Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La ville précaire. Les "isolés" du centre de Marseille
Ascaride Gilles ; Condro Salvatore
L'HARMATTAN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782747514354
La " reconquête " des centre-villes est régulièrement présentée comme un en eu politique majeur, plus particulièrement à Marseille. Dans les discours des élites locales de cette ville, une des difficultés majeures réside dans l'incapacité à trouver des solutions au relogement des personnes isolées. Agées et appauvries, ces dernières sont le plus souvent issues de l'immigration maghrébine mais sont progressivement remplacées, dans l'habitat qu'elles occupent, par d'autres catégories de populations tout aussi précarisées. En définitive, ce qui organise leur marginalité, c'est la contestation de leur appartenance à la ville et à son histoire. Pourtant l'approche ethnique des quartiers centraux, élaborée il y a près de trente ans, reste dominante, et même si elle ne permet plus d'appréhender la situation actuelle, elle sert de paravent à la pauvreté et à la précarité qui se généralise et à l'incapacité des décideurs publics de les analyser et de les enrayer. Cet ouvrage s'emploie à montrer comment une " poignée " de gens sans importance apparente peut être emblématique de l'histoire et du destin d'une ville.
Ariane est une amoureuse du verbe, une lectrice passionnée et intranquille, une sauvée par la littérature, elle sait que la fiction dit le réel, que le mensonge littéraire est vérité, que la vérité est vertige, et elle joue comme on survit, elle lit comme elle respire, elle nous raconte des histoires, elle se raconte des histoires, car c'est ainsi depuis la nuit des temps, c'est ainsi que l'on vient au monde et que l'on y survit. Ces entretiens ne disent que cela, comment la petite Ariane, parla littérature a inventé son monde, comment elle l'a construit, habité corps et âme par-delà les obstacles, les déterminismes, et les injonctions de tous ceux qui ne savent pas que le salut naît dans un recoin minuscule et obscur où une enfant s'est réfugiée, emportant en cachette un livre, et en cachette l'ouvrant." Véronique Olmi. A travers cette conversation avec Véronique Olmi, à qui elle est liée par l'amitié autant que par la littérature, Ariane Ascaride éclaire le rôle vital qu'ont joué les livres dans son parcours de comédienne, de femme et de citoyenne engagée.
Marseille n'aime pas seulement imiter ses cartes postales, elle aime aussi dévorer ses propres enfants. Pour y être un peu plus qu'une sardine, mieux vaut s'en exiler. Un seul refuse de se plier à cette malédiction millénaire : Samson Derrabe-Farigoule. Sa grande gueule défie la Grosse Ville en une imprécation flamboyante, vibrante de griefs accumulés. Sous le flot de son verbe vengeur, les murailles de la Ville-Mère se fissurent et croulent pour faire apparaître la très puante réalité. Ravi par l'expression "rôtir le balai" trouvée chez Saint-Simon, Stendhal remarque : "La langue dégénère et perd son caractère parce que les vanités et les convenances (qui ont déjà tué la gaieté) empêchent d'employer ces mots". Et Werner Schwab confirme : "La langue vivante a été détruite par la politique, la bureaucratie et la publicité. Le langage est à présent dressé comme un berger allemand". Loin de la littérature encagée et des romans policés qui encombrent les librairies, Gilles Ascaride fait un malheur en déchaînant ses grandes orgues marseillaises.
Aimer son pyjama et le bien d'autrui, les escaliers et son téléphone portable, le conteneur, son tube d'aspirine, les montres et son livre de cuisine, son Formule 1, son musée et son album de photos, ne suffit pas à s'inscrire à l'école des " amours modernes ". Il convient d'y ajouter un peu de solitude, beaucoup d'humour, une dose d'impénitente misanthropie, plein de déclarations d'amours aux autres, le comique d'un Tati, le talent de Gilles Ascaride. L'auteur est universitaire. A une question sur les relations entre l'universitaire et le romancier, Gilles Ascaride répond " ils ne se portent aucun regard vu qu'ils ne peuvent pas se voir. je n'aimerais pas être entre eux si cela devait arriver. "
Dans ce livre ? Marseille au coeur de l'Histoire avec une bande de minots qui jouent avec le destin de Maurice Thorez (Maurice qui ?...), de l'antimilitarisme pas primaire du tout, les "trois jours" à Tarascon et l'insupportable attente du tampon "exempté", un candidat aux élections dont on se cague, un bras de fer féroce avec Hassan II, la vérité cachée sur la misère sexuelle de Mai 68, de la harangue révolutionnaire en prouvençaou postmoderne, de l'engatsade contre l'OM, un superhéros écrivain (ou l'inverse) et une préface du célèbre Vladimir Ilitch Mostegui Jr. A travers le temps et l'espace, depuis Marseille et dans le monde entier, l'overlittérature se fait historique et sociale, overpolitique.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.