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Dommages collatéraux
Conesa Pierre
FLAMMARION
20,30 €
Épuisé
EAN :9782080683465
Toute ressemblance avec des situations ou des personnes ayant réellement existé serait purement fortuite. Les lecteurs ne manqueront pas de sentir que les événements exposés dans ces pages ne peuvent qu'être le fruit d'une imagination fertile et débridée. Qui voudrait croire, par exemple, qu'une grande puissance se targue de gagner en quelques jours une guerre menée à 15 000 pieds d'altitude ? Qu'un avion réputé indétectable aux radars les plus perfectionnés puisse être abattu par une armée de paysans ? Qu'un responsable politique d'un grand pays démocratique appliqué à faire respecter le droit ait pu être financé, à son insu, par des réseaux mafieux ? Que des militaires disposant de l'armement technologique le plus moderne aient allégué l'ancienneté des cartes disponibles pour excuser le bombardement d'une ambassade étrangère... Tout cela n'est-il pas proprement invraisemblable ? Telles sont pourtant les péripéties que l'auteur décrit ici. Mais restons confiants : toute personne dans son bon sens saura se garder d'interprétations et de parallèles hâtifs qui auraient pour pernicieux effet de jeter un soupçon odieux sur l'ordre mondial qui naît sous nos yeux.
La disparition du grand ennemi soviétique a d'abord plongé les cercles stratégiques officiels dans un grand désarroi : c'est la Catastroika. Le risque de l'apocalypse nucléaire disparu, l'interventionnisme militaire redevenait envisageable dans un paysage mondial en ébullition et sans matrice. Après la victoire éclair de la Guerre du Golfe (120 heures), les plateaux télé deviennent le lieu du débat autour " d'experts " qui mandatent l'Occident en gendarme international, médiatisent telle ou telle crise, prétendent désigner le méchant, fustigent l'inaction des politiques et convainquent que telle guerre est " juste " et gagnable. Comment fonctionne ce complexe militaro-intellectuel ? Comment est-il né ? Comment a-t-il bâti son propre pouvoir ?
L'Occident est triomphant au début du XXe siècle : révolution industrielle, grandes démocraties colonisatrices au nom de la civilisation. Mais il donne naissance aux pires régimes dictatoriaux (nazisme et communisme), se rend coupable de deux guerres mondiales (20 et 50 millions de morts), du génocide de la Shoah et de la répression des luttes de décolonisation... L'Occident est donc accusé, par ses victimes mais aussi par ses propres intellectuels, de tous les maux de la planète et fait pénitence. Mais les autres civilisations ont-elles le même passif de massacres, exterminations, oppression culturelle... ? Et, si oui, ont-elles reconnu leur responsabilité et exprimé une repentance ? Selon Pierre Conesa, le comparatisme est la seule voie de sortie d'un débat très occidentalocentré qui permettra aux grandes démocraties, non pas de se dédouaner de leurs responsabilités, mais d'enfin comprendre les nouvelles règles de la vie internationale et de dépasser la crise de conscience qui la ronge et l'empêche d'avancer. C'est ce à quoi il s'attelle dans cet ouvrage, en revenant sur des décennies de carnages...
Farid a trouvé un truc génial, et parfaitement malhonnête, pour se faire des sous sans trop se fatiguer. Mais la mort de son père sera salutaire: il décide de rentrer dans le rang... et pour ce faire, doit obtenir un nombre impressionnant de papiers administratifs. On assiste alors à la rencontre surréaliste de deux mondes qui ne se connaissent pas, ne parlent pas le même langage: celui de la cité et l'univers de l'administration. Un courant d'air inopiné, une vitre qui se brise avec fracas: immédiatement, un processus inéluctable se met en branle, et le gouvernement, déjà sur les charbons ardents, est aussitôt prévenu d'une attaque à main armée et prise d'otages. Des Corses, des Arabes, des Sénégalais et même des Français? On ne sait trop. De cet imbroglio, Pierre Conesa tire une implacable morale politique: un régal inquiétant!
Résumé : "Le monde religieux est en pleine ébullition. Les transcendants de chaque camp peuvent dorénavant se battre en expliquant qu?ils ont un mandat direct de (leur) Dieu. Tous ces nombreux Dieux uniques et miséricordieux - empreints de paix et d?amour comme il se doit - ont eu à faire face aux délires mortifères de leurs disciples et à l?arrivée massive et incontrôlée de morts aux portes de leur paradis. Ils doivent tous ensemble convoquer les hommes pour les ramener à la raison. Est-ce que quelqu?un a leurs adresses ?". Pierre Conesa, 2015.
Au début du XXe siècle avec la naissance d'un mouvement va bouleverser les représentations de l'espace dans l'art: le cubisme. Cette école d'art, florissante de 1810 à 1930, se propose de représenter les objets décomposés en éléments géométriques simples (rappelant le cube) sans restituer leur perspective. La réalité devient une illusion et les artistes jouent à recomposer cette identité afin de susciter une image nouvelle. Ainsi on redécouvre l'univers des cubistes par les lieux de prédilection des artistes (le Bateau-Lavoir). On explore aussi les Arts comme le cinéma ou la poésie qui suivirent le mouvement sans modération. On confronte les péripéties des peintres et des sculpteurs (Braques, Delaunay, Gleizes, Metzinger, Picasso, etc.) afin de comprendre leurs oeuvres. Enfin, le cubisme se dévoile à travers ses spécificités comme le trompe l'oeil et le collage. Les oeuvres importantes se décomposent et révèlent la maturité de leurs auteurs pris dans un élan de liberté artistique. Un ouvrage pour dire: « Ce qui différencie le cubisme de l'ancienne peinture, c'est qu'il n'est pas un art d'imitation mais un art de conception qui tend à s'élever jusqu'à la création. » (Appollinaire)