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Le nouveau désordre économique mondial. Aux racines des échecs du développement
Corm Georges
LA DECOUVERTE
19,50 €
Épuisé
EAN :9782707121974
Dans cet essai percutant, l'économiste libanais George Corm analyse, sous un angle original, les causes de la crise économique mondiale et de l'incapacité des politiques, au Nord comme au Sud, à y répondre efficacement : méconnaissance du rôle des économies " souterraines " et de la corruption, illusions du libéralisme économique, erreurs répétées de la bureaucratie bancaire, permanence des visions idéologiques du développement... Dans cet essai percutant, l'économiste libanais George Corm analyse, sous un angle original, les causes de la crise économique mondiale et de l'incapacité des politiques, au Nord comme au Sud, à y répondre efficacement : méconnaissance du rôle des économies " souterraines " et de la corruption, illusions du libéralisme économique, erreurs répétées de la bureaucratie bancaire, permanence des visions idéologiques du développement... Au-delà d'une critique mordante des grands acteurs de l'économie mondiale, un vibrant plaidoyer pour une renaissance d'une véritable économie politique.
Le message de ces pages écrites au cours des dix dernières années est clair : la pratique des grandes puissances en Méditerranée a contribué à dévaloriser et décrédibiliser les valeurs démocratiques. Après la période de la colonisation, un certain nombre de conflits ont éclaté en Méditerranée ou dans son voisinage immédiat. Les solutions préconisées ou mises en action par la communauté internationale ou sa passivité devant les infractions majeures au droit international ont provoqué une exaspération des opinions publiques. Cette exaspération s'est trop souvent traduite par des involutions identitaires qui entretiennent la violence. Pour apaiser effectivement les conflits qui secouent la Méditerranée depuis le milieu du siècle passé, il faut œuvrer avec urgence pour y rétablir la crédibilité des grandes valeurs démocratiques qui seules peuvent assurer la paix et la prospérité. Sur le plan économique, des actions d'envergure sont à entreprendre qui dépassent le cadre étriqué des ajustements structurels et des recettes du libre-échange, en tenant compte de la spécificité des économies méditerranéennes.
Que, depuis presque trente ans, cet ouvrage fasse référence tient à son originalité foncière: Georges Corm, convaincu que le drame du Proche-Orient, région d'une complexité immense, vient des représentations simplistes qui dictent les politiques des puissances occidentales comme des régimes arabes, construit son oeuvre en deux temps. D'abord, les outils de compréhension - les cadres mentaux des camps en présence et les jeux troubles de la mémoire et de la perception aux sources d'un Proche-Orient introuvable parce qu'imaginaire. Puis, éclairé par cette première partie, le récit historique des événements, de 1956 à 2010, c'est-à-dire jusqu'à l'inflexion majeure de la politique américaine: non plus résoudre la crise du Proche-Orient et son noyau qu'est la création d'un Etat palestinien viable et souverain, mais remodeler, plus à l'est, le Moyen-Orient. Et de conclure sa réflexion sur la permanence de la décadence: "Au fond, quels qu'aient été mes efforts de lucidité, j'ai toujours été en deçà de l'horreur qui pouvait encore survenir au Proche-Orient voué au malheur depuis plus d'un demi-siècle."
Résumé : Les fantasmes de la mémoire et de la perception. Le Proche-Orient : une construction introuvable. Des bouillonnements révolutionnaires à l'euphorie pétrolière (1956-1975). De l'euphorie pétrolière à la multiplication des conflits interarabes (1975-1990). L'établissement de l'hégémonie américaine et les paix manquées (1991-2000).
L'histoire du Liban contemporain, ce petit pays clé du Moyen-Orient objet des convoitises des puissances régionales etinternationales depuis trois siècles, est mal connue. Elle a tropsouvent été écrite en fonction de la géopolitique internationale,interdisant ainsi de cerner la réalité complexe de cette société,marquée par l'interpénétration de l'islam et du christianismedepuis treize siècles. D'où de nombreux clichés, exploités pourstimuler la fièvre destructrice qui, entre 1975 et 1990, s'estemparée du pays, pris dans les affres du conflit israélo-arabe etde la guerre froide. De "Suisse du Moyen-Orient", le Liban estdevenu alors une sorte de repoussoir, archétype des situationsde fragmentation et de communautarisation d'une société. Aurebours de ces clichés, ce livre tente de dénouer les filsenchevêtrés de l'histoire du Liban depuis son ouverture surl'Europe au XVIIe siècle jusqu'au début du XXIe siècle.Georges Corm s'attache à forger des clés de compréhensiondes événements et des comportements des acteurs de cettehistoire, afin de dépasser les langues de bois qui ne mettentl'accent que sur les communautés et leur diversité ou leursévolutions divergentes. Il invite à réfléchir sur les phénomènescommunautaires, en analysant le jeu complexe des facteursendogènes et exogènes dans l'évolution historique du pays,jusqu'à ses développements les plus récents, comme lacréation du Tribunal spécial sur le Liban, magistralementanalysé ici.
Harper Kyle ; Pignarre Philippe ; Rossignol Benoît
Comment Rome est-elle passée d'un million d'habitants à 20 000 (à peine de quoi remplir un angle du Colisée) ? Que s'est-il passé quand 350 000 habitants sur 500 000 sont morts de la peste bubonique à Constantinople ? On ne peut plus désormais raconter l'histoire de la chute de Rome en faisant comme si l'environnement (climat, bacilles mortels) était resté stable. L'Empire tardif a été le moment d'un changement décisif : la fin de l'Optimum climatique romain qui, plus humide, avait été une bénédiction pour toute la région méditerranéenne. Les changements climatiques ont favorisé l'évolution des germes, comme Yersinia pestis, le bacille de la peste bubonique. Mais "les Romains ont été aussi les complices de la mise en place d'une écologie des maladies qui ont assuré leur perte". Les bains publics étaient des bouillons de culture ; les égouts stagnaient sous les villes ; les greniers à blé étaient une bénédiction pour les rats ; les routes commerciales qui reliaient tout l'Empire ont permis la propagation des épidémies de la mer Caspienne au mur d'Hadrien avec une efficacité jusque-là inconnue. Le temps des pandémies était arrivé. Face à ces catastrophes, les habitants de l'Empire ont cru la fin du monde arrivée. Les religions eschatologiques, le christianisme, puis l'islam, ont alors triomphé des religions païennes.
Narcisses pathologiques mégalomanes, prêts à tout pour réussir, Narcisses vulnérables, hypersensibles à la critique, dissimulant leur désir de toute-puissance derrière une façade d'humilité, les Narcisses sont de tous les fronts et font recette. Pour s'en prémunir, il faut pouvoir les reconnaître : Marie-France Hirigoyen propose ici une grille de lecture explicite et salutaire. Dans un monde toujours plus compétitif, les Narcisse occupent des positions de pouvoir au sein des affaires ou des médias, voire à la tête des Etats. Certains observateurs, confondant narcissisme et confiance en soi, considèrent que le renforcer permettrait d'affronter les maux de l'époque. Pourtant, les " psys " dénoncent régulièrement le rôle désastreux du narcissisme ambiant sur leurs patients : solitude, souffrance au travail, désordres amoureux... Pour comprendre cette réalité paradoxale, Marie-France Hirigoyen propose une enquête détonante nourrie de sa clinique. Elle pointe la confusion entre le narcissisme sain, qui permet d'avoir suffisamment confiance en soi pour s'affirmer, et le narcissisme pathologique consistant à se mettre en avant aux dépens des autres. Elle reprend la genèse de ce concept dans la psychanalyse freudienne, puis dans la psychanalyse américaine, qui l'a transformé en mettant l'accent sur l'" estime de soi " - participant ainsi d'un glissement de sens emblématique. Emaillé de nombreuses études de cas, histoires et récits de vie, ce livre explique ainsi de manière vivante et originale les dérives du monde moderne, où de plus en plus d'individus sont centrés sur eux-mêmes, " scotchés " à leurs écrans, " accros " aux réseaux sociaux pour se valoriser et exister uniquement dans le regard de l'autre. Mais il invite aussi, grâce à un dialogue renouvelé entre psychanalyse et sociologie, à mieux comprendre les traits narcissiques pour contrer l'ascension des Narcisse tout-puissants. Un projet indispensable pour notre avenir commun.
En tant que femmes, nous sommes tous les jours les cibles d'interpellations, de harcèlement, d'agressions verbales, physiques ou sexuelles plus ou moins graves, plus ou moins violentes, au travail, dans l'espace public et privé. Souvent nous ne savons pas comment réagir, comment dire non, et comment faire comprendre que, lorsque nous disons non, c'est non. L'autodéfense pour femmes - qui n'a rien à voir avec du kung-fu -, ce sont tous les petits et grands moyens de se sentir plus fortes, plus sûres de soi et plus aptes à se protéger et à se défendre dans toutes les situations de la vie quotidienne, que ce soit au niveau mental, émotionnel, verbal ou, en dernier recours, physique. Comment reconnaître et prévenir une situation d'agression ? Comment réagir efficacement, savoir se protéger et éviter la violence ? Ce guide pratique propose une série d'astuces simples et faciles pour poser ses limites et se sortir de situations difficiles : identifier le type d'agression et la psychologie de l'agresseur, utiliser et gérer ses émotions, prévenir la violence par la défense verbale et la désescalade du conflit, mobiliser des tactiques de diversion et de fuite, faire jouer la solidarité, savoir où frapper pour faire mal... Contre tous les stéréotypes qui interdisent habituellement aux femmes de prendre leur sécurité en main, il faut apprendre à dire non et oser se défendre.
Que signifie "protéger la nature" ? Répondre à cette question concrète, urgente, suppose d'affronter une question proprement philosophique. Car la notion même de "nature" ne va plus de soi. On a pris l'habitude d'aborder l'environnement à partir des oppositions entre nature et culture, naturel et artificiel, sauvage et domestique, que la globalisation de la crise environnementale a effacées : le changement climatique remet en cause la distinction traditionnelle entre histoire de la nature et histoire humaine. Ces oppositions tranchées n'ont plus lieu d'être, mais leur effacement ne signifie pas pour autant le triomphe de l'artifice. On peut continuer à parler de "nature" et même en parler mieux, parce qu'il n'y a plus à choisir entre l'homme et la nature, mais plutôt à se-soucier des relations entre les hommes, dans leur diversité, et la diversité des formes de vie. Que l'on s'intéresse à la protection de l'environnement, aux techniques ou à la justice environnementale, cet ouvrage montre qu'il est possible de concilier le souci de la nature, la diversité des cultures et l'équité entre les hommes ; et qu'il existe aussi des manières d'agir avec la nature et pas contre elle.