes de l'oeuvre de Le Clézio: l'appréhension sensuelle du monde, l'exploration de l'enfance et de l'histoire familiale, le voyage et les peuples amérindiens, la nostalgie des mondes premiers. Il nous dit pourquoi le prix Nobel de littérature 2008 sait, plus que nul autre, nous faire éprouver le désir du réel, nous donner à voir ce qui existe. En un mot: nous offrir un savoir acquis non avec l'abstraite intelligence, mais avec les sens, mais avec la vie. CD audio INA inclus: trois entretiens avec J.-M.G. Le Clézio où il est successivement question du désert et des Gens des nuages, du Mexique, et de l'Afrique et de son père: "Carnet nomade" (avec Jemia Le Clézio, France Culture, 1997), "Mexique, dernier: soleil" (France Culture, 1998), tous deux par Colette Fellous, et "Cosmopolitaine" (France Culture, 1998) par Paula Jacques. Des enregistrements des archives de l'Ina, l'Institut national de l'audiovisuel. Biographie de l'auteur Auteur de plus de soixante livres traduits en vingt langues, dont Assam, prix Renaudot 2002, Gérard de Cortanze est membre de l'Académie Royale de Langue et de Littérature Françaises de Belgique. Il dirige la collection "Folio biographies" aux éditions Gallimard, et collabore au Magazine littéraire. Considéré comme l'un des grands spécialistes de Le Clézio, on lui doit de nombreux articles et entretiens, ainsi qu'un essai biographique, aux éditions Gallimard, J. -M. G. Le Clézio, le nomade immobile.
À Key West en Floride, des eaux vertes du lagon à leur vaste demeure, Roberto et Diodata semblent vivre un bonheur enchanteur et doré à l'écart du monde. Pourtant, ce pays écrasé de chaleur et comme figé dans l'immobilité n'est pas le leur. Ces Italiens de sang et de coeur ont été contraints à l'exil aux premières heures du régime mussolinien. Quelques amis fidèles, intellectuels engagés et comme eux déracinés, composent leur microcosme, tandis que vers la fin des années trente, le monde s'embrase. Roberto, pourtant, semble seul résister aux bouleversements de ce monde qu'il ne comprend plus tant il demeure en proie à une profonde nostalgie qui le pousse à la fuite. Perdant peu à peu sa volonté, bientôt vide de substance ou de désir, peu lui importent les risques, les dangers qu'il encourt pourvu qu'ils le fassent exister. Pas même l'enfant qu'il aura de Diodata n'empêchera cette chute vertigineuse. Et, pour qu'il ne se perde tout à fait, seul le retour sera salutaire. --Lenaïc Gravis et Jocelyn Blériot
Des prémices de l'unification italienne à la montée du fascisme, un père et son fils affrontent à leur manière bouleversements des temps. Ercole Tommaso assiste au déclin et à l'abandon de vieilles valeurs aristocratiques; Roberto à la découverte d'une implacable modernité incarnée par les premières courses automobiles. Pourtant, si différents soient-ils, tous deux feront l'expérience de la solitude et de l'exil, tendant vers un seul but entre la France et l'Italie, celui d'un possible bonheur.
Résumé : En janvier 2000, Gérard de Cortanze est invité à venir présider la cérémonie d'ouverture au public du château des Roero Di Cortanze, l'antique demeure familiale située au c?ur du Piémont, entre Turin et Asti. Ce retour sur la terre de ses ancêtres est prétexte à une flânerie sur les rives du Pô, les pentes des Alpes, mais aussi du côté des grands textes de la littérature italienne. Parti à la découverte de son enfance, l'auteur écrit le roman vrai du Castello Di Cortanze, personnage principal de ses trois derniers romans, Les Vice-rois, Cyclone et Assam. Une invitation au voyage, entre rêve et réalité.
L'Espagne joue dans la vie et l'?uvre de Jorge Semprun un rôle fondateur, jamais mis en lumière jusqu'ici. En suivant pas à pas l'auteur de L Écriture ou la Vie, cet ouvrage, essai littéraire et biographie, nous fait découvrir une Espagne des plus singulières. Celle de l'enfance, entre 1923 et 1936. Celle de la clandestinité, de 1953 à 1962. Celle de l'ultime retour enfin, alors que Jorge Semprun est nommé ministre de la Culture, en juillet 1988. Défilent sous nos yeux quatre-vingts ans de l'histoire de l'Espagne, tandis que se dessine une existence. Dans la littérature, Jorge Semprun nous donne des clefs pour notre siècle, il sait mieux que personne, comme le soutient Vico, dégager le futur du passé, et, comme l'affirme Malraux, transformer la vie en destin. Ce livre, fruit d'une longue amitié dont témoigne la série d'entretiens réalisés depuis plus de vingt ans et rassemblés pour la première fois ici, est une invitation au voyage dans la vie d'un homme : Jorge Semprun, ou le grand voyage en Espagne.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
La lecture n'a pas toujours été une activité solitaire : elle s'est longtemps pratiquée à voix haute, de manière collective, et, partagée dans les salons ou les jardins, fut un élément majeur de la sociabilité. La lecture est une rencontre : entre un lecteur, un texte et un auteur ; mais aussi entre plusieurs lecteurs qui confrontent leurs interprétations. La frontière entre l'écrit et l'oral s'estompe : la lecture vocalise le texte écrit et le prolonge par la conversation, voire la relation amoureuse. Cette anthologie regroupe une soixantaine de textes (très connus comme rares, français et étrangers) illustrant les différentes manières de lire : les rapports à l'objet-livre, à l'activité de lecture (rêverie, réflexion, méditation...) et au corps du lecteur. Car le plaisir de lire n'est pas seulement intellectuel mais aussi sensuel. On passe progressivement d'une lecture sacrée à une lecture profane, et d'une lecture édifiante à une lecture dangereuse — celle des romans, longtemps accusés de favoriser le vice de la curiosité. A l'heure où la lecture subit de profondes mutations, ces textes sont autant de témoignages d'une activité qui traverse les siècles et questionne notre rapport à la tradition et à l'altérité.
Ces "essais sur le roman" constituent la première manifestation théorique de l'école du "nouveau roman". Nathalie Sarraute y expose ses propres conceptions qui ont exercé une influence profonde sur les jeunes auteurs. De Dostoïevski à Kafka, de Joyce à Proust et Virginia Woolf, Nathalie Sarraute scrute l'oeuvre des grands précurseurs du roman moderne et examine leur contribution à la révolution romanesque de nos jours.
Je crois à la résolution future de ces deux états, en apparence si contradictoires, que sont le rêve et la réalité, en une sorte de réalité absolue, de surréalité, si l'on peut ainsi dire. C'est à sa conquête que je vais, certain de n'y pas parvenir mais trop insoucieux de ma mort pour ne pas supputer un peu les joies d'une telle possession." Des projets et des promesses du premier Manifeste du surréalisme (1924) aux prises de position, politiques et polémiques, affirmées dans le Second Manifeste du surréalisme (1930), se dessine ici une théorie de l'expérience esthétique qui a bouleversé tous les domaines de la création au XXème siècle.
Résumé : "Leurs yeux se rencontrèrent" : ces scènes de première rencontre qui font la force des grands romans, de Madame Bovary, de La Chartreuse de Parme, surgissent aussi entre les livres et nous. On m'a souvent demandé : "Comment avez-vous connu Proust ? " comme si j'avais pu l'aborder (ce que je n'aurais jamais osé faire), comme si j'avais été un témoin privilégié de sa vie, comme s'il avait été un de ces amis dont on écrit l'histoire. Ami, on l'est sans doute plus quand on ne connaît que l'oeuvre que lorsqu'on ne connaît que l'homme. Ce recueil rassemble dix ans de critique proustienne. Le hasard des commandes, ou des envies, dessine "à l'horizon peut-être, une constellation". C'est l'occasion de développer des thèmes, de Pompéi aux jardins, des contemporains à peine entrevus, Romain Rolland, une voisine du boulevard Haussmann, un prince monégasque, de reparler des personnages du roman. Des promenades, des variations, des découvertes : une photo inconnue et qui bouleverse notre connaissance de la biographie, une lettre inédite et mystérieuse. Le premier volume du cycle de "La Petite Histoire" de Lenotre, passion de mon enfance, portait le titre de Napoléon : Croquis de l'épopée. C'est ce que je propose ici, au sujet de Proust, parce que l'écriture de la Recherche et le livre lui-même en furent bien une : des croquis de l'épopée.