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QU EST-CE QUE L ART DOMESTIQUE ?
COMTE
PUB SORBONNE
27,00 €
Épuisé
EAN :9782859445539
Face à la puissance et à la complexité de la globalisation et des réseaux, certaines oeuvres d'artistes contemporains répondent par un mouvement sensible vers le "chez soi". L'"art domestique" reste un phénomène polymorphe qui invite à penser notre mise en demeure, entendue à la fois comme abandon du corps au confort, au décor, et comme incrédulité à échapper aux agressions du monde extérieur. Côté femme, les pressions sociale et économique incitent à les faire rentrer "à la maison" et les tâches ménagères sont loin encore d'être équitablement partagés. Des bricolages dominicaux aux technologies subtiles de la domotique chacun y exerce "sa" créativité. Est-ce au sein ou en marge de la maison qu'il faut situer la présence des écrans et des alarmes, le foyer télévisuel, l'arbre de Noël ou les nains de jardin ? Quand la voiture sort du garage, c'est la maison qui déroule ses fauteuils, sa radio, sa clim... En quoi l'art contemporain est-il imprégné d'un art de vivre commun, voire d'une conscience critique du quotidien que l'on pourrait qualifier de domestique ?
Le fondateur du positivisme ne s'est pas contenté d'exposer ses théories dans deux séries de grandes oeuvres constructives, il en a présenté aussi des sortes de " synthèses ", de résumés exotériques, destinés à un public plus large. Le Discours sur l'esprit positif (1844), discours préliminaire au Traité philosophique d'astronomie populaire, avait ainsi été conçu par Comte comme une sorte de " manifeste systématique de la nouvelle école ". La grande loi sur l'évolution intellectuelle de l'humanité vers l'esprit positif y est développée jusque dans ses conséquences sociales, éducatives et émancipatrices. " C'est dans les lois des phénomènes que consiste réellement la science, à laquelle les faits proprement dits, quelques exacts et nombreux qu'ils puissent être, ne fournissent jamais que d'indispensabes matériaux. Or, en considérant la destination constante de ces lois, on peut dire, sans aucune exagération, que la véritable science, bien loin d'être formée de simples observations, tend toujours à dispenser, autant que possible, de l'exploration directe, en y substituant cette prévision rationnelle qui constitue, à tous égards, le principal caractère de l'esprit positif ".
Comte-Sponville André ; Vighetti Patrick ; Brouste
L?amour, la sexualité, le désespoir, la solitude, la sagesse? Pour André Comte-Sponville, proche en cela des dizaines de milliers de lecteurs qui ont plébiscité son euvre, la philosophie n?a d?intérêt que si elle reste au contact de la vie vécue, de l?expérience quotidienne, qu?elle nous aide à éclairer et à approfondir.Dans ces entretiens avec une romancière, un poète et un jeune philosophe, il aborde en toute liberté les grands thèmes qui charpentent son euvre, n?hésitant pas à dévoiler son parcours personnel pour montrer comment une existence peut être illuminée par la pensée des grands auteurs. Et c?est finalement une invitation à partir nous-mêmes à leur rencontre, de façon à la fois intime et libre, qui nous est faite dans ce petit livre, depuis longtemps devenu un best-seller. Notes Biographiques : Normalien, agrégé et docteur de troisième cycle, André Comte-Sponville a longtemps enseigné la philosophie à l?université Paris I Panthéon-Sorbonne. Il est l?auteur d?une trentaine d?ouvrages traduits dans le monde entier.
La musique a-t-elle un genre ? " : dans les milieux autorisés, la question soulève encore souvent indifférence polie, sinon hilarité, voire mépris. Et pourtant ! Comme la littérature et la peinture, la musique n'échappe pas aux catégorisations genrées et encore moins aux inégalités de genre qui relèguent dans l'ombre les femmes artistes. Ce volume examine sur la longue durée ce phénomène d'invisibilisation des musiciennes à l oeuvre tant dans l'historiographie que dans l'imaginaire social, tant dans les discours que dans les pratiques de création et les programmations. Repérant les différentes voies de disqualification des talents féminins, les seize études réunies ici scrutent les indices de l'enfouissement des musiciennes dans les traités philosophiques et esthétiques, dans les manuels d'éducation, dans les témoignages du public, dans les récits de vie, comme dans les écrits savants et la critique musicale, y compris la plus récente. Surgissent ainsi autant de jalons pour débusquer et mieux déconstruire les stéréotypes de genre dans les écrits sur la musique et les pratiques musicales d'hier et d'aujourd'hui.
Résumé : Comment définir la famille en Grèce ancienne ? Qui invite-t-on chez soi ? Suivant quelles modalités ? Pourquoi ? Longtemps, les historiens ont exclu la famille du champ d'étude de la sociabilité, considérant qu'elle relevait de la sphère privée. L'analyse de célébrations ritualisées et normées, le plus souvent festives (mariage, naissance, décès ; sacrifices, banquets, processions, danses, chants), entre parents, amis et voisins, autrement dit entre familiers (oikeioi), ainsi que des discours qui y font référence (tragédies, comédies, plaidoyers civils, discours philosophiques, lois), conduit cependant à éclairer des formes de sociabilité plus ou moins formelle propres à appréhender la composition de la famille grecque dans l'Antiquité, son ouverture, ses limites et à définir ses normes, sa cohésion et son identité par des comportements spécifiques et les liens créés. Elle permet également de situer les individus dans l'oikos en fonction de leur statut, de leur âge et de leur sexe. Les célébrations sont organisées et transformées en spectacle, les relations forgées sont théâtralisées. La famille est ainsi comprise comme un noeud de solidarités organiques et imbriquées, un espace de visibilité sociale aux frontières perméables et floues, plutôt que comme une structure juridique figée et un lieu d'expression du privé à l'intérieur de la cité grecque. Le livre met en lumière les liens qui se nouent et perdurent à l'intérieur de la famille et la manière dont ces relations tissées dans un cadre domestique façonnent des interactions plus larges de la famille à la cité, principalement aux époques archaïque et classique, dans le monde grec. Il pose en définitive la difficile question de la nature de la cité.
Dans cette étude, De l'esprit des lois est abordé sous l'angle théorique d'une science nouvelle ayant pour objet les institutions humaines, puis sous l'angle politique d'un recensement des moyens disponibles pour freiner le passage au despotisme.