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Hemingway à Cuba
Cortanze Gérard de
FOLIO
9,50 €
Épuisé
EAN :9782070421343
Après plusieurs incursions sur les côtes cubaines, Hemingway loue, en avril 1932, une chambre à l'hôtel Ambos Mundos, à La Havane, où il écrira de nombreux articles et son roman Pour qui sonne le glas. Sept ans plus tard, Martha Gellhorn, qu'il a rencontrée en Espagne pendant la guerre civile, trouve près de La Havane, à San Francisco de Paula, une maison de style colonial espagnol : la Finca Vigia. Au milieu de ses vastes bibliothèques, parmi soixante-sept chats et chiens, entouré des tableaux qu'il aime, de ses fétiches africains et de ses trophées de chasse, il y écrit, dans la douleur, une ?uvre. Quand il ne pêche pas, il assiste à des parties de pelote basque, pratique le tir au pigeon au Club du Cerro, retrouve ses amis américains et ses chers pêcheurs cubains. Il ne quittera Cuba qu'en juillet 1960. Un an plus tard, il se suicidera. Il avait passé trente ans de sa vie à Cuba. Ce livre est l'histoire d'une rencontre entre un écrivain et un pays.
Résumé : La commence toujours comme ça. Il est cinq heures du matin. Assis sur le rebord du lit, non père crache ses poumons. Une toux rauque qui réveille toute la maison. Puis la toux s'arrête. J'entends le clapet du briquet faire son " clac " caractéristique. Mon père tire du paquet rectangulaire bleu, sur lequel une danseuse espagnole est partiellement masquée par des volutes de fumée, une gitane sans filtre dont il embrase le bout avant de la porter à ses lèvres. Maintenant, il peut se lever. Il sort de sa chambre et passe devant la mienne, dans un nuage de fumée bleue. Il est nu, se tient, afin de les cacher, ce qu'il appelle ses " parties ", puis pénètre dans la salle de bains. Li toux reprend. Ablutions. Rasoir électrique. Nouvelles à la radio. Deuxième cigarette de la journée. A raison d'un peu plus de deux paquets par jour pendant trente ans, mon père aura humé durant sa vie cinq cent mille cigarettes. La mémoire, miroir dans lequel nous nous plaisons à regarder les absents, exige une close nécessaire et suffisante de falsifications et de réfractions. Cette pratique flibustière m'est indispensable, à moi qui me penche sur cet homme qui fut mon père et dont la vie me rappelle celle de ce pirate anglais, lequel lance à ses juges : " Je ne suis peut-être pas parfait, mais je suis bien réel ". Les fesses à l'air, cigarette au bec, René Roero Marchese di Cortanze, Conte di Calosso, Signore di Cresacuore, se regarde dans le miroir de la salle de bains : " Je me suis hasardé à allumer une nouvelle cigarette, pense-t-il, et la terreur entre silencieusement dans ma vie ". Modiano a raison : un père, c'est celui qui donne une identité. Gérard de Cortanze
L'Espagne joue dans la vie et l'?uvre de Jorge Semprun un rôle fondateur, jamais mis en lumière jusqu'ici. En suivant pas à pas l'auteur de L Écriture ou la Vie, cet ouvrage, essai littéraire et biographie, nous fait découvrir une Espagne des plus singulières. Celle de l'enfance, entre 1923 et 1936. Celle de la clandestinité, de 1953 à 1962. Celle de l'ultime retour enfin, alors que Jorge Semprun est nommé ministre de la Culture, en juillet 1988. Défilent sous nos yeux quatre-vingts ans de l'histoire de l'Espagne, tandis que se dessine une existence. Dans la littérature, Jorge Semprun nous donne des clefs pour notre siècle, il sait mieux que personne, comme le soutient Vico, dégager le futur du passé, et, comme l'affirme Malraux, transformer la vie en destin. Ce livre, fruit d'une longue amitié dont témoigne la série d'entretiens réalisés depuis plus de vingt ans et rassemblés pour la première fois ici, est une invitation au voyage dans la vie d'un homme : Jorge Semprun, ou le grand voyage en Espagne.
Résumé : Le 22 juin 1963, quatre adolescents assistent, place de la Nation à Paris, au concert donné à l'occasion du premier anniversaire de Salut les copains. Trois garçons : François, rocker au coeur tendre, tenté par les substances hallucinogènes ; Antoine, fils d'ouvrier qui ne jure que par Jean Ferrat ; Lorenzo, l'intellectuel, fou de cinéma et champion de 800 mètres. Une fille : Michèle, dont tous trois sont amoureux, fée clochette pourvoyeuse de rêve et féministe en herbe. Des Trente Glorieuses jusqu'à la "marche républicaine" du 11 janvier 2015, ce roman pétri d'humanité, virevoltant, joyeux, nous raconte, au son des guitares électriques et sur des pas de twist, l'histoire de ces baby-boomers devenus soixante-huitards, idéalistes, ardents, refusant de se résigner au monde tel qu'il est et convaincus qu'ils pouvaient le rendre meilleur.
En écrivain passionné et fabuleux conteur, Gérard de Cortanze, auteur notamment des Vices-rois, de Cyclone, d'Une chambre à Turin, et d'Assam (Prix Renaudot 2002), renoue avec la grande tradition du roman d'aventures.Pour découvrir le site dédié à Paul Auster, inspiré du livre Paul Auster's New York, cliquez ici!
Il s'agit de la principale somme romanesque de George Sand, ?uvre de sa maturité (1842), dont elle renferme les secrets. L'héroïne est une cantatrice. La première partie se déroule à Venise, c'est une nouvelle musicale avec une intrigue amoureuse ; la deuxième est un roman historique et fantastique, situé à Riesenburg ; la troisième, récit de voyage, d'aventures, musical et historique, se tourne vers Vienne, où se passe la quatrième, ainsi qu'à Prague, qui mélange tous les éléments précédents. L'action se déroule entre 1742 et 1755. Consuelo est d'abord un roman d'aventures passionnant. Mais la trame soutient les idées historiques, sociales, politiques, esthétiques, musicales. La protagoniste est une fille du peuple, comme l'auteur par sa mère. Elle vivra entourée d'hommes, jusqu'à son mariage avec le comte de Rudolstadt.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Nouvelle édition en 20034e de couverture : "Quant aux femmes de ces histoires, pourquoi ne seraient-elles pas les Diaboliques ? N'ont-elles pas assez de diabolisme en leur personne pour mériter ce doux nom ? Diaboliques ! il n'y en a pas une seule ici qui ne le soit à quelque degré. Il n'y en a pas une seule à qui on puisse dire le mot de "Mon ange" sans exagérer. Comme le Diable, qui était un ange aussi, mais qui a culbuté, - si elles sont des anges, c'est comme lui, - la tête en bas, le... reste en haut !"
Ce n'est pas un voyage de plaisance qui t'attend. Oh non! Nous n'irons pas à Disneyland ni au parc Astérix. Je t'emmène ailleurs. Là où la majorité des grandes personnes refuse de se rendre parce qu'elles n'ont plus le temps ou se sont tellement accoutumées à côtoyer la déraison que la sagesse leur semble définitivement hors de portée. Ce n'est pas un projet prémédité. Je l'avoue, je n'ai rien étudié du parcours. Nous improviserons.Mais il faut que tu voies.Je te livre tout en vrac. Ce sera à toi, à vous, de faire le tri et de décider s'il faut laisser le monde se déconstruire ou tenter de réparer les dégâts. Et si d'en bâtir un tout neuf vous semble l'utopie suprême, alors surtout n'hésitez pas. Rien n'est plus jubilatoire que de transformer une utopie en réalité. "