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Sport et politique en Afrique. Le Hafia Football-club de Guinée
Condé Cheick Fantamady
L'HARMATTAN
24,00 €
Épuisé
EAN :9782296067295
Depuis l'aube des indépendances africaines, les exploits sportifs sont aussi d'intenses moments de communion nationale. Qu'il s'agisse des formations nationales ou des clubs, les politiques ont toujours porté un intérêt particulier aux rencontres sportives de haut niveau qui engagent leurs ressortissants. Le football guinéen qui a connu ses heures de gloire grâce aux performances réalisées par ses clubs sur la scène africaine, aura fait l'objet d'une attention particulière de la part du pouvoir du premier président de la Guinée indépendante, Ahmed Sékou Touré. Ces clubs ont été parmi les meilleurs du continent, qu'ils ont presque dominé sans partage, de 1972 à 1978. Leur supériorité s'explique en grande partie par les titres qu'ils ont engrangés. Leur chef de file, le Hafia Football- Club, a disputé cinq finales de la coupe d'Afrique des clubs champions (1972, 1975, 1976, 1977 et 1978). Il a eu le mérite d'en gagner trois : 1972, 1975 et 1977. Il a pris part à de nombreux quarts et demi-finales du grand rendez-vous annuel de l'élite des clubs africains, auquel son nom est éternellement lié. Au cours de cette période, ce club guinéen a été l'auteur d'un exploit sans précédent : le Hafia Football- Club est devenu, en 1977, la première formation, dans l'histoire du football africain, à s'approprier définitivement un trophée mis en jeu par la Confédération Africaine de Football.
Si l'histoire de la Guinée est peu connue, celle des entités socio-culturelles qui la composent l'est encore moins. Cet ouvrage, qui s'appuie sur un vaste champ documentaire : témoignages, cartographie, archives coloniales, photographies..., s'ouvre par un bref aperçu de la situation précoloniale de la région de Siguiri en évoquant les contradictions internes qui ont engendré, parfois, des luttes acharnées entre chefferies rivales pour la conquête du pouvoir. Mais lorsque ces violences s'imposaient, elles restaient respectueuses des normes culturelles de l'époque. L'auteur aborde ensuite les péripéties de la résistance africaine dont l'échec a abouti à la mise en place du système colonial. L'hégémonie de la France a apporté des changements brutaux dans la vie des populations : régime de l'indigénat, travail forcé, portage... réalités propres à toute sphère d'influence coloniale française. Elle comporte des traits spécifiques à la région : construction de forts, création de villages de liberté, surexploitation des richesses minières... La période coloniale est également développée à travers le prisme d'actions aux conséquences diversement interprétées, comme l'école coloniale. Elle était chargée de la formation de cadres auxiliaires, mais elle a oeuvré aussi à l'émergence de la première intelligentsia du cercle.
Le 3 avril 1984, une semaine après la disparition du président Ahmed Sékou Touré, l'armée s'empara du pouvoir en Guinée. Les causes du coup d'Etat qui a placé le Comité militaire de redressement national (CMRN) à la tête du pays sont diversement interprétées. Les arguments invoqués par les militaires se heurtent aux démentis des anciens compagnons du père de l'indépendance guinéenne. Toujours est-il que la prise en main des destinées de la nation par les Forces armées provoqua une grande effervescence dans les rues de Conakry et sur toute l'étendue du territoire national. Des foules en liesse scandant "Vive la liberté" acclamèrent les nouveaux maîtres du pays. Le CMRN ne tarda pas à afficher sa volonté de rupture avec l'ancien régime. Le même jour, il fit libérer les prisonniers politiques détenus au Camp Boiro. Placé à la tête du pays par ses pairs, le colonel Lansana Conté apparut comme le symbole d'une Guinée nouvelle débarrassée des tares et des excès du régime précédent. Le nouveau président réaffirma l'adhésion de son gouvernement aux principes des droits humains et son attachement à la charte de l'OUA et à celle de l'ONU. Il parla de démocratie en promettant que plus personne ne serait poursuivi en Guinée à cause de ses idées. Cependant des contradictions internes éclatèrent très rapidement au sein de la nouvelle équipe dirigeante. Elles atteignirent leur point d'orgue le 4 juillet 1985 lors de la tentative de coup d'Etat perpétrée par le colonel Diarra Traoré. L'ancien numéro deux du régime évincé de la tête du gouvernement six mois plus tôt croyait tenir sa revanche en profitant de l'absence de Lansana Conté pour le renverser. Mais l'échec fut cuisant et les représailles impitoyables. Diarra Traoré y perdit la vie en même temps que la quasi-totalité des officiers supérieurs de son ethnie. Avaient-ils tous été ses complices dans son ambition de se hisser à la première place occupée par Lansana Conté ? Des amalgames et autres règlements de comptes ont-ils eu cours pour se débarrasser d'individus, dont le nombre et la brillante carrière agaçaient des proches du président ? Comment expliquer surtout la violence d'Etat et la férocité qui s'est abattue sur l'ensemble des membres de l'ethnie du colonel putschiste ? En effet, la tentative de coup d'Etat fomentée par l'ancien Premier ministre provoqua des arrestations multiples parmi les Malinkés et des exécutions sommaires difficilement quantifiables. C'est à ces questions et à d'autres encore que l'auteur tente de répondre au lendemain de ces événements qui contribuèrent à faire du général Lansana Conté le maître incontesté de la Guinée.
Si l'histoire de la Guinée est peu connue, celle des entités socioculturelles qui la composent l'est encore moins. Cet ouvrage, qui s'appuie sur un vaste champ documentaire : témoignages, cartographie, archives coloniales, photographies... s'ouvre par un bref aperçu de la situation précoloniale de la région de Siguiri en évoquant les contradictions internes qui ont engendré, parfois, des luttes acharnées entre chefferies rivales pour la conquête du pouvoir. Mais lorsque ces violences s'imposaient, elles restaient respectueuses des normes culturelles de l'époque. L'auteur aborde ensuite les péripéties de la résistance africaine, dont l'échec a abouti à la mise en place du système colonial. L'hégémonie de la France a apporté des changements brutaux dans la vie des populations : régime de l'indigénat, travail forcé, portage... réalités propres à toute sphère d'influence coloniale française. Elle comporte des traits spécifiques à la région : construction de forts, création de villages de liberté, surexploitation des richesses minières... La période coloniale est également développée à travers le prisme d'actions aux conséquences diversement interprétées, comme l'école coloniale. Elle était chargée de la formation de cadres auxiliaires, mais elle a oeuvré aussi à l'émergence de la première intelligentsia du cercle.
Résumé : Fille de l'esclave Abena violée par un marin anglais à bord d'un vaisseau négrier, Tituba, née à la Barbade, est initiée aux pouvoirs surnaturels par Man Yaya, guérisseuse et faiseuse de sorts. Son mariage avec John Indien l'entraîne à Boston, puis au village de Salem au service du pasteur Parris. C'est dans l'atmosphère hystérique de cette petite communauté puritaine qu'a lieu le célèbre procès des sorcières de Salem en 1692. Tituba est arrêtée, oubliée dans sa prison jusqu'à l'amnistie générale qui survient deux ans plus tard. Là s'arrête l'histoire. Maryse Condé la réhabilite, l'arrache à cet oubli auquel elle avait été condamnée et, pour finir, la ramène à son pays natal, la Barbade au temps des Nègres marrons et des premières révoltes d'esclaves. D'une voix profonde, Audrey Fleuret nous entraîne sur les pas de Tituba et retrace avec force ce récit douloureux et envoûtant.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.