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Un rendez-vous pour la foi
CONF EVEQUES FRANC
CERF
24,99 €
Épuisé
EAN :9782204059893
Les travaux de l'assemblée plénière des évêques de France ont été marqués par plusieurs temps forts : d'une part, l'évocation du passé récent de l'Eglise de France, avec de nouveaux échos sur la Lettre aux catholiques de France et une réflexion sur ce moment particulièrement révélateur des attentes des jeunes que furent les XIIè Journées mondiales de la jeunesse, d'autre part, l'ouverture d'un dossier de travail qui s'étendra sur deux ans : Proposer la foi dans la société médiatisée, et enfin, un ensemble de questions, très liées à l'actualité, qui concernent l'altérité culturelle et religieuse en France et dans le monde. Il s'agit plus précisément de la mission, du dialogue interreligieux avec l'islam et du phénomène de l'immigration, dossier dont l'intitulé, L'immigration, un rendez-vous pour la foi, a fourni le titre général de ce livre.
Nous tous, croyants par héritage, nous sommes très sensibles aux sondages, surtout quand ils nous disent la baisse de la pratique religieuse, la perte d'une certaine mémoire chrétienne et la montée d'une indifférence tranquille. Mais sommes-nous aussi sensibles aux signes insistants, qui manifestent une disponibilité nouvelle à la recherche du dieu vivant ? C'est cette nouveauté de la foi, dans le contexte de la société actuelle, que met en relief le rapport présenté par Mgr Claude Dagens à l'assemblée des évêques de France, à Lourdes, en novembre 1994. Ce rapport peut devenir un instrument de réflexion et de travail. Il est dédié à ses inspirateurs réels : - aux hommes et aux femmes qui demandent le baptême et dont la foi naissante interroge celle de tout le peuple de dieu, - aux jeunes qui reçoivent le sacrement de confirmation et qui cherchent dans la foi des raisons de vivre et d'aimer la vie, en un temps d'incertitude, - à tous ces croyants qui osent dire comment leur foi au Christ construit et soutient leur existence, - à ces responsables de la société civile qui nous révèlent que l'Evangile est aujourd'hui attendu d'une façon nouvelle : comme une ressource pour vivre et pour fonder des engagements durables. Ce rapport n'a pas d'autre but que de susciter cette libre proposition de la foi, qui vaut pour notre société entière.
Résumé : " Trois ans après notre Lettre aux catholiques de France, Evêques, nous réaffirmons notre volonté de proposer la foi dans la société actuelle. A l'aube de l'an 2000, notre message s'adresse aujourd'hui à l'ensemble des mouvements d'Apostolat des laïcs, aux associations de fidèles et communautés d'Eglise, pour les encourager et les appeler à assumer pleinement leur responsabilité de former des témoins de l'amour du Christ et de " l'Espérance qui est en nous " (1 P 3, 15). Ce projet s'inscrit dans les divers aspects de l'existence humaine et de notre société. Nous nous adressons également à l'ensemble des baptisés laïcs. Chacun d'entre eux reçoit mission de rechercher la cohérence entre sa foi chrétienne et les relations et charges quotidiennes. Cet appel s'adresse aussi aux ministres ordonnés à qui il revient d'accueillir et de promouvoir les initiatives des fidèles laïcs quand ils s'engagent personnellement et collectivement à mettre en ?uvre leur vocation première, à savoir la gérance et la transformation du monde à la lumière de l'Evangile. " Nous saluons enfin les hommes et les femmes qui, ne partageant pas notre foi, agissent, pour plus de justice et de fraternité, avec les membres des mouvements chrétiens d'apostolat. C'est avec un profond respect à leur égard que nous encourageons les catholiques à continuer ces collaborations. " Nous voilà appelés à proposer l'Evangile, non pas comme un contre-projet culturel ou social, mais comme une puissance de renouvellement qui appelle les hommes, tout être humain, à une remontée aux sources de la vie. " LES EVEQUES DE FRANCE.
Ce livre se fait l'écho d'un séminaire qui eut lieu les 4 et 5 mai 2009 à Paris, à l'initiative du Groupe épiscopal d'accompagnement du Renouveau charismatique qui a reçu mission de l'assemblée des évêques de veiller sur le Renouveau dans sa double composante, groupes de prière et communautés. Son souci est de conforter ces diverses réalités et de faire en sorte que cette grâce de Pentecôte prenne sa juste place dans l'Église. Nous voyons apparaître depuis quelques armées un nouvel élan charismatique qu'on a appelé "Troisième Vague" ou "Mouvement de la Gloire". Ce nouvel élan se manifeste surtout par de grands rassemblements qui se déroulent dans une ambiance émotionnelle forte avec des phénomènes comme des guérisons, des "repos dans l'Esprit des spasmes, des rires... La Parole y est annoncée par divers orateurs, catholiques, réformés, évangéliques... Au début, on y trouvait surtout des jeunes; actuellement, tous les âges sont représentés. Les échos que nous en avons sont divers: depuis les enthousiastes qui rapportent des fruits positifs jusqu'aux plus sceptiques qui en sortent troublés. Ce qui amène parfois des tensions dans les groupes de prière ou les communautés. Nous ne pouvions pas nous désintéresser de cet te réalité. C'est pourquoi nous avons été amenés à former une équipe pour l'analyser de plus près. On a fait appel à diverses disciplines: histoire, anthropologie religieuse, psychologie, théologie, pastorale. Le groupe a travaillé pendant plus de deux ans. Et c'est ce travail que nous avons voulu partager avec ceux qui ont répondu à notre invitation: évêques, délégués diocésains, instances du Renouveau et responsables de communauté. Nous l'avons voulu pour des personnes ayant charge pastorale. Leur mission est difficile et complexe: éduquer la foi et promouvoir une vraie maturité chrétienne, construire la communion ecclésiale, protéger la liberté et avoir souci (les faibles, favoriser les charismes tout en portant" un jugement sur l'authenticité et le bon usage de ces dons "(Vatican II, Apostolat des laïcs, n°3), et répondre en définitive à la consigne de Paul:" Ne pas éteindre l'Esprit, mais éprouver tout et retenir ce qui est bon.
Ce livre n'est ni un traité sur la mission ni une synthèse sur des approches nouvelles. Il est avant tout un témoignage sur la démarche entreprise par les évêques au cours de leur Assemblée. Il ne la présente pas comme exemplaire, mais comme un chantier passionnant, susceptible de mobiliser des énergies dans un domaine essentiel. Notre souhait est que d'autres s'en emparent : communautés, mouvements, services, mais aussi tout groupe motivé par l'urgence de la mission. Chaque diocèse verra comment poursuivre la route.
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.