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SUR TES RUINES J'IRAI DANSANT (SAMSON DERRABE-FARIGOULE DEFIE LA VILLE)
ASCARIDE GILLES
FIOUPELAN
14,00 €
Épuisé
EAN :9782916819051
Marseille n'aime pas seulement imiter ses cartes postales, elle aime aussi dévorer ses propres enfants. Pour y être un peu plus qu'une sardine, mieux vaut s'en exiler. Un seul refuse de se plier à cette malédiction millénaire : Samson Derrabe-Farigoule. Sa grande gueule défie la Grosse Ville en une imprécation flamboyante, vibrante de griefs accumulés. Sous le flot de son verbe vengeur, les murailles de la Ville-Mère se fissurent et croulent pour faire apparaître la très puante réalité. Ravi par l'expression "rôtir le balai" trouvée chez Saint-Simon, Stendhal remarque : "La langue dégénère et perd son caractère parce que les vanités et les convenances (qui ont déjà tué la gaieté) empêchent d'employer ces mots". Et Werner Schwab confirme : "La langue vivante a été détruite par la politique, la bureaucratie et la publicité. Le langage est à présent dressé comme un berger allemand". Loin de la littérature encagée et des romans policés qui encombrent les librairies, Gilles Ascaride fait un malheur en déchaînant ses grandes orgues marseillaises.
La découverte d?une voix singulière, drôle, touchante et poétique.Intimes et universelles, ces lettres d?Ariane Ascaride à son père depuis longtemps disparu mêlent les souvenirs d?enfance de la fille d?immigré italien de Marseille à un regard féroce et tendre sur notre époque. Écrites dans le temps arrêté du confinement, elles tracent l?autoportrait émouvant d?une femme qui a hérité de son père son verbe haut, son humour ravageur et une part de révolte. Elles disent, avec verve et parfois colère, la violence de notre société néolibérale, la bêtise humaine, mais aussi les plaisirs du quotidien et la joie des liens qui nous unissent.Ariane Ascaride est comédienne. Elle joue notamment dans les films de son mari, Robert Guédiguian, qui se déroulent pour la plupart dans les quartiers populaires de Marseille. À travers ses rôles, elle défend un cinéma social et engagé. Elle a reçu le César de la meilleure actrice pour Marius et Jeannette en 1998 et le prix d?interprétation à la Mostra de Venise pour Gloria Mundi, en 2019. Elle monte régulièrement sur scène, dernièrement dans Le Dernier Jour du jeûne de Simon Abkarian.
Dans une grande ville au bord de la Méditerranée, nommée Marsègue et dans un avenir incertain, la situation est totalement délétère. Les élites politiques sont corrompues et incompétentes, la voirie a cessé d?exister, les monuments s?effondrent, les rats règnent en maîtres et la disette est permanente? une petite Apocalypse qui n?a pas l'air de déranger grand monde. Un Maire à vie règne avec sa bande sur cette cité décadente et simule un débat politique avec ses adversaires et complices, les ultra nationalistes marséguais menés par Zobi Ravioli et les Sèfis de Suce-Bouffigue.
Il vivait dans il buio, sachant qu'en italien cela veut dire l'obscurité totale et aussi l'ignorance. Voilà, c'était bien ça. Dans ce noir épais, l'ignorance totale de tout et de tout ce qui pouvait s'y passer. C'était ça la vie de Gabriel". Vie obscure de Gabriel est un roman qui raconte le combat d'un homme contre ses démons intérieurs, les fantômes du passé, les ombres du présent, un affrontement sans merci avec le chaos d'une existence, il buio, pour en faire une oeuvre d'art.
Dans ce livre ? Marseille au coeur de l'Histoire avec une bande de minots qui jouent avec le destin de Maurice Thorez (Maurice qui ?...), de l'antimilitarisme pas primaire du tout, les "trois jours" à Tarascon et l'insupportable attente du tampon "exempté", un candidat aux élections dont on se cague, un bras de fer féroce avec Hassan II, la vérité cachée sur la misère sexuelle de Mai 68, de la harangue révolutionnaire en prouvençaou postmoderne, de l'engatsade contre l'OM, un superhéros écrivain (ou l'inverse) et une préface du célèbre Vladimir Ilitch Mostegui Jr. A travers le temps et l'espace, depuis Marseille et dans le monde entier, l'overlittérature se fait historique et sociale, overpolitique.
Dans ce livre ? Marseille au coeur de l'Histoire avec une bande de minots qui jouent avec le destin de Maurice Thorez (Maurice qui ?...), de l'antimilitarisme pas primaire du tout, les "trois jours" à Tarascon et l'insupportable attente du tampon "exempté", un candidat aux élections dont on se cague, un bras de fer féroce avec Hassan II, la vérité cachée sur la misère sexuelle de Mai 68, de la harangue révolutionnaire en prouvençaou postmoderne, de l'engatsade contre l'OM, un superhéros écrivain (ou l'inverse) et une préface du célèbre Vladimir Ilitch Mostegui Jr. A travers le temps et l'espace, depuis Marseille et dans le monde entier, l'overlittérature se fait historique et sociale, overpolitique.
Le 12 avril 1961, Youri Gagarine devenait le premier homme dans l'espace. Le lendemain, François Thomazeau voyait le jour à Lille, dans les quartiers Nord de Marseille. Débarqué sur Mars quatre ans plus tard par mégarde, il y cultive depuis le paradoxe: rocker dans la ville du rap, anglophile au pays de la pizza. Retenu à Marseille par sa propreté exemplaire, des impôts locaux dérisoires et la probité de ses élites, François Thomazeau s'y livre depuis à des pitreries plus ou moins lucratives, dont l'écriture de romans noirs cocasses, l'édition, la chansonnette et la promotion du sgoumfi. Bref, s'il n est pas né à Marseille, il risque fort d'y mourir...
Cet ouvrage est une parodie hilarante de cette littérature pseudospiritualiste et des manuels de sagesse sans peine fleurissant dans les librairies, destinés à tous ceux qui cherchent un supplément d'âme ou un sens à la vie. Mais c'est aussi un véritable ouvrage de spiritualité nourri des larges connaissances de l'auteur dans le domaine de la mystique, qu'elle soit chrétienne, musulmane ou chinoise. Si ce livre est irrespectueux, irrévérencieux et se moque allègrement de maintes idoles et autres grosses têtes vénérées, c'est que l'esprit de sérieux est fondamentalement un obstacle à la connaissance spirituelle. C'est donc bien une mystique marseillaise, faisant la part belle à l'exagération des Méridionaux, à leur verve inspirée, à leur verbe débridé, que déploie ce livre hors norme, rempli d'histoires farfelues, de situations cocasses et de personnages excentriques. Eloge des fadas, c'est aussi une explosion d'imaginaire, un hymne à la langue libérée, sûrement le fleuron de l'oeuvre d'Henri-Frédéric Blanc.
Doué de parole, d'une solide dose de bon sens et d'un humour décapant, un facétieux singe savant sème sa pagaille sur la Terre. Ce ne sont pas ses peaux de banane qui font trébucher l'engeance humaine, mais ses discours, ses saillies et son regard critique sur le monde. De Cauchemarseille à Nouillorque en passant par Paname-City, Bibi nous entraîne dans ses folles tribulations et nous enseigne que le sérieux est la singerie de l'homme. D'un livre à l'autre, d'un délire à l'autre, le Marseillais Henri-Frédéric Blanc construit une œuvre baroque et iconoclaste qui mêle dérision et poésie, satire sociale et humanisme, critique politique et tendresse, épopées romanesques et dialogues philosophiques. Ses textes, traduits en plusieurs langues, ont fait l'objet de nombreuses adaptations cinématographiques et théâtrales.