Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Je t'écris de Bordeaux. Blessures et refleurissements, Edition bilingue français-italien
Conte Giuseppe ; Travaux Christian
ARFUYEN
18,50 €
Épuisé
EAN :9782845903265
Poète, romancier, essayiste, dramaturge, Conte est aujourd'hui l'une des plus grandes voix de la littérature italienne. Son oeuvre a été découverte en France grâce à deux traducteurs : Jean-Baptiste Para a traduit L'Océan et l'Enfant (1989) et deux autres recueils de poésie en 1994 et 2002 ; Monique Baccelli a traduit deux romans en 2007 et 2008. Puis, étrangement, plus rien. C'est ainsi que l'un de ses plus grands recueils, Ferite e rifioriture, prix Viareggio 2006, n'a jamais été traduit ici. Livre pourtant largement écrit en France (Bordeaux, Nice...) et marqué par la littérature française : le texte central est un long monologue imaginaire de Baudelaire à l'île Maurice en 1841 ! Mais surtout puissant livre symphonique, chant d'amour à la vie menacée : menacée sur la planète par la folie destructrice de l'homme comme, chez le poète, par la venue de l'âge. "Il n'est pas possible, déclarait Conte dans une interview, de dire "Il faut sauver la nature" si l'on ne change pas la perception même de la nature. La nature n'a pas de langage propre mais je pense qu'elle trouve un langage à travers nous". C'est ce langage de la matière et du corps qui est au coeur du livre. Langage d'humilité et de tendresse, lucide et démuni : "Oh vie, je t'en prie /aie avec moi la main /légère. /Ne t'acharne pas contre qui t'a aimée /tant et sans raison, / comme doit aimer toujours celui qui aime".
4e de couverture : «Étienne Daho est à l'évidence l'un des jalons majeurs de la culture française d'aujourd'hui, sa musique et ses textes résonnent chez chacun de façon unique et chez tous avec une force et une distinction sans comparaison.» Fruit d'une collaboration étroite de dix ans entre Christophe Conte et Étienne Daho, cette seule véritable biographie autorisée aborde toutes les facettes d'un des artistes français les plus innovants et influents des trente dernières années. Nourri du témoignage de ses principaux collaborateurs mais aussi de sa famille et de ses amis, ce livre porte un regard à la fois subjectif et panoramique sur un parcours qui démarre pendant la guerre d'Algérie et se poursuit à Rennes avant d'embrasser un succès jamais démenti. Mais au-delà de Daho, figure tutélaire de plusieurs générations d'artistes, c'est plus largement toute l'histoire de la musique en France qui apparaît en filigrane dans ce récit, de l'après-punk jusqu'à aujourd'hui.Notes Biographiques : Christophe Conte est journaliste aux Inrockuptibles.
Zavanone Guido ; Conte Giuseppe ; Baccelli Monique
Ce poème de Guido Zavanone est fait pour surprendre les lecteurs et les plonger dans des tourbillons de visions, d'émotions et de connaissances. Un poème insolite dans le panorama d'aujourd'hui, que j'ai personnellement lu d'un seul trait, sans interruptions, saisi par la force de l'invention, revenant sur quelques images, quelques passages, mais avec le désir de continuer, plein d'admiration pour le courage et l'élan que demande un travail de ce genre. [...] Une oeuvre vraiment hors du commun, portée par un souffle puissant, avec des prises de position courageuses, un voyage qui va au bout du sens, un rêve dans le rêve, une enquête cosmique, stellaire, sur la vie parce que de la vie, sur son insondable mystère et sur l'infini. " (Giuseppe Conte, extraits de sa préface).
Crosson Jean-Claude ; Conte Giuseppe ; Chaillou Mi
Giuseppe ConteDe Saumur à AngersJe gare ma voiture place de la République. C'est une place asymétrique, fermée seulement sur les deux côtés où s'élèvent la façade de l'Hôtel de Ville, toute fleurie d'ornements gothiques, et les robustes colonnes néoclassiques du Théâtre. Tout le reste est fait de lumière et d'eau qui paraissent s'écouler ensemble. Ainsi Saumur et la Loire me semblent-elles vivre dans une symbiose essentielle. Je descends quelques marches et vais effleurer l'eau du fleuve de la pointe du pied. La ville ne se brise pas plus dans cette eau qu'elle ne s'y reflète. Elle en est imprégnée. Elle en absorbe l'horizontale majesté et la légèreté ondoyante.Le château de Saumur se dresse au-dessus du fleuve et des maisons comme s'il restait là suspendu. Compact et acuminé, tout en surfaces cylindriques et coniques qui s'élancent vers le haut, il fait partie de ces châteaux qui raniment en moi le souvenir de contes et de légendes plus tôt qu'ils ne me font penser à des duels et à des massacres. En me dirigeant vers lui, j'ai la surprise de me retrouver parmi des vignes. Ce spectacle me réjouit. Rien davantage qu'un vignoble ne me parle de paix et de travail, mais aussi d'abandon et de joie. Un château entouré de vignes est une radieuse promesse, placée sous le signe de Dionysos ou à tout le moins sous celui de Noé, le plus allègre des patriarches - celui pour lequel l'humanité peut avoir le plus de gratitude. Vu des hauteurs où je me trouve, le château est une arche prête à appareiller sur une mer de toits, de tâches vertes et d'espace bleus.
Paru en 1986, le livre de Francis Conte, professeur de civilisation russe à l'université de Paris IV-Sorbonne, s'est vite imposé comme la synthèse indispensable pour la compréhension de l'histoire des peuples slaves du VIe au VIIIe siècle. Privilégiant le thématique au chronologique, Francis Conte dégage de grands "massifs d'investigations" - des structures de l'espace à celles des sociétés, du cadre de la vie quotidienne aux mentalités religieuses et politiques -, définissant ainsi les caractéristiques des nations et civilisations d'Europe centrale et orientale.
Sur scène, s'opère publiquement et en langues visibles le retournement du sens commun: en aucun lieu au monde nous ne venons autant désadhérer. Et quitter la cause humaine. Et voir l'animal parler.
Les Editions Arfuyen ont publié en 2007 un ouvrage intitulé Etty Hillesum, "histoire de la jeune fille qui ne savait pas s'agenouiller", présentant pour la première fois trois lectures de cette oeuvre : juive (Claude Vigée), chrétienne (Dominique Sterckx) et laïque (Charles Juliet). Cet ouvrage donnait aussi pour la première fois la parole à la famille d'Etty, à travers le témoignage de notre cousine Liliane Hillesum, seule survivante de la famille Hillesum. La collection Ainsi parlait nous offre l'occasion de donner cette fois encore une approche très nouvelle de l'oeuvre d'Etty en revenant au plus près du texte original. Etty y apparaît dans toute l'urgence et la spontanéité de son écriture, écrivain toute débutante rassemblant dans des notes improvisées le matériau de ses futurs livres, quand la guerre serait finie. On trouve ici toute la force et la liberté de pensée de cette jeune femme extraordinaire, affrontée à l'extermination méthodique de tous les siens. De très nombreuses phrases admirables mais perdues dans l'énorme masse du Journal et des lettres (plus de 1000 pages) sont ici mises en relief dans un phrasé qui permet de retrouver un peu le naturel de cette voix. Au travers de ces écrits, ce qui frappe, c'est l'importance et la permanence de Rilke dans sa méditation quotidienne. Au camp de Westerbork, c'est Rilke encore qu'elle emporte (le Livre d'heures) avec la Bible et son dictionnaire de russe. Rilke maître à écrire, mais aussi maître de vie. Et c'est toute une nouvelle approche d'Etty qui apparaît là, sur la ligne de crête entre littérature et spiritualité.