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Les larmes de Pierre
Copsidas Marina ; Breck Jean
CERF
34,00 €
Épuisé
EAN :9782204098540
Saint Pierre, le premier des apôtres de Jésus Christ, s'est révélé être la pierre d'achoppement du christianisme menant à la séparation des Eglises au cours du deuxième millénaire. Mais qui est Pierre ? C'est en partant à la rencontre de Simon-Pierre à travers les Ecritures - 235 versets en tout - que l'on redécouvre le plus turbulent et le plus humble des disciples. Mais plus encore, c'est par les larmes amères de son repentir, après ses trois reniements successifs (Mt 26, 69-75), que Pierre se révèle un modèle pour tous les chrétiens, par sa fidélité et son amour pour le Christ (Jn 21, 15-19), par-delà ses faiblesses. Force est de constater que, si l'athéisme totalitaire s'est effondré à la fin du XXe siècle, la déchristianisation de l'Occident n'a fait que progresser. Aussi, on ne doit pas se soustraire à l'examen attentif et critique de l'histoire du christianisme : ce qu'il est et ce qu'il est devenu. A l'aube du troisième millénaire, un demi-siècle après Vatican II, ce pèlerinage sur les traces de Pierre apparaît comme un acte d'oecuménisme et un chemin d'espérance vers l'unité des chrétiens : "Le ferment de l'unité humaine doit être l'unité chrétienne... J'appartiens à toutes les Eglises, ou plutôt à une seule Eglise, l'Eglise du Christ ressuscité qui nous ressuscite et nous donne la force d'aimer... Nous, chrétiens, nous n'avons rien à demander, rien à imposer, mais nous devons témoigner que la vie a un sens, qu'elle est immense, qu'elle s'en va vers l'éternité" (Patriarche Athénagoras, 1969).
La Beauté sauvera le monde", prophétisait Dostoïevski précurseur d'une théologie de la beauté, en précisant : "Croire qu'il n'y a rien de plus beau que le Christ... L'homme n'a plus pour se guider que cet idéal de beauté." Dans un monde en voie de déconstruction, dans lequel des philosophes s'accordent à prophétiser la fin de la chrétienté avec le retour au paganisme, il peut être salutaire de nous laisser guider et émerveiller parla vision du Christ cosmique, "Celui qui est, qui était et qui vient, le Tout Puissant", le Christ Pantocrator, vrai Dieu et vrai Homme, dont Jean l'évangéliste affirme qu'Il est la vraie Lumière et qu'Il nous donne la Vie éternelle. La représentation de Jésus Christ constitue donc un enjeu considérable, dans la mesure où cette représentation donne à voir et à comprendre le sens du message chrétien, l'Evangile, la Bonne Nouvelle : "Il y a une conversion par l'image et une perversion par l'image", affirme un philosophe contemporain. Les Ecritures nous révèlent la vérité du Pantocrator, le Tout Puissant qui soutient le monde, et les sept conciles oecuméniques du premier millénaire nous enseignent sa catholicité. La contemplation de huit "images" du Pantocrator, nous entraîne dans une réflexion, essentielle, sur la vocation de l'Art sacré. Enfin, la phénoménologie nous assure de l'actualité du Pantocrator et de la présente du sujet montré dans l'icône. Le théologien Hans Urs von Balthasar a introduit son oeuvre majeure La Gloire et la Croix, en soulignant la prééminence de la Beauté : "Beauté, c'est la dernière aventure où la raison raisonnante puisse se risquer... Beauté, que même la religion n'aime et ne choie plus..."
Résumé : La mort n'est-elle qu'une fatalité aussi tragique qu'absurde, qui hante l'humanité depuis la nuit des temps ? Saint Augustin affirmait résolument : "La mort est la maladie mortelle qu'on contracte en naissant ! " Le Christianisme a révélé une intelligibilité de la vie et de la mort prodigieuse : "la Bonne Nouvelle" , traduction littérale du mot grec Evangile. Face à la fatalité de la Mort, c'est l'assurance de l'immortalité promise par Jésus Christ, le Fils de Dieu Ressuscité. Les évangélistes Matthieu, Marc, Luc et Jean et l'apôtre Paul proclament : le règne ou le Royaume de Dieu, la résurrection des morts, la vie éternelle, l'immortalité ou encore l'incorruptibilité, la divinisation? Les Pères de l'Eglise, Irénée de Lyon et Pierre Chrysologue attestent leur foi dans l'immortalité de l'humanité : "Le Christ est mort, de telle sorte que par sa mort Il ressusciterait les morts de tous les temps". Les mystiques, Séraphin de Sarov et Syméon le Nouveau Théologien témoignent de façon irrécusable de leurs rencontres avec la Lumière, Jésus Christ Fils de Dieu, prémisses de la Vie éternelle : "Au sortir de cette vie, j'en commence une autre".
Résumé : Le mot " Pantocrator " est presque inconnu en Occident, alors que l'icône du Christ y apparaît çà et là. Le Christ Pantocrator n'est-il alors que le souvenir dépassé d'une lointaine civilisation byzantine ou peut-il contribuer, aujourd'hui, dans l'équivoque du monde contemporain, à faire redécouvrir l'Image de la divino-humanité de Jésus-Christ ? Ce questionnement a conduit la recherche de l'auteur, ou plutôt l'a mise en route vers Celui qui est " le Chemin, la Vérité et la Vie ". En partant de la Bible et des écrits des Pères de l'Église, elle peut conclure à la Vérité du Christ Pantocrator, c'est-à-dire le Tout-Puissant, ou encore Celui qui soutient le monde. Puis, approfondissant les fondements christologiques de cette Icône, justifiés par les sept Conciles oecuméniques, elle en manifeste la catholicité. Cette universalité se vérifie aisément avec les huit icônes du Christ Pantocrator présentées dans cet ouvrage : la première située à Rome dans les catacombes, la dernière située en France, sans oublier évidemment celle du mont Sinaï ainsi que les magnifiques mosaïques byzantines de Ravenne, de Sainte-Sophie ou de Daphni ! De plus, l'actualité du Pantocrator s'impose par la méditation philosophique : en authentifiant le champ de l'expérience, la phénoménologie rend possible une rencontre avec le sujet contemplé. Cette rencontre avec le Christ Pantocrator nous remémore le mot de Dostoïevski : " La Beauté sauvera le monde ", sachant que, pour l'écrivain comme pour le théologien, la Beauté c'est le Christ !
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Deux fois millénaire, le christianisme implique un cinquième de l'humanité. Ce volume en offre d'abord un survol historique ("Le Christianisme raconté"), de Jésus à Jean-Paul II, en passant par l'apogée du Moyen Âge et Vatican II. Suit l'abécédaire proprement dit (70 notices). On s'y repère par des carrés de couleurs indiquant s'il s'agit de doctrine (Apocalypse, Docteurs de l'Église, Péché...), de rituel (Musique sacrée, Reliques, Saints...), ou d'histoire (Hérésies, Judaïsme, Oecuménisme...). Des renvois par astérisques incitent aussi aux chemins de traverse. Les 100 illustrations, presque toutes en couleurs, font ressentir l'impact considérable du christianisme sur la culture occidentale. Chronologie, bibliographie sélective et index des noms viennent s'y ajouter. Très maniable, concis, suggestif, d'une présentation agréable sur papier glacé, ce livre présente les qualités de la collection ABCdaire. Ancien rédacteur en chef du quotidien La Croix, Jean Potin a écrit maints ouvrages sur l'Écriture Sainte. Pierre Chavot a collaboré à de nombreux travaux sur le christianisme. Colette-Rebecca Estin
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...