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APPEL AUX CONSERVATEURS
COMTE AUGUSTE
SANDRE
29,00 €
Épuisé
EAN :9782358210164
Destinée à terminer la révolution comment, dans tout l'Occident, au quatorzième siècle, la crise où la France se trouve plongée depuis 1789 n'a point encore acquis un caractère décisif. Elle continue d'osciller entre la rétrogradation et l'anarchie, en laissant toujours redouter des orages sans solution. Le besoin de concilier radicalement l'ordre et le progrès est pourtant senti de plus en plus depuis soixante ans. Il a fait graduellement surgir, sous le nom de conservateurs, un parti nombreux et puissant, qui s'efforce sincèrement d'écarter à la fois les révolutionnaires et les rétrogrades. C'est là que réside habituellement l'autorité politique, qui ne passe en d'autres mains qu'au moment des orages. Mais une telle prépondérance reste essentiellement neutralisée par l'absence d'une doctrine appropriée à cette destination. Un parti qui semble devoir irrévocablement éteindre l'état révolutionnaire ne tend jusqu'ici qu'à le faire indéfiniment durer, en consacrant à la fois la rétrogradation théologique et l'anarchie métaphysique, afin de pouvoir toujours opposer l'une à l'autre.
L'idée de la considération de 1a politique comme d'une science positive est une idée d'origine saint-simonienne. Le Plan des travaux scientifiques nécessaires pour réorganiser la société (mai 1822) de Comte rapproche le plus la politique de la science parmi les autres traités de l'époque qui n'envisagent pas aussi directement la notion de politique scientifique : que ce soit La science politique (1844) d'Ivan Golovine ou le Traité de politique et de science sociale (1866 - posthume) de P-J.-B. Buchez. La " science politique " semble avoir un objet d'une elle ampleur, d'une telle variété et d'une telle complexité que sa détermination précise peut nous paraître impossible. Comte voyait dans l'?uvre politique un " agrégat bien lié " ; de plus, pour Comte, il existait d'autres agrégats utiles à étudier que l'Etat. Dans la tradition du siècle des Lumières, les objectifs de Comte étaient de régénérer la société, de repenser l'homme, de le transformer en faisant appel à ses sentiments altruistes, et, pour cela, d'assainir les conceptions et les pratiques politiques.
Cette anthologie réunit les textes les plus fondamentaux et les plus célèbres de la philosophie des sciences d'Auguste Comte (les leçons inaugurales du Cours de philosophie positive, le Discours sur l'esprit positif) et permet de prendre connaissance d'une épistémologie très différente de celle que l'on qualifie généralement de positiviste.Le Plan des travaux scientifiques nécessaires pour réorganiser la société et d'autres textes de Comte posent parallèlement les linéaments d'une réflexion éthique et politique sur la nécessaire indépendance de la recherche scientifique et le rôle de la science dans l'histoire de la modernité occidentale. Les problèmes soulevés ici sont toujours d'une brûlante actualité.Les documents annexes, en particulier les articles d'Émile Littré, qui firent la célébrité du positivisme et le rendirent accessible au grand public, permettent de mieux comprendre le rôle surprenant joué par cette philosophie des sciences dans l'histoire des idées et des institutions françaises.
Cet ouvrage n'entend pas fonder une improbable macropolitique deleuzo-guattarienne mais souhaite plutôt explorer la présence d'une dimension micropolitique affirmative chez ces deux penseurs. Les chercheurs français et étrangers, dont les contributions sont ici réunies, abordent ainsi la dimension politique des arts, du cinéma et de la littérature en visant à souligner des formes de résistance au présent à l'heure où le globalitarisme économique et technologique induit un inévitable appauvrissement de la subjectivité individuelle et collective : " Nous ne manquons pas de communication, au contraire nous en avons trop, nous manquons de création ". Un enjeu éthico-politique de taille, retentissant autant chez Gilles Deleuze que chez Félix Guattari, consiste par conséquent à analyser les transformations de la subjectivité et de l'être-ensemble dans le cadre des mutations en cours, et à rendre compte des dynamiques de subversion nomadisantes, autant dans leur forme politique qu'esthétique, que les nouveaux régimes de domination viennent paradoxalement et indirectement produire.
Le monde de Philippe Delessert "est bien un monde poétique, c'est-à-dire un monde vrai, dangereusement vrai, merveilleux ou sorcier : un monde dont nous aurions pu et dont nous ne pouvons plus être les maîtres". (Ionesco)
On disait alors : Philippe est un saboteur. Mais c'était faux. Il fallait y voir de plus près. Philippe était un farceur. Un farceur assez inquiétant et d'espèce métaphysique." (Claude Frochaux)