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Le Proche-Orient éclaté 1956-2010. 6e édition
Corm Georges
FOLIO
16,30 €
Épuisé
EAN :9782070441754
Que, depuis presque trente ans, cet ouvrage fasse référence tient à son originalité foncière: Georges Corm, convaincu que le drame du Proche-Orient, région d'une complexité immense, vient des représentations simplistes qui dictent les politiques des puissances occidentales comme des régimes arabes, construit son oeuvre en deux temps. D'abord, les outils de compréhension - les cadres mentaux des camps en présence et les jeux troubles de la mémoire et de la perception aux sources d'un Proche-Orient introuvable parce qu'imaginaire. Puis, éclairé par cette première partie, le récit historique des événements, de 1956 à 2010, c'est-à-dire jusqu'à l'inflexion majeure de la politique américaine: non plus résoudre la crise du Proche-Orient et son noyau qu'est la création d'un Etat palestinien viable et souverain, mais remodeler, plus à l'est, le Moyen-Orient. Et de conclure sa réflexion sur la permanence de la décadence: "Au fond, quels qu'aient été mes efforts de lucidité, j'ai toujours été en deçà de l'horreur qui pouvait encore survenir au Proche-Orient voué au malheur depuis plus d'un demi-siècle."
Résumé : Ce livre propose une enquête historique en profondeur sur les causes des conflits qui déchirent le Proche-Orient depuis plusieurs décennies. Au départ de cette enquête, un constat : l'étonnant parallélisme entre le processus de violence né en Europe centrale avec la " balkanisation " de la fin du XIXe siècle et celui qui caractérise aujourd'hui la " libanisation " du Machrek. En mobilisant une documentation historique considérable, trop souvent oubliée, Georges Corm montre que ces deux processus ont une origine commune : le déclin puis l'effondrement des empires multiethniques - l'Empire austro-hongrois, l'Empire ottoman et celui des tsars -, sous l'effet de la montée en puissance des Etats-nations modernes. Cette analyse, nourrie notamment des travaux de Hannah Arendt, permet à l'auteur de porter un regard neuf sur les bouleversements nés du choc de la modernité européenne dans l'Orient contemporain : intrusion du wahabisme et du sionisme qui conduit à la création de l'Arabie saoudite et de l'Etat d'Israël, mutations sociales qui traversent les élites dirigeantes du Machrek, révolution palestinienne et éclatement du Liban pluraliste... Elle lui permet aussi de faire une critique radicale de la nouvelle école française d'orientalisme, pour laquelle l'islamisme constitue trop souvent la clé d'explication unique des événements du Proche-Orient. " Ce qui reste avant tout de Georges Corm quand on en tourne la dernière page, c'est l'audace intellectuelle de l'auteur. Celui-ci entreprend ici, plus encore qu'une méditation historique, une véritable philosophie de l'histoire. Ce livre passionnant apporte sur l'histoire contemporaine de l'Orient de remarquables éclairages. Beaucoup, dans ce livre, appelle discussion, mais tout vaut d'être lu. "
Résumé : Les fantasmes de la mémoire et de la perception. Le Proche-Orient : une construction introuvable. Des bouillonnements révolutionnaires à l'euphorie pétrolière (1956-1975). De l'euphorie pétrolière à la multiplication des conflits interarabes (1975-1990). L'établissement de l'hégémonie américaine et les paix manquées (1991-2000).
Dans cet essai percutant, l'économiste libanais George Corm analyse, sous un angle original, les causes de la crise économique mondiale et de l'incapacité des politiques, au Nord comme au Sud, à y répondre efficacement : méconnaissance du rôle des économies " souterraines " et de la corruption, illusions du libéralisme économique, erreurs répétées de la bureaucratie bancaire, permanence des visions idéologiques du développement... Dans cet essai percutant, l'économiste libanais George Corm analyse, sous un angle original, les causes de la crise économique mondiale et de l'incapacité des politiques, au Nord comme au Sud, à y répondre efficacement : méconnaissance du rôle des économies " souterraines " et de la corruption, illusions du libéralisme économique, erreurs répétées de la bureaucratie bancaire, permanence des visions idéologiques du développement... Au-delà d'une critique mordante des grands acteurs de l'économie mondiale, un vibrant plaidoyer pour une renaissance d'une véritable économie politique.
Il s'agit de la principale somme romanesque de George Sand, ?uvre de sa maturité (1842), dont elle renferme les secrets. L'héroïne est une cantatrice. La première partie se déroule à Venise, c'est une nouvelle musicale avec une intrigue amoureuse ; la deuxième est un roman historique et fantastique, situé à Riesenburg ; la troisième, récit de voyage, d'aventures, musical et historique, se tourne vers Vienne, où se passe la quatrième, ainsi qu'à Prague, qui mélange tous les éléments précédents. L'action se déroule entre 1742 et 1755. Consuelo est d'abord un roman d'aventures passionnant. Mais la trame soutient les idées historiques, sociales, politiques, esthétiques, musicales. La protagoniste est une fille du peuple, comme l'auteur par sa mère. Elle vivra entourée d'hommes, jusqu'à son mariage avec le comte de Rudolstadt.
Jamais pharaon n'aura autant intrigué. L'inventeur du monothéisme, qui défia au péril de sa vie la colère des dieux et de leurs gardiens, était-il un fou ou un visionnaire ? A-t-il été assassiné? La Grande Epouse royale Néfertiti a-t-elle influé sur les décisions du maître de l'Egypte. Tant de siècles écoulés ont éparpillé les pièces de ce puzzle... Au fil des pages, deux égyptologues, Judith Faber et Philippe Lucas, vont tenter de décrypter l'énigme du dieu roi. S'appuyant sur les thèses les plus récentes, Gilbert Sinoué plonge, à la manière d'une enquête policière, au c?ur du mystère de l'une des figures les plus fascinantes de l'Egypte ancienne.
Nouvelle édition en 20034e de couverture : "Quant aux femmes de ces histoires, pourquoi ne seraient-elles pas les Diaboliques ? N'ont-elles pas assez de diabolisme en leur personne pour mériter ce doux nom ? Diaboliques ! il n'y en a pas une seule ici qui ne le soit à quelque degré. Il n'y en a pas une seule à qui on puisse dire le mot de "Mon ange" sans exagérer. Comme le Diable, qui était un ange aussi, mais qui a culbuté, - si elles sont des anges, c'est comme lui, - la tête en bas, le... reste en haut !"
«Chacun de nous vit avec un ange, c'est ce qu'il dit, et les anges ne voyagent pas, si tu pars, tu le perds, tu dois en rencontrer un autre. Celui qu'il trouve à Naples est un ange lent, il ne vole pas, il va à pied: "Tu ne peux pas t'en aller à Jérusalem", lui dit-il aussitôt. Et que dois-je attendre, demande Rafaniello. "Cher Rav Daniel, lui répond l'ange qui connaît son vrai nom, tu iras à Jérusalem avec tes ailes. Moi je vais à pied même si je suis un ange et toi tu iras jusqu'au mur occidental de la ville sainte avec une paire d'ailes fortes, comme celles du vautour." Et qui me les donnera, insiste Rafaniello. "Tu les as déjà, lui dit celui-ci, elles sont dans l'étui de ta bosse." Rafaniello est triste de ne pas partir, heureux de sa bosse jusqu'ici un sac d'os et de pommes de terre sur le dos, impossible à décharger : ce sont des ailes, ce sont des ailes, me raconte-t-il en baissant de plus en plus la voix et les taches de rousseur remuent autour de ses yeux verts fixés en haut sur la grande fenêtre.»