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Guinée, 3 avril 1984. Une date et ses conséquences
Condé Cheick Fantamady ; Diallo Alpha Tayiré
L'HARMATTAN
45,50 €
Épuisé
EAN :9782343170121
Le 3 avril 1984, une semaine après la disparition du président Ahmed Sékou Touré, l'armée s'empara du pouvoir en Guinée. Les causes du coup d'Etat qui a placé le Comité militaire de redressement national (CMRN) à la tête du pays sont diversement interprétées. Les arguments invoqués par les militaires se heurtent aux démentis des anciens compagnons du père de l'indépendance guinéenne. Toujours est-il que la prise en main des destinées de la nation par les Forces armées provoqua une grande effervescence dans les rues de Conakry et sur toute l'étendue du territoire national. Des foules en liesse scandant "Vive la liberté" acclamèrent les nouveaux maîtres du pays. Le CMRN ne tarda pas à afficher sa volonté de rupture avec l'ancien régime. Le même jour, il fit libérer les prisonniers politiques détenus au Camp Boiro. Placé à la tête du pays par ses pairs, le colonel Lansana Conté apparut comme le symbole d'une Guinée nouvelle débarrassée des tares et des excès du régime précédent. Le nouveau président réaffirma l'adhésion de son gouvernement aux principes des droits humains et son attachement à la charte de l'OUA et à celle de l'ONU. Il parla de démocratie en promettant que plus personne ne serait poursuivi en Guinée à cause de ses idées. Cependant des contradictions internes éclatèrent très rapidement au sein de la nouvelle équipe dirigeante. Elles atteignirent leur point d'orgue le 4 juillet 1985 lors de la tentative de coup d'Etat perpétrée par le colonel Diarra Traoré. L'ancien numéro deux du régime évincé de la tête du gouvernement six mois plus tôt croyait tenir sa revanche en profitant de l'absence de Lansana Conté pour le renverser. Mais l'échec fut cuisant et les représailles impitoyables. Diarra Traoré y perdit la vie en même temps que la quasi-totalité des officiers supérieurs de son ethnie. Avaient-ils tous été ses complices dans son ambition de se hisser à la première place occupée par Lansana Conté ? Des amalgames et autres règlements de comptes ont-ils eu cours pour se débarrasser d'individus, dont le nombre et la brillante carrière agaçaient des proches du président ? Comment expliquer surtout la violence d'Etat et la férocité qui s'est abattue sur l'ensemble des membres de l'ethnie du colonel putschiste ? En effet, la tentative de coup d'Etat fomentée par l'ancien Premier ministre provoqua des arrestations multiples parmi les Malinkés et des exécutions sommaires difficilement quantifiables. C'est à ces questions et à d'autres encore que l'auteur tente de répondre au lendemain de ces événements qui contribuèrent à faire du général Lansana Conté le maître incontesté de la Guinée.
Si l'histoire de la Guinée est peu connue, celle des entités socioculturelles qui la composent l'est encore moins. Cet ouvrage, qui s'appuie sur un vaste champ documentaire : témoignages, cartographie, archives coloniales, photographies... s'ouvre par un bref aperçu de la situation précoloniale de la région de Siguiri en évoquant les contradictions internes qui ont engendré, parfois, des luttes acharnées entre chefferies rivales pour la conquête du pouvoir. Mais lorsque ces violences s'imposaient, elles restaient respectueuses des normes culturelles de l'époque. L'auteur aborde ensuite les péripéties de la résistance africaine, dont l'échec a abouti à la mise en place du système colonial. L'hégémonie de la France a apporté des changements brutaux dans la vie des populations : régime de l'indigénat, travail forcé, portage... réalités propres à toute sphère d'influence coloniale française. Elle comporte des traits spécifiques à la région : construction de forts, création de villages de liberté, surexploitation des richesses minières... La période coloniale est également développée à travers le prisme d'actions aux conséquences diversement interprétées, comme l'école coloniale. Elle était chargée de la formation de cadres auxiliaires, mais elle a oeuvré aussi à l'émergence de la première intelligentsia du cercle.
Résumé : C'est une histoire dont on croit tout savoir avant de l'avoir lue, dans une île exotique qu'on croit bien connaître sans jamais l'avoir visitée. On y trouve des personnages à la recherche d'eux-mêmes. Certains pensent que l'amour sera leur salut, d'autres savent dès le départ que ce ne sera pas si facile. Qui faut-il croire ? Tout a l'air réel et pourtant d'imperceptibles décalages nous font sans cesse douter : ce qui est écrit a-t-il bien eu lieu ? Il suffit de lire pour le savoir.
Moins de deux ans après la proclamation de son indépendance, la Guinée organisait sa première compétition de football dénommée la Coupe PDG. Cinq ans après, le Championnat national était lancé à son tour. Pendant un quart de siècle environ, les deux compétitions mobiliseront, année après année, plusieurs centaines de sportifs évoluant dans les différents clubs du pays. Qui sont-ils ? Que firent-ils à la faveur des joutes serrées et passionnantes qui les opposèrent sur les stades du territoire ? C'est à ces questions et à d'autres encore que l'auteur tente de répondre en reconstituant les faits marquants qui rythmèrent l'évolution de la Coupe PDG et du Championnat national de Guinée entre 1960 et 1984. En parcourant les pages de ce livre agréable à lire, on se familiarise ainsi avec les noms des héros de légende des deux épreuves, leurs exploits individuels et l'incidence qu'ils eurent sur le palmarès de leurs formations respectives. En journaliste et surtout en historien, Cheick Fantamady Condé nous promène dans le dédale du football naissant de la République de Guinée qui fit totalement sa mue après le départ du colonisateur. Il nous amène à avoir une pensée émue pour les illustres dirigeants dont l'abnégation fut à l'origine de son essor. Un livre à lire et à ranger soigneusement dans la bibliothèque de tous les spécialistes et passionnés du ballon rond.
Si l'histoire de la Guinée est peu connue, celle des entités socio-culturelles qui la composent l'est encore moins. Cet ouvrage, qui s'appuie sur un vaste champ documentaire : témoignages, cartographie, archives coloniales, photographies..., s'ouvre par un bref aperçu de la situation précoloniale de la région de Siguiri en évoquant les contradictions internes qui ont engendré, parfois, des luttes acharnées entre chefferies rivales pour la conquête du pouvoir. Mais lorsque ces violences s'imposaient, elles restaient respectueuses des normes culturelles de l'époque. L'auteur aborde ensuite les péripéties de la résistance africaine dont l'échec a abouti à la mise en place du système colonial. L'hégémonie de la France a apporté des changements brutaux dans la vie des populations : régime de l'indigénat, travail forcé, portage... réalités propres à toute sphère d'influence coloniale française. Elle comporte des traits spécifiques à la région : construction de forts, création de villages de liberté, surexploitation des richesses minières... La période coloniale est également développée à travers le prisme d'actions aux conséquences diversement interprétées, comme l'école coloniale. Elle était chargée de la formation de cadres auxiliaires, mais elle a oeuvré aussi à l'émergence de la première intelligentsia du cercle.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.