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Gaston d'Orléans. Prince rebelle et mécène
Constant Jean-Marie ; Gatulle Pierre ; Hermant Max
PU RENNES
29,00 €
Épuisé
EAN :9782753556720
GASTON Gaston d'Orléans (1608-1660), fils d'Henri IV, frère de Louis XIII et oncle de Louis XIV, demeure un prince méconnu et controversé de l'Histoire de France, longtemps réduit au statut de conspirateur manipulé par ses proches. Cet ouvrage entend rendre justice au personnage en lui rendant sa complexité et sa richesse. Gaston d'Orléans est un prince rebelle qui s'oppose à son frère et surtout au cardinal de Richelieu, non par simple jalousie mais en raison d'un désaccord profond sur la gestion politique du royaume. C'est aussi un prince mécène, humaniste et collectionneur, passionné d'art, de culture, de livres, d'architecture et de botanique. Ces dernières années, le personnage a été complètement revisité par l'historiographie. Cet ouvrage était donc nécessaire. Il s'appuie sur les recherches les plus récentes menées par Jean-Marie Constant et Pierre Gatulle. Il propose notamment une ré-interprétation de son action politique : celle d'un prince épris de liberté doublé d'un homme de culture. Et c'est à Blois, le château où il résida longtemps, où il meurt en 1660, et pour lequel il a confié à François Mansart un grand projet de reconstruction, que le prince mécène réunit son exceptionnelle collection de livres, de peintures, de cartes, de médailles et d'oeuvres d'art. Richement illustré, ce catalogue donne ainsi à voir une partie de son précieux cabinet de curiosités, connu en son temps comme "un des plus riches cabinets de l'Europe".
Résumé : Mal connue pendant longtemps, la noblesse française des XVIè et XVIIè siècles bénéficie depuis quelques années des travaux d'une nouvelle génération d'historiens. Parmi eux, ce livre de Jean-Marie Constant, fruit de dix années de recherches, qui renouvelle complètement le sujet. On y apprend que les contemporains de Bayard et de d'Artagnan, violents, va-t-en-guerre passionnés, chefs d'entreprise dynamiques en matière économique, constituent une classe dirigeante ouverte en perpétuel renouvellement. Elle porte en elle toutes les espérances d'un pays neuf : la France du XVIè siècle. A cette époque, non seulement les valeureux guerriers, les doctes magistrats ou les grands marchands entrent dans la noblesse, mais aussi des paysans et des notables, campagnards devenus riches et puissants. Dès la Renaissance, cette noblesse sait cultiver de multiples arts de vivre, de savoureuses pratiques des relations sociales qui font l'originalité de son comportement et annoncent le siècle de Louis XVI où tout véritablement se transforme et change. L'anecdote significative et piquante, le portrait haut en couleur côtoient l'analyse scientifique la plus récente pour décrire cette grande mutation de la société française ancienne.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.