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COMTE
PUB SORBONNE
16,00 €
Épuisé
EAN :9782859444587
Ce livre témoigne d'un événement qui s'est produit le même jour (lundi 1er octobre 2001) et dans le même lieu (Galerie les Filles du Calvaire, Paris). La manifestation - un colloque au milieu d'une exposition, une exposition autour d'un colloque - s'intitulait : " Va-y-avoir du sport ! " : Nous souhaitions avec ardeur que le sport frappât à la porte de l'art contemporain, et que les nombreux artistes qui en respirent les alentours, puissent pendant quelques heures envelopper de leurs ?uvres une réunion d'universitaires, avouons-le, aux préoccupations très dissemblables. En effet, des pathologies aux comptes économiques du sport, de l'histoire émouvante d'un club aux relations controversées avec la télévision, le collage était audacieux. Ainsi, des schémas, des tableaux, des diagrammes voisinent sans vergogne avec des ?uvres plastiques sous formes d'installations, de photos, de peintures, d'objets, etc. Si "le peintre apporte son corps" (Valéry), le sportif le consume. Et cette dépense demeure incommunicable dans l'ordre du discours. Le sport, nous en apprécions le spectacle, mais sa grave intériorité, sa "raison ardente", sauf à en avoir nous-mêmes la pratique régulière, nous sont hermétiques. Alors à notre tour, nous devenons silencieux.
Qu'est-ce qu'un « propos » ? Un article de journal, souvent inspiré par l'actualité, mais à visée au moins partiellement philosophique. C'est confronter sa pensée au monde, dans ce qu'il a de plus changeant, de plus inquiétant, en s'adressant au plus vaste public. Et chercher un peu d'éternité, dans l'histoire en train de se faire. Cela vaut-il la peine ? Il m'a semblé que oui. L'actualité, si souvent décevante ou effrayante, est aussi une incitation à penser. On n'en a jamais trop - et cela guérit, parfois, de la déception comme de la peur. Le réel est à prendre ou à laisser. La philosophie aide à le prendre. Mieux vaut penser que se lamenter. Mieux vaut agir que trembler.
Le fondateur du positivisme ne s'est pas contenté d'exposer ses théories dans deux séries de grandes oeuvres constructives, il en a présenté aussi des sortes de " synthèses ", de résumés exotériques, destinés à un public plus large. Le Discours sur l'esprit positif (1844), discours préliminaire au Traité philosophique d'astronomie populaire, avait ainsi été conçu par Comte comme une sorte de " manifeste systématique de la nouvelle école ". La grande loi sur l'évolution intellectuelle de l'humanité vers l'esprit positif y est développée jusque dans ses conséquences sociales, éducatives et émancipatrices. " C'est dans les lois des phénomènes que consiste réellement la science, à laquelle les faits proprement dits, quelques exacts et nombreux qu'ils puissent être, ne fournissent jamais que d'indispensabes matériaux. Or, en considérant la destination constante de ces lois, on peut dire, sans aucune exagération, que la véritable science, bien loin d'être formée de simples observations, tend toujours à dispenser, autant que possible, de l'exploration directe, en y substituant cette prévision rationnelle qui constitue, à tous égards, le principal caractère de l'esprit positif ".
Comte-Sponville André ; Delumeau Jean ; Farge Arle
La vie ne vaudrait d'être vécue, dit-on, que si elle apporte le bonheur. Mais que signifie être heureux ? Y a-t-il des recettes au bien-être ? Où se niche le bonheur ? Dans l'argent ? La réussite personnelle ? La santé ? Les plaisirs ? L'espérance d'un jour meilleur ? Est-il dans ce que nous avons ou dans ce que nous sommes ? De la pensée antique à nos frustrations modernes, en passant par l'invention du paradis, on verra avec les regards croisés du philosophe, du croyant et de l'historien, comment l'idée du bonheur a évolué au fil du temps, et combien son histoire mouvementée peut nous aider à mieux vivre aujourd'hui.André Comte-Sponville : philosophe, a publié de nombreux ouvrages sur l'éthique et la question du bonheur. Jean Delumeau : professeur honoraire au Collège de France, est spécialiste de l'histoire des mentalités religieuses. Arlette Farge : historienne et spécialiste du XVIIIe siècle.
Résumé : La philosophie intrigue ou effraie ceux qui ne la connaissent pas. Elle passionne, depuis vingt-cinq siècles, beaucoup de ceux qui ont pris la peine de l'étudier, à commencer par certains des plus grands génies de l'humanité, qui ont fait son histoire et sa grandeur. C'est cette passion que le présent ouvrage veut rendre compréhensible. Il explique ce qu'est la philosophie, comment elle a évolué à travers les siècles, enfin quels sont les grands courants, dans chaque domaine, qui la traversent ou s'y affrontent. L'ensemble constitue une introduction à la philosophie, donc aussi ? mais c'est à chacun d'inventer la sienne ? à la sagesse.
Hobbes nous dit que le mot "liberté" est spécieux. Il existe de fait un contraste frappant entre la plénitude que peut donner l'énonciation du mot, comme dans le célèbre poème d'Eluard, et le sentiment de vide provoqué par la désolante diversité des usages concrets, parfois ouvertement contradictoires. Tôt ou tard, la réflexion bute sur la polarité de la liberté comme affirmation de l'ordre censé nous protéger de la licence, de l'anarchie ou du nihilisme, c'est-à-dire de la "fausse" liberté, ou comme négation de l'ordre dont les contraintes sont suspectées d'être oppressives et incompatibles avec la "vraie" liberté. Les contradictions entre les conceptions de l'ordre associées à la liberté donnent une justification à la conception de la liberté comme négation. Mais celle-ci est également difficile à tenir car elle risque de nier son objet en basculant dans la licence illimitée. Le conflit entre la liberté comme affirmation et la liberté comme négation n'est pas un défaut du concept. Il faut plutôt dire : la liberté est l'un des concepts qui servent à penser la production historique d'objets par l'activité collective et conflictuelle des hommes. L'oscillation entre ces deux pôles, qui peut être embarrassante au point d'inciter à n'en plus parler, montre que de tels concepts ont une structure ludique, au sens de ce qui fait l'intérêt de jeux intellectuels aussi futiles que les échecs. Ce livre peut se lire comme une introduction au jeu conceptuel de la liberté.
Dans cette étude, De l'esprit des lois est abordé sous l'angle théorique d'une science nouvelle ayant pour objet les institutions humaines, puis sous l'angle politique d'un recensement des moyens disponibles pour freiner le passage au despotisme.
Les désaccords philosophiques dont l'idée de liberté fait constamment l'objet ne font-ils pas signe, au-delà des querelles métaphysiques, vers la dynamique réelle de la liberté - et indissociablement de son idée - dans ses productions socio-historiques et, par conséquent, jusque dans ses négations ? Cet essai propose un travail généalogique autour du mot "liberté" : les significations successivement attribuées à ce concept sont essentiellement reliées à des expériences d'aliénation, dont elles constituent des projections en positif, idéalisées. Articulant histoire de la philosophie et philosophie sociale, Peggy Avez explore plusieurs configurations - la peur de l'exil dans l'Antiquité, la conception chrétienne de l'homme endetté, la crainte asservissante d'autrui pour les modernes et la peur contemporaine de l'objectivation unilatérale chacune forgeant des significations de la liberté comme autochtonie, rédemption, sécurité et réinsertion du sens. De la "dialectique négative" de l'idée de liberté - ce dont les idéaux de liberté veulent émanciper l'homme constitue ce qui le conduit à s'aliéner - à la dialectique de la praxis - dans laquelle l'idée de liberté devient mythe et mobilise des mécanismes psychologiques à la faveur desquels l'aspiration à l'émancipation se mue en désir d'adaptation et d'obéissance -, l'auteure suit comme fil directeur l'histoire de la philosophie, qui fournit des éléments fondamentaux non seulement pour réveiller les sens du terme "liberté", confusément sédimentés dans notre usage discursif, mais aussi pour comprendre le rôle essentiel de Vidée de liberté dans l'imaginaire social.