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Documents. Volume 2 (1986-2009)
COM THEOLOGIQUE INT
CERF
49,00 €
Épuisé
EAN :9782204100618
Composée de trente théologiens provenant de différents horizons culturels et théologiques, la Commission théologique internationale, créée en 1969 par le pape Paul VI, est un organisme proprement théologique, et non pas magistériel, rattaché à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Examinant des thèmes d'actualité, elle offre une perspective théologique commune. Dans ce deuxième volume , elle réunit des documents élaborés et approuvés entre 1986 et 2009, traitant divers sujets de théologie fondamentale, dogmatique et morale : Foi et inculturation (1988) ; L'interprétation des dogmes (1989) ; Quelques questions actuelles concernant l'eschatologie (1992) ; Le Dieu Rédempteur : questions choisies (1995) ; Le christianisme et les religions (1996) ; Mémoire et réconciliation : l'Eglise et les fautes du passé (2000) ; Le diaconat : évolution et perspectives (2003) ; Communion et service : la personne humaine créée à l'image de Dieu (2004) - celui-ci inédit jusqu'à présent en version française ; L'espérance du salut pour les enfants qui meurent sans baptême (2007) ; A la recherche d'une éthique universelle : nouveau regard sur la loi naturelle (2009). Pour cette édition, toutes les traductions ont été révisées.
Avec ce nouveau texte, la Commission théologique internationale livre le fruit d'un long travail sur un sujet capital: l'art et la manière de faire de la théologie. Loin d'être réservé au seul cercle des théologiens, ce document concerne tous les fidèles et même, très au-delà, tous ceux et celles qui souhaitent comprendre ce que signifie "faire de la théologie". Il revient aux théologiens de penser la foi chrétienne au regard des défis d'aujourd'hui et de permettre aux chrétiens, à partir de leurs travaux, de rendre compte de l'espérance qui est en eux (voir l P 3, 15). Benoît XVI insiste sur le nécessaire rapport entre foi et raison. Il souligne également la nécessité de prendre en compte la culture contemporaine. La théologie est donc appelée à élaborer sa réflexion dans un monde où le terme "Dieu" revêt plusieurs significations. Il lui faudra pour cela toujours revenir à l'Ecriture, l'envisager dans son contexte pour que les hommes de notre temps puissent l'interpréter. La Théologie aujourd'hui: un document important qui donne des clefs pour comprendre comment l'Eglise cherche sans cesse à mieux appréhender la foi dont elle vit pour toujours mieux la partager.
La loi naturelle est la norme de l'éthique que tous les hommes peuvent découvrir en eux, au coeur irréductible de la personne humaine, que nous appelons sa nature. Ce n'est donc pas seulement la constatation empirique de la convergence des éthiques qui peut motiver l'agir humain, mais la conscience que l'éthique a un fondement dans l'humanité même de l'homme, et qu'elle crée par là même des droits et des devoirs pour tous les hommes. Puisque nous prétendons que cette loi existe dans l'humanité de l'homme, elle n'est pas à inventer, mais à découvrir, à déceler dans les différentes cultures humaines qui l'expriment chacune d'une manière singulière. Notre travail tente de discerner dans les grandes traditions philosophiques et religieuses de l'humanité le surgissement de cet universel humain (...). Nous avons fait le pari que la notion revisitée de loi naturelle n'effrayera pas le lecteur. Notre travail s'adresse en premier lieu aux acteurs de l'Eglise catholique qui pratiquent le dialogue avec la culture contemporaine, dans les domaines qui aujourd'hui demandent des réponses communes aux grands défis de la bioéthique, de l'économie, de l'environnement. Nous souhaitons ainsi contribuer au dialogue interculturel et interreligieux, en poursuivant la recherche éthique, et en invitant les grandes traditions religieuses et philosophiques à opérer cette même maïeutique qui permet de dégager l'universel humain sur lequel nous devons construire nos relations en ce monde. Roland Minnerath, archevêque de Dijon.
Le document du Conseil pontifical " Justice et Paix " s'adresse en premier lieu à tous ceux qui exercent une responsabilité quelconque dans le commerce des armes : organisations internationales, gouvernements, militaires, industries d'armement. Mais nous avons tous une responsabilité dans la construction d'un monde de paix. Tous, par conséquent, nous sommes touchés par ce phénomène. Une opinion publique informée a donc un rôle très important à jouer pour la réduction du commerce des armes entre Etats et l'arrêt d'un trafic d'armes cynique et vénal.
Le second concile du Vatican a remis à l'honneur le diaconat. Mais qu'en est-il de ce ministère qui peu à peu retrouve sa place dans la vie concrète de l'Eglise? L'histoire est intéressante: après la période ancienne, il est entré en déclin au Moyen Age, il a disparu comme ministère permanent et n'a subsisté que comme transition vers le presbytérat et l'épiscopat. Cela n'a pas empêché que, depuis la scolastique jusqu'à nos jours, on s'est intéressé à sa signification théologique et notamment à la question de sa valeur sacramentelle comme degré de l'ordre. Le présent document n'est pas le dernier mot de la réflexion en la matière. La Commission théologique internationale entend simplement livrer quelques fruits d'une "recherche attentive aux divergences qui caractérisent le ministère du diaconat au cours des diverses époques historiques et qui encore aujourd'hui animent le débat qu'il suscite". Menée avec minutie et rigueur, cette démarche ne laisse rien de côté. Pas même la question des "diaconesses" mentionnées dans tel ou tel document ancien. Patiemment instruit, rigoureusement articulé, et marqué par une grande largeur de vues, ce dossier sur le diaconat - et, plus largement, sur l'ensemble du ministère ordonné - est passionnant
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Deux fois millénaire, le christianisme implique un cinquième de l'humanité. Ce volume en offre d'abord un survol historique ("Le Christianisme raconté"), de Jésus à Jean-Paul II, en passant par l'apogée du Moyen Âge et Vatican II. Suit l'abécédaire proprement dit (70 notices). On s'y repère par des carrés de couleurs indiquant s'il s'agit de doctrine (Apocalypse, Docteurs de l'Église, Péché...), de rituel (Musique sacrée, Reliques, Saints...), ou d'histoire (Hérésies, Judaïsme, Oecuménisme...). Des renvois par astérisques incitent aussi aux chemins de traverse. Les 100 illustrations, presque toutes en couleurs, font ressentir l'impact considérable du christianisme sur la culture occidentale. Chronologie, bibliographie sélective et index des noms viennent s'y ajouter. Très maniable, concis, suggestif, d'une présentation agréable sur papier glacé, ce livre présente les qualités de la collection ABCdaire. Ancien rédacteur en chef du quotidien La Croix, Jean Potin a écrit maints ouvrages sur l'Écriture Sainte. Pierre Chavot a collaboré à de nombreux travaux sur le christianisme. Colette-Rebecca Estin
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones