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Les élections sénatoriales en France (1875-2015)
Conord Fabien
PU RENNES
24,00 €
Épuisé
EAN :9782753549494
Les élections sénatoriales, qui constituent un élément clé dans la structuration du champ politique français, sont largement méconnues. Pourtant, ce scrutin, qui se déroule au suffrage indirect, permet d'analyser de façon originale et approfondie la société politique française, en matière d'étude électorale mais aussi de structuration du système partisan, d'examen des idées politiques et de décryptage des pratiques militantes. Les élections au suffrage indirect forment en grande partie un champ clos, particulièrement propice à l'étude du personnel politique dans son entre soi. Cet ouvrage s'appuie sur le dépouillement d'archives publiques et privées, nationales et locales, qui permettent, à travers les élections sénatoriales, une plongée dans la politique française, à diverses échelles, depuis le conseil municipal d'un petit village à l'enceinte du Parlement. Il se compose tout d'abord d'un suivi longitudinal des élections sénatoriales de 1875 à nos jours, qui éclaire l'importance de ce scrutin comme indicateur de l'opinion des élus locaux et plus largement de l'état des forces politiques en présence lors de périodes cruciales de la vie politique nationale. Il envisage ensuite les "pratiques politiques de l'entre soi" que suscitent ces élections au suffrage indirect, où même les électeurs sont quasiment tous des élus, et l'acculturation qu'elles exercent sur les forces politiques françaises.
Résumé : Les gauches européennes, composante importante et multiforme du paysage politique, n'ont pas fait l'objet d'une histoire croisée à l'échelle du XXe siècle. Cet ouvrage, qui s'inscrit dans une perspective résolument comparée, restitue les principales phases de l'histoire des gauches tout au long d'un siècle marqué par deux guerres mondiales, la décolonisation et l'émergence puis l'effondrement du système communiste en Europe. À l'heure de l'Union européenne à 27, il constitue une synthèse véritablement européenne, intégrant pays nordiques et pays d'Europe centrale et orientale. L'auteur accorde toute leur place aux différentes familles politique de gauche, extrêmes gauches, communistes, socialistes mais aussi écologistes et gauches libérales (radicalisme français, italien ou danois, républicains italiens, libéraux belges...). Afin de mesurer ce qui rapproche et divise ces forces politiques, la démarche associe l'étude des partis à l'évolution des idées et à l'examen des politiques publiques pratiquées par les gauches au pouvoir.
En 1789, la paysannerie constitue l'écrasante majorité de la population française. La Révolution française rompt avec le système d'une paysannerie enserrée dans un entrelacs de pouvoirs et de contraintes dont le régime seigneurial est le symbole. Elle entre alors dans un long XIXe siècle qui n'est pas exempt d'évolutions sans commune mesure toutefois avec le bouleversement de la mécanisation qui intervient au milieu du xxe siècle. Les effectifs de la paysannerie française s'effondrent alors littéralement tandis que les conditions de vie changent radicalement. Les paysans conservent toutefois dans l'opinion publique, les préoccupations politiques et l'imaginaire national une place hors de proportion avec leur nombre. Ce livre restitue un genre de vie qui fut dominant, livre les raisons d'un effondrement démographique et expose la diversité sociale de la paysannerie ainsi que son positionnement dans la sphère électorale.
Résumé : "Je suis trop petit. Qu'est-ce qui m'a pris de vouloir la porter dans mes bras comme une poupée. Je ne suis pas assez fort pour la retenir quand elle glisse dans sa tête. Alors elle tombe. Ca finit toujours comme ça. Pauvre chiffon de mère". Qui est ce narrateur ? Un enfant malade, un enfant rêveur, captif, un adulte qui n'aurait pas grandi. Tout peut s'imaginer dans cet univers clos, cette unité de lieu - la chambre d'une mère malade -, dans cette unité d'action : une fin de vie. Le narrateur est le témoin des soins continuels qu'on porte à la malade, des visiteurs qui se succèdent : en premier lieu, Lui, le père, qu'on craint et qu'on espère, puis la soeur aînée, la préférée, belle, enjouée, la cadette, dure, menant les choses à la baguette, les voisines, le curé, la ribambelle indistincte du reste de la fratrie. Violence, tendresse, révolte et désir se bousculent chez ce petit être fiévreux. Heureusement, dans la chambre, il y a les animaux, les faux, surgis d'on ne sait où, des ombres peut-être, ou des figures du papier peint, doués d'une vie propre et que l'enfant rencontre dans de mystérieuses assemblées. Il y a un chat, vrai celui-là, son confident. Mais les signes du dehors, l'espoir, arrivent jusqu'à lui par la fenêtre derrière laquelle il s'embusque, guettant les forces ou l'illusion qui lui permettront de partir.
Résumé : Le monde depuis 1870 est destiné aux étudiants de premier cycle (Licence, Classes préparatoires aux grandes écoles, jusqu'à la préparation du CAPES) et peut également être prescrit aux candidats à des concours sciences-po et administratifs pour leurs épreuves d'histoire contemporaine. Soucieux de leur offrir une information claire et précise, ce livre retrace l'évolution politique, économique, sociale et culturelle du monde depuis l'expansion coloniale et la généralisation de l'industrialisation jusqu'à la mondialisation la plus récente. Il accorde une place significative à la France mais aussi aux mondes extra-européens dont la place évolue considérablement dans les relations internationales au cours de la période considérée. Ce manuel s'organise autour de trois temps forts : - COURS : les notions sont exposées avec un accompagnement pédagogique pour faciliter la compréhension et la mémorisation (définitions, biographies, cartes, points à retenir, dates clés et bibliographie commentée). - METHODES : les méthodes de la dissertation et du commentaire de document (texte, statistiques, iconographie) sont présentées avec des exemples de sujets corrigés. - ATLAS : en fin d'ouvrage, un ouvrage tout en couleur propose les cartes essentielles.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.