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La traduction sous la loupe. Lectures critiques de textes traduits
Constantinescu Muguras ; Hewson Lance
PETER LANG AG
55,35 €
Épuisé
EAN :9782807602779
Cet ouvrage propose une " lecture critique des traductions " comme une forme plus souple et plus libre de critique des textes traduits. Cette lecture a pour mission de distinguer la traduction du texte original et de conduire à la reconnaissance de son statut propre. Elle suppose une analyse comparative de l'original et de ses versions, à travers un examen approfondi visant autant le micro-texte que le macro-texte et surtout la relation entre les deux. Plusieurs problématiques sont abordées, comme la traduction du conte merveilleux, des textes gastronomiques, ironiques, aphoristiques ou poétiques. L'auteur compare des traductions canoniques et des retraductions, découvre une autotraduction cachée sous l'apparence d'une traduction et réfléchit sur la voix et la conscience des traducteurs, telles qu'elles apparaissent dans le paratexte. Le corpus comprend des textes traduits de Flaubert, Maupassant, Brillat-Savarin, Grimm, Perrault, Voronca, Fondane, Bruckner, Jean, Cioran, Aubert de Gaspé, considérés dans le contexte de leur production, selon la mentalité traductive de leur époque. "[... ] il nous arrive parfois d'avoir le bonheur de découvrir un regard nouveau sur le phénomène de la traduction : c'est précisément la vertu du présent ouvrage. Ce livre érudit révèle aux lecteurs [... ] une recherche passionnante et approfondie. Il expose également les réflexions d'une traductologue émerveillée par des " solutions " de traduction qu'elle découvre au fil de ses lectures mais toujours soucieuse de mieux faire. (Lance Hewson) "
Extrait Écrire la nature C'est avec la parution de Nature en 1836 que l'histoire littéraire a coutume de dater la naissance du transcendantalisme. Commencé à l'automne 1833, lors de la traversée de l'Atlantique qui ramène Emerson de son premier voyage en Europe, et terminé trois ans plus tard, quelques mois après le décès brutal de son frère Charles en mai 1836, ce bref volume fait figure de manifeste. Le texte s'ouvre en effet sur une impérieuse déclaration d'indépendance et celui qui prend alors la parole - appelons-le Emerson - affirme vouloir retrouver une «relation originale à l'univers» afin d'élaborer une «théorie de la nature» qui permette de percer le secret de la «création» et rende raison de 1'«ordre» du monde. Or, l'exploration des «usages» et des «fins» de la nature conduit à déceler dans les formes sensibles des symboles de l'esprit, de sorte que l'observation de la nature équivaut in fine pour le sujet à contempler sa propre image. La mise au jour de la correspondance entre l'esprit et la matière annule la distance qui les sépare, consacrant l'union du sujet à lui-même et au monde. La théorie des correspondances qui sous-tend Nature a pour horizon l'avènement d'une coïncidence immédiate : elle cherche à se passer des structures intermédiaires et relève d'une logique de l'absolu où le sujet s'affranchirait de toutes les médiations, où toutes les différences seraient enfin résorbées dans la fusion du moi et du monde. C'est toutefois sur un ton étonnamment mélancolique qu'Emerson revient, huit ans plus tard, sur le rapport de l'homme à la nature et rouvre ce chapitre que l'on pensait clos. Dans «Nature», qui paraît en 1844 dans Essays : Second Series, l'affirmation exaltée de la puissance de l'esprit cède la place à l'aveu désenchante de l'impuissance du sujet à coïncider avec la nature : confronté à un dehors en perpétuelle métamorphose, ce dernier constate son impossible adéquation à ce qui non seulement l'excède, mais se dérobe à toute tentative de saisie. Découvrant l'inanité de ses rêves de congruence, la pensée prend acte de sa défaite à convertir la nature opaque en double transparent de l'esprit, tandis que le sujet reconnaît sa condition de créature déchue et se désole d'être devenu le jouet d'une nature qu'il avait cru à tort pouvoir dominer. Une telle lecture revient à partager la carrière d'Emerson entre l'enthousiasme des jeunes années et l'acceptation progressive du tragique de l'existence. Pour beaucoup, l'évolution d'Emerson vers un scepticisme grandissant se voit même confirmée à la lecture de «The Method of Nature», prononcé en 1841. Pivot de cette triade de textes, cette conférence amorcerait le renversement de perspective qu'accomplira l'essai de 1844, puisque Emerson y décrit déjà une nature inchoative, fluide, métamorphique - en un mot, insaisissable -, et un sujet conscient de sa propre finitude. Le mouvement du texte, qui opère par substitutions successives et ne pose de sujet du discours que pour mieux le retirer aussitôt, vient lui-même reproduire la dynamique transférentielle de la nature : comme si elle n'avait d'autre choix pour rejoindre un objet lui-même fuyant, l'écriture mime la méthode «extatique» de la nature, différant à jamais l'élucidation de son secret. La pensée semble alors prendre pour modèle l'excès à l'oeuvre dans la nature et renonce à y traquer sa propre image, sinon sous la forme d'un reflet brisé.
Résumé : Sujets d'étude présentés de façon claire et concise pour assurer une compréhension optimale dès le début de l'apprentissage. Accès à chaque organe orienté sur la pratique (délimitation, détails, rapports topographiques avec les organes voisins). Guide systématique de terrain des techniques d'examen par les professionnels. Plus de 600 images échographiques et 200 schémas explicatifs. Tous les points pratiques concernant la manipulation des sondes et la production des images. Dessins en 3D pour les vues anatomiques complexes (comme le hile hépatique par exemple). Images présentées séquentiellement pour faciliter la compréhension spatiale. Très nombreux " trucs " et conseils pratiques. Après étude de ce livre, vous pourrez : Reconnaître immédiatement tous les phénomènes échographiques importants, y compris les artéfacts trompeurs. Identifier et délimiter sans ambiguïté tous les organes abdominaux. Localiser et évaluer les structures difficiles d'un coup d'?il. Reconnaître les limites normales. Évaluer les aspects pathologiques les plus répandus.
Le Belge Edouard Empain obtient en 1898 la concession du Métro de Paris, qu'il construit et exploite. Pour alimenter son Métro en énergie, Empain devient producteur d'électricité et fonde la Société d'électricité de Paris. Déjà présent en France depuis les années 1880, le groupe Empain ne cesse dès lors plus de croître dans ce pays. Fleurons d'un empire industriel de dimension mondiale, ses entreprises comptent parmi les plus importantes du paysage économique français. La croissance du groupe Empain en France relève d'une saga à la fois industrielle et familiale. Trois générations se succèdent : un grand industriel européen, visionnaire et innovateur ; son frère ; ses fils. Des personnages hauts en couleur, très différents, reliés pour le meilleur et pour le pire par le sang et l'argent. Cette histoire, dévoilée de l'intérieur et jusqu'alors mal connue, a été enfouie dans la mémoire nationale sous les décombres de la Troisième République et éclipsée après Seconde Guerre mondiale par la nationalisation de l'électricité et la municipalisation du Métro.
This volume is a collection of essays published between 1999 and 2015 in the review The Federalist Debate. The book highlights the issue of federalism intended as a theoretical paradigm to interpret the major problems of our age, and in particular the issues of peace and war in a world characterized by an uncontrolled globalization.
Cet ouvrage part du postulat que le degré d'effervescence mémorielle est proportionnel au degré de violence subie dans le passé ou de silence imposé et perçu comme une injustice non réparée. Les mobilisations mémorielles autour d'un devoir de mémoire prennent souvent la forme violente de "guerres de mémoire" . Leur violence symbolique (ou autre) est en corrélation avec la violence des conflits passés : violence résultant de la conquête de territoires, violence politique des régimes dictatoriaux, violence des vainqueurs envers les vaincus, violence des empires à l'égard de leurs sujets, violence de guerres civiles et de luttes de libération nationale... Querelleuses, les mémoires de conflits alimentent des tensions politiques, susceptibles de déclencher de nouveaux conflits. Comment ces revendications à caractère purement mémoriel deviennent-elles un enjeu de lutte sociale et politique ? Quelle est l'attitude de l'Etat face aux visions alternatives, non officielles du passé ? Ces dernières parviennent-elles toujours à modifier le paradigme du grand récit national ? A quelles conditions peut-on arriver à un apaisement mémoriel durable ? Quelles sont les stratégies pour le rapprochement entre deux nations, autrefois belligérantes, ou pour la recherche d'une cohésion au sein d'une société divisée ? Un devoir de mémoire ne devrait-il pas s'accompagner d'un devoir de vérité pour toutes les parties impliquées dans le conflit ? C'est à ces questions, d'ordre d'abord éthique, que tentent de répondre les auteurs de cet ouvrage.
Le nationalisme européen a souvent été interprété comme la principale source de l'avènement des dictatures et en particulier des fascismes. Le retour actuel sur la scène politique d'un certain attachement à la nation, allant jusqu'à l'expression même de mouvements radicaux à caractère xénophobe ou raciste, est-il le signe annonciateur du retour des dictatures au coeur de l'Europe ? C'est dans le but de répondre à cette question que les auteurs de cette recherche collective ont entrepris de revisiter le nationalisme européen des années 1900 jusqu'aux lendemains de la Première Guerre mondiale en l'interrogeant non plus par rapport à la naissance des futurs régimes, mais en le considérant dans sa singularité, à un moment critique de l'histoire de l'Europe, le passage à la société de masse. Que signifie concrètement être nationaliste, en France, en Allemagne, en Italie, en Espagne, au Portugal, en Belgique, en Suisse ou encore en Pologne durant cette période critique ? Pour tenter de répondre à cette question, un des objectifs majeurs de ce livre est de privilégier l'étude des éléments constitutifs de "l'être nationaliste" : le registre du rapport au monde (sensibilité, culte du moi, dimension occupée par l'esthétique), mais aussi, les échanges entre diverses nations, la diversité des itinéraires, sans omettre la part dévolue à l'action politique au moment même où la guerre apparaît pour tous comme la grande épreuve de vérité.