
Les chiffonniers de Paris
L'âge d'or du chiffonnage à Paris, c'est la monarchie de Juillet et le Second Empire. Dans ces années 1820, on lit, on écrit de plus en plus, la presse et la librairie produisent sans relâche, et le papier manque. Le chiffon devient une matière précieuse avant l'invention de la cellulose du bois. Créature de la nuit, le chiffonnier est abondamment représenté dans les caricatures de Daumier, Gavarni ou Traviès, avec sa hotte au dos, son crochet à la main et sa lanterne. On le croise dans la poésie de Hugo, Gautier, Baudelaire et dans les romans réalistes d'Eugène Sue ou Champfleury. Le chiffonnier, on l'a compris, est l'alter ego de l'écrivain, l'un n'existerait pas sans l'autre. Dans ce livre très richement illustré, il est question de littérature, mais aussi d'images, car celles du chiffonnier sont innombrables, et peu de passagers du siècle ont été portraiturés autant que lui, ou encore d'économie, de société, de politique, dans une histoire culturelle intégrée du moment du chiffon.
| Nombre de pages | 512 |
|---|---|
| Date de parution | 11/10/2017 |
| Poids | 1 008g |
| Largeur | 172mm |
| SKU: | 9782072735141 |
| wmi_id_distributeur: | Not set |
| Is Salable (from plugin): | Yes (In Stock) |
| Is Salable (direct MSI check): | Yes (In Stock) |
| Distributor Name: | Par défaut |
| Availability Value: | 0 |
| Availability Label: | Epuisé |
| Match Result: | |
| Default Availability (Config): | 0 - Epuisé |
| Raw Config Mapping: |
Array
(
[_1772119784121_121] => Array
(
[id] => 12707000
[name] => 12707000
[availability] => 1
[activation_attribute] => 1
)
)
|
| EAN | 9782072735141 |
|---|---|
| Titre | Les chiffonniers de Paris |
| Auteur | Compagnon Antoine |
| Editeur | GALLIMARD |
| Largeur | 172 |
| Poids | 1008 |
| Date de parution | 20171011 |
| Nombre de pages | 512,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Un été avec Baudelaire
Compagnon AntoineAucun poète ne nous a laissé autant de vers mémorables. Aucun écrivain n'a mieux parlé de l'amour, du spleen, du voyage. Pour lui, l'été fut celui de l'enfance, saison à jamais révolue, paradis perdu que sa poésie voudrait retrouver. Moderne et antimoderne, Baudelaire reste notre contemporain, même si certaines de ses opinions peuvent nous scandaliser. Il détesta le progrès, s'intéressa à la photographie pour la disqualifier, songea à se suicider parce que les journaux multipliaient leur tirage, affronta le Mal éternel. L'oeuvre de cet homme blessé - poésie en vers et en prose, critique d'art et critique littéraire, fragments intimes, satires et pamphlets - fut d'abord condamnée pour ses provocations. Elle rejoignit bientôt les classiques. Baudelaire, qui admirait Delacroix et Manet, fut l'un des plus lucides observateurs de la désacralisation de l'art dans le monde moderne. Dandy, ami des chiffonniers, il fut l'être de tous les paradoxes et de toutes les originalités. "A sauts et à gambades", comme dans Un été avec Montaigne, Antoine Compagnon nous fait relire Les Fleurs du Mal et Le Spleen de Paris. En trente-trois chapitres, il nous invite à partager un Baudelaire inclassable et irréductible.EN STOCKCOMMANDER13,00 € -

La classe de rhéto
Compagnon Antoine«Tout s?est joué durant la classe de première, quand je débarquai de la riante Amérique, au milieu des années soixante, et découvris l'un des établissements sévères où la vieille France instruisait ses futurs chefs. Je grandirais encore, mais je ne changerais plus. Du moins je vis sur cette illusion, comme si j?étais resté le même par la suite. Mon idée de ce pays était faite, mon sens de l?autorité et de l?indiscipline, de l?honneur et de la honte, de la fierté et de la servitude, de l?amitié et du mépris. Cette année-là, je l?entamai comme un bleu, l?éternel bizut tombé des nues, abîmé sur terre, et quelle terre ! Je la terminai en pensant savoir qui j?étais et quel était le monde où j?allais vivre, un grand, un immense bahut, avec son ordre serré et son anarchie profonde, sa règle apparente et ses arbitraires incessants, ses peines et ses allégresses, ses mensonges, ses hypocrisies, ses passions. Chacun se raconte une histoire à laquelle il s?attache. Dans mon roman, la rhéto a été le n?ud fatidique.»ÉPUISÉVOIR PRODUIT9,20 € -

L'âge des lettres
Compagnon AntoineRésumé : Roland Barthes avait pensé intituler une conférence "Proust et moi". Après réflexion, il l'appela "Longtemps, je me suis couché de bonne heure". Non qu'il vît de la présomption dans la première formule. Employée par lui. disait-il, et non par un témoin, elle n'impliquait aucune comparaison, mais exprimait une identification. Loin de s'égaler à Proust, il entrait humblement dans ses pas. Si je le comprends bien, il y aurait eu de l'audace de ma part à nommer ce livre-ci "Roland et moi", puisque je l'ai vu vivre durant quelques années. N'ayant pas côtoyé Proust, rien ne l'empêchait de dire "Proust et moi", tandis que je ne pourrais pas écrire "Roland et moi en toute simplicité. En vérité, il ne s'agit ni de se comparer ni de s'identifier, mais, trente-cinq ans après sa mort, de revenir, comme je le fais souvent dans ma tête, sur notre amitié, d'en parcourir les étapes, de fouiller dans ma mémoire, de retrouver ce que je lui dois, de lui rendre grâce pour ce qu'il m'a donné. pour les progrès qu'il m'a fait faire. On ne se lance pas dans ce genre d'enquête si l'on ne se sent pas contraint et forcé. On y résiste jusqu'au moment où elle s'impose. Ceci est ma recherche de Roland.ÉPUISÉVOIR PRODUIT15,00 €
Du même éditeur
-
Oeuvres romanesques. Tome 1, Poèmes de guerre et d'après-guerre
Hemingway ErnestRésumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.EN STOCKCOMMANDER77,50 € -
Iliade - Odyssée
HOMERETraduit du grec par Robert Flacelière et Victor Bérard. Édition de Robert Flacelière et de Jean Bérard. Index par René Langumier.EN STOCKCOMMANDER62,50 € -
Oeuvres complètes. Oeuvres italiennes ; Oeuvres latines ; Divine comédie
DANTENé en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.ÉPUISÉVOIR PRODUIT76,50 € -
Oeuvres romanesques et voyages. Tome 2
Chateaubriand François-René deRésumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.ÉPUISÉVOIR PRODUIT66,50 €
De la même catégorie
-
La question juive. Une interprétation marxiste
Léon AbramRésumé : "On ne peut résoudre la question juive indépendamment de la révolution prolétarienne mondiale." -Abram Léon, 1942. Depuis le début du vingt-et- unième siècle, le venin anti-sémite et les attaques violentes contre les Juifs ont commencé a se propager. Il ne s'agit pas d'une aberration historique. Ce qui les alimente, ce sont la crise actuelle du capitalisme et l'éclatement de "l'ordre" impérialiste issu de la seconde guerre mondiale, qu'on appelle "globalisation" depuis quelques décennies. A chaque tournant de l'histoire, depuis l'Antiquité et le féodalisme jusqu'à la montée du capitalisme et, depuis un siècle, l'agonie de l'impérialisme, les Juifs ont été victimes de persécutions. Y compris lors du génocide qu'Hitler appelait froidement la "solution finale". Pourquoi la haine des Juifs continue-t-elle à montrer son visage hideux ? Quelles en sont les racines de classe ? Pourquoi n'y a-t-il "pas de solution à la question juive sous le capitalisme, ni de solution aux autres problèmes auxquels fait face l'humanité", sans luttes révolutionnaires qui nous transforment à mesure que nous luttons pour transformer notre monde ?EN STOCKCOMMANDER19,00 € -
Les premiers instituteurs. 1833-1882
Reboul-Scherrer Fabienne ; Ozouf MonaNos jeunes maîtres étaient beaux comme des hussards noirs..." La célèbre évocation de Péguy glorifie les instituteurs républicains, les fondateurs de l'école laïque, gratuite et obligatoire de Jules Ferry. Mais que sait-on de leurs prédécesseurs ? De ces maîtres des années 1833-1882 qui les premiers, selon la loi Guizot, devaient être munis d'un brevet de rapacité et enseigner dans toutes les communes de France ? Le récit de Fabienne Reboul-Scherrer montre qu'ils n'ont pas démérité. Mal préparés à leur tâche, privés des outils pédagogiques les plus élémentaires. pris dans les luttes d'influence entre le pouvoir politique qui fixe les programmes, l'Eglise qui leur confie l'instruction religieuse, et les municipalités qui doivent souvent à contre-tueur les payer et entretenir la "maison d'école", ils ont vécu et agi en véritables pionniers de l'instruction de masse. L'auteur nous invite à suivre quelques-uns de ces destins exemplaires qu'elle replace dans les âpres débats sur l'éducation et dans le contexte politique troublé de l'époque. Bien des questions abordées ici trouvent un écho dans nos interrogations contemporaines : le statut et la mission des instituteurs, les méthodes pédagogiques. le coût de l'instruction, la place de l'Ecole dans la vie de la nation.ÉPUISÉVOIR PRODUIT21,45 € -
Histoire de la sorcellerie
Arnoud Colette ; Jerphagnon LucienQue sait-on vraiment des sorcières et de leurs charmes ? Quelles fonctions leur ont été attribuées ? Et surtout, quelles représentations a-t-on projetées sur ces créatures surnaturelles ? Toujours redoutées, souvent dénoncées et parfois brûlées, les sorcières hantent depuis toujours l'imaginaire occidental. Les Grecs avaient les leurs et nos sociétés contemporaines continuent d'en cultiver l'image. Colette Arnould retrace l'étrange histoire de la sorcellerie de l'Antiquité jusqu'au XXe siècle dans un récit qui dépasse largement la simple chronique : au fil des pages se profilent quelques grandes questions telles que la place des femmes dans la société, la tolérance ou la fascination pour le mal et la violence. Autant de sujets d'une actualité inquiétante.ÉPUISÉVOIR PRODUIT12,00 € -
Monsieur Léon, Juif Russe 1882-1928. Histoire banale et singulière d'un Juif né en Russie et mort en
Chambon Daniel ; Silvain GérardDès l'assassinat du tsar Alexandre II, les pogroms se multiplient et leurs victimes se comptent par milliers. Son successeur promulgue les Lois de Mai, très répressives envers les Juifs, pourtant étrangers à l'attentat. Entre 1881 et 1914, deux millions et demi d'entre eux fuiront alors la Russie. Evsei-Leib Doubrovsky, né en 1882 à Tshnigoff, au nord de Kiev, se réfugiera en 1905 dans la France des Droits de l'homme. Pour mieux s'intégrer, il francisera son prénom en Léon et, pour parachever son intégration, s'engagera dans la Légion étrangère pour la Grande Guerre. Il mourra en 1928. Son histoire, proche de celle de beaucoup d'émigrés juifs de cette époque, peut sembler banale. Elle est néanmoins singulière, car elle n'est que celle d'un seul homme, qui plus est le grand-père de l'auteur. Tout en relatant la vie de Léon et de sa famille dans le milieu de la confection parisienne, elle s'inscrit dans le contexte général de l'Europe de cette époque, de la Russie tsariste à la France des Années folles, en passant par les bouleversements de la Grande Guerre et de ses conséquences. Mais, pour l'auteur, il s'agit avant tout d'élucider une légende qui a bercé sa vie et dont il n'a réussi à percer le mystère qu'en menant une véritable enquête à partir de témoignages, de documents cachés, de recoupements et de ses propres souvenirs. La forme autobiographique et posthume à la fois fait du récit un roman. La mélancolie du sujet est contrebalancée par un humour sous-jacent, typiquement ashkénaze. Un cahier de 8 pages de photos de famille, plus une carte et un arbre généalogique éclaire cet itinéraire.ÉPUISÉVOIR PRODUIT16,00 €









