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Comme une neige d'avril
Corbusier Jean-Marie
LETTRE VOLEE
17,00 €
Épuisé
EAN :9782873175863
Cette nouvelle suite à la fois lucide et maîtrisée de Jean-Marie Corbusier, lequel n'en est pas à ses premières armes dans sa recherche d'approfondissement de la parole poétique, tente d'accéder, au travers de l'image de la neige, à ces prismes diffus de la langue témoin des choses du monde rencontrées, toute chose sans borne comme le poème et que happe le mot : neige comme motif qui affirme et dissimule tout à la fois. Car ce monde recouvert de neige à perte de vue / ici ou ailleurs indistincts exige pour être dit ces mots justes, pour reprendre un fragment de l'un des poèmes. Cette volonté de dire juste traverse tout le livre. Trouver les mots justes pour en capter le sens, c'est vouloir dire au plus près possible ce monde hors de soi et dans lequel on se trouve projeté ; et, en quelque sorte, chercher à le voir autrement, mettre à vif tous tout ce qu'incarnent ces fragments de monde qui s'offrent à la vue se dissimulant sous le blanc de la neige. Ce nouveau livre se construit autour d'un déroulé de la parole où chaque poème, chaque fragment, cherche à exprimer ce qui fait l'essence de la poésie : à la fois le silence sur lequel elle repose, son étrangeté dans la recherche de ses formes expressives et la nécessité d'explorer de nouvelles voies langagières pour atteindre cette originalité en sa puissance de célébration. Ce livre est dès lors un refus affirmé de logiques programmatiques préétablies.
Les Grecs, dit-on, sont des marins-nés. La remarque passe pour une certitude. Pour l'appuyer, on évoque le fait qu'aucun point de la Grèce n'est à plus de 100 km des côtes, les tribulations d'Ulysse, les colonies implantées dans le bassin méditerranéen, la thalassocratie, l'hégémonie maritime qui fut l'objet de tant de rivalités entre les cités grecques, la flotte de Thémistocle, ou encore le célèbre "Thalassa, thalassa!", prononcé, assure Xénophon, par les troupes des mercenaires grecs lors de l'expédition des Dix-Mille. C'est faire bon marché d'une réalité pourtant évidente; l'univers marin est un milieu inhospitalier, un élément hostile qui effraya les Grecs et qu'ils durent s'approprier au moyen d'un effort sans cesse renouvelé. Jean-Nicolas Corvisier raconte l'histoire de cette conquête à l'issue incertaine depuis ses origines créto-mycéniennes jusqu'à la période hellénistique. Au fil de cette odyssée qui dura plusieurs siècles, le lecteur découvrira la vie quotidienne des pêcheurs, l'organisation du commerce maritime, la place de la mer dans l'imaginaire et la religion grecs, assistera à nombre d'expéditions insolites, de batailles périlleuses et de naufrages fameux et ira à la rencontre de pirates, de voyageurs audacieux ou des mythiques sirènes.
Publié en 1923, Vers une architecture est le livre le plus important de Le Corbusier. Véritable "théorie de l'architecture" du XXe siècle, il est indispensable à la compréhension de la pensée architecturale moderne, à l'heure où les écoles d'architecture et d'urbanisme, et le grand public lui-même, posent objectivement le problème de l'aménagement du cadre de vie.
Conçu en fonction d'un programme précis, celui de l'Agrégation et du CAPES (Histoire-Géographie), cet ouvrage sur les Grecs archaïques est avant tout destiné aux étudiants préparant ces concours. Il s'adresse également à un public plus large, enseignants, étudiants ou passionnés d'histoire qui y trouveront en langue française une synthèse de nombreux travaux récents, souvent peu accessibles au non-spécialiste, sur une période cruciale de l'histoire grecque. Le lecteur pourra ainsi remonter aux origines de la civilisation grecque et en percevoir la mise en place dans cette époque archaïque qui fut vraiment, dans l'histoire de l'hellénisme, l'âge des expérimentations.
Le grand art vit de moyens pauvres. Les rutilances vont à l'eau. Le moment de la proposition est venu. L'esprit d'architecture s'affirme. Que s'est-il passé? Une époque machiniste est née. Nos effusions, notre compréhension vive de la nature, de ses beautés, de ses forces, tout s'est intégré dans un système d'organisation architecturale. Car la science en nous révélant le phénomène cosmique nous a donné une grande puissance créatrice, et l'architecture est la condition de la création humaine."
Goldberg André ; Rozenberg Dominique ; Naron Steph
Réédition actualisée par les historiens de la Fondation Auschwitz de ce livre paru initialement en 1995 et désormais accompagné d'un livret pédagogique conçu par la Fondation Auschwitz. Ce projet éditorial, porté par un photographe et une sociologue, est né d'un sentiment d'urgence face à la disparition des derniers témoins directs de ces évènements tragiques. Leur ambition consistait à tenter, avec humilité et simplicité, d'écouter ce que ces témoins avaient à dire aux générations montantes et futures et à rendre la dignité des traits de ces acteurs de notre mémoire collective. au sentiment d'urgence est venu s'ajouter l'inquiétude face à la montée en puissance de l'extrême-droite, au révisionnisme, aux épurations ethniques et à toutes les formes de racisme, de refus et de haine de l'autre qui semblent à nouveau dévorer la planète.
Rares sont ceux qui ont mis autant de soin qu'Henri Michaux à s'effacer de la vie publique, à disparaître du quotidien. Lui qui n'était que mouvement refusait qu'on puisse le voir réduit à une silhouette figée ; lui qui disait "Je peins et j'écris pour me trouver" s'insurgeait qu'on essaie de traquer son image, de la lui dérober, de l'exhiber ensuite. Très tôt, il s'est mis à l'écart et, refusant la preuve et la trace, il s'est estompé : "Quand vous me verrez, allez, ce n'est pas moi." Il s'est pourtant attaché à la reconquête de lui-même par les mots et par les traits, de sorte que, comme l'a dit Asger Jorn : "Autant il s'efface dans son entourage, autant il se déploie souverainement dans ses oeuvres." Cet ouvrage qui accompagne et prolonge l'exposition "Henri Michaux. Face à face", présentée à la Biblioteca Wittockiana à Bruxelles puis au centre Wallonie-Bruxelles de Paris, fait apparaître ce que disent les textes d'Henri Michaux sur la peinture, la sienne et celle des autres (de Klee à Zao Wou-Ki, de Matta à Magritte), et ce qu'ils disent face à la peinture (dans des livres illustrés qui sont de vrais livres de dialogues). Il montre aussi une série de portraits tracés rageusement ou tendrement, dans la saisie rapide ou la contemplation et qui sont peut-être un immense et fascinant autoportrait...
Cet essai interroge un aspect décisif de l'art des années 1960 et 1970, qui a acquis valeur de paradigme. De manière circonstanciée, Natacha Pugnet y analyse les visées et les incidences d'une désubjectivation paradoxale en ce qu'elle semble a priori contraire au processus créateur. Autant que les propos des artistes, leurs productions elles-mêmes témoignent pourtant de la recherche d'une impersonnalité stylistique ; elles procèdent d'un faire anonyme, marquent l'appropriation d'un déjà-là, se montrent indifférentes au chromatisme, multiplient les procédures répétitives, etc. Pour être souvent décriée, la thèse de la " mort de l'auteur " - que défendirent Barthes et Foucault - n'en montre pas moins un point de convergence essentiel avec la critique radicale, depuis l'intérieur, de toute position souveraine de l'artiste. Et si diverses pratiques actuelles héritent manifestement de cette attitude, c'est que l'effacement est désormais intériorisé. Il aura permis de repenser la figure de l'artiste, telle qu'elle se redessine à un moment charnière de l'histoire de l'art, entre la fin des avant-gardes et ce qu'on nomme la postmodernité.