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D'herbe, de terre et de sang. La Cerdagne du XIVe au XIXe siècle
Conesa Marc
PU PERPIGNAN
35,00 €
Épuisé
EAN :9782354121716
Et si l'histoire des régions frontalières n'était pas seulement dictée par la frontière ? Partagée entre la France et l'Espagne lors du traité des Pyrénées (1659), la Cerdagne est au centre de cette recherche sur les relations entre société et territoires. Mais, cette enquête va bien au-delà du cadre géographique et chronologique imposé par la frontière. En effet, les sources documentaires sont plurielles et invitent sans cesse à changer de rythme, d'échelle, de postes d'observation et de formes de récit pour saisir les changements dans la longue durée. Des paradoxes y apparaissent d'abord comme autant d'énigmes laissées sur le chemin. Trois acteurs y jouent les premiers rôles. En premier lieu, une ville perchée au coeur de ces montagnes domine et façonne du haut de ses privilèges et de ses prétentions cette région ; elle finit pourtant à bout de souffle et à la traîne d'une croissance rurale et régionale. La seigneurie apparaît ensuite comme un horizon du quotidien. Elle n'est pas ce monstre avide et aveugle si souvent décrié, mais elle permet, bien au contraire, l'exploitation du territoire par les paysans. Enfin, les " maisons ", véritables archétypes du monde pyrénéen, sont représentées par un héritier unique chargé de conserver un patrimoine réputé inaliénable et indivisible. Pourtant, elles n'en participent pas moins à un marché foncier qui renforce la concentration des terres au profit d'une minorité. Par ailleurs, le régime de l'héritier universel est également censé freiner l'apparition de nouvelles cellules domestiques. Or, cela n'empêche pas le nombre de maisons de tripler entre la fin du XVe siècle et la fin du XVIIIe siècle. L'ensemble de ces contradictions apparentes ne trouve de solutions que dans l'analyse serrée des relations successives que noue une société avec ses espaces, pour exploiter et réinventer ses territoires.
Résumé : Cet essai est écrit au second degré, mais tout ce qui y est relaté est tiré d'exemples réels. Il s'adresse aux parents désemparés face à un enfant qui se radicalise, aux enseignants, parfois confrontés à des élèves qui formulent des contestations d'autant plus irrationnelles qu'elles sont mal informées, enfin à nos décideurs, qui se déchargent de toute responsabilité en qualifiant les candidats au départ de "malades". On compterait aujourd'hui en Syrie et en Irak quelque 25 000 combattants étrangers venus de plus de 100 pays : à moins d'imaginer une épidémie de démence, il y a lieu de se demander ce qui les attire tant là-bas, et pourquoi l'Occident, toujours si prompt à assurer la stabilité internationale par des moyens militaires, est devenu l'une des cibles des djihadistes.
Cet ouvrage est publié à l'occasion de l'exposition Le regard d'Hélène dans les collections permanentes du Palais des Beaux-Arts de Lille. L'artiste cherche en photographie et en vidéo à tisser des liens entre regard, image, mémoire, lieu et temporalité. Dans chacune de ses photographies se décantent les impressions de plusieurs images, comme si chacune d'elles portait l'empreinte infime laissée par la précédente. La vidéo rejoue le même processus en l'inscrivant dans le mouvement. Avec Jean-Marie Dautel, attaché principal de conservation en photographie, Hélène Marcoz a imaginé de faire dialoguer ses oeuvres avec celles du musée, en portant une attention particulière à quelques grands genres de l'histoire de l'art, comme le paysage ou la nature morte. En parallèle, elle a réalisé au sein du musée une nouvelle série de photographies intitulée D'après. En questionnant les différences de temporalités entre la présence quasi immuable du tableau sur le mur du musée et le regard éphémère du visiteur qui le contemple, elle invite dans cette série à considérer le rapport intime à l'oeuvre, le temps passé, la proximité ou l'attitude physique. L'empreinte du visiteur sur le tableau nous amenant à nous interroger : qu'est-ce qu'une oeuvre sans un regard ? C'est aussi à cette question que répondent à leur façon les contributeurs de l'ouvrage (Liliana Albertazzi, Sonia Cheval-Floriant, Héloïse Conésa, Régis Cotentin, Jean-Marie Dautel, Dominique de Font-Réaulx et Héloïse Pocry), tous animés par leur connaissance intime de l'art photographique ou vidéo, qu'elle soit critique, théorique ou historique.
Conesa Pierre ; Séniguer Haouès ; Karampali Farhat
L'Arabie saoudite rivalise avec la Corée du Nord en matière d'atteintes aux droits de l'homme ; d'absence totale de droits de la femme ; d'usage de la torture ; d'intolérance religieuse absolue ; d'interventions militaires extérieures (Bahreïn, Yémen) ; d'absence de liberté de conscience, de la presse et de liberté d'opinion, etc. Une spécificité supplémentaire propre à l'Arabie : la peine de mort pour "blasphème" et l'athéisme assimilé à du terrorisme. Longtemps le régime s'est recroquevillé dans sa superbe indifférence avant que la guerre au Yémen ou l'assassinat de Khashoggi ne l'obligent à soigner son image. La solution a donc consisté à contracter avec toutes les sociétés internationales de relations publiques et les cabinets de lobbying, en particulier aux Etats-Unis et en France.