
Une vie de paysages
Lawrence Durrell m'avait ouvert la porte en me demandant : "Aimez-vous l'Indian Curry ?" Sans une hésitation aucune, il me proposait de partager son délice d'enfant. Mon cerveau traduisit aussitôt : Darjeeling, 1920. C'était donc là qu'il vivait quand il avait faim - en enfance. Il se promenait dans un paysage dont on l'avait arraché à onze ans et qu'il n'avait jamais revu. J'étais venue chercher la Provence, la Grèce, l'Egypte, Alexandrie, et il m'offrait l'Himalaya. L'homme de soixante-quatre ans vivait toujours au pays de Kipling." Ce voyage sur les pas de Lawrence Durell nous conduit d'abord à Sommières où, en 1976, la narratrice rencontra l'écrivain avant de nous emporter à travers tous les continents vers les multiples demeures et paysages qu'a connus Durrell.
| Nombre de pages | 141 |
|---|---|
| Date de parution | 11/03/2016 |
| Poids | 200g |
| Largeur | 142mm |
| SKU: | 9782864328636 |
| wmi_id_distributeur: | Not set |
| Is Salable (from plugin): | Yes (In Stock) |
| Is Salable (direct MSI check): | Yes (In Stock) |
| Distributor Name: | Par défaut |
| Availability Value: | 0 |
| Availability Label: | Epuisé |
| Match Result: | |
| Default Availability (Config): | 0 - Epuisé |
| Raw Config Mapping: |
Array
(
[_1772119784121_121] => Array
(
[id] => 12707000
[name] => 12707000
[availability] => 1
[activation_attribute] => 1
)
)
|
| EAN | 9782864328636 |
|---|---|
| Titre | Une vie de paysages |
| Auteur | Commengé Béatrice |
| Editeur | VERDIER |
| Largeur | 142 |
| Poids | 200 |
| Date de parution | 20160311 |
| Nombre de pages | 141,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Alger, rue des Bananiers
Commengé BéatriceLe hasard m'avait fait naître sur un morceau de territoire dont l'histoire pouvait s'inscrire entre deux dates, comme sur une tombe : 1830-1962. Tel un corps, l'Algérie française était née, avait vécu, était morte. Le hasard m'avait fait naître sur les hauteurs de la Ville Blanche, dans une rue au joli nom : rue des Bananiers. Dans la douceur de sa lumière, j'avais appris les jeux et les rires, j'avais appris les différences, j'avais aimé l'école Au Soleil et le cinéma en matinée, j'avais découvert l'amitié et cultivé le goût du bonheur." En remontant le cours d'une histoire familiale sur quatre générations, Béatrice Commengé entremêle subtilement la mémoire d'une enfance et l'histoire de l'Algérie française. Au plus près de l'esprit des lieux, elle parvient à donner un relief singulier au récit de cet épisode toujours si présent de notre passé.ÉPUISÉVOIR PRODUIT14,00 € -

La danse de Nietzsche
Commengé BéatriceQue toujours la mer sournoise ou la montagne impitoyable environnent celui qui cherche. Nietzsche, Notes, 1880.Sur la Riviera du Levant, a-t-on jamais vu automne plus triste et plus humide que cet automne 1882? Où s'en est allée la lumière? L'air est glacé comme la pluie. Depuis des semaines, Nietzsche attend le soleil. Le 23 novembre, il a quitté Gênes pour s'installer à Rapallo, un peu plus bas, entre Portofino et Zoagli. A l'Albergo délia Posta, il a trouvé une chambre avec une cheminée et une vue sur la mer. Le feu qu'on lui allume tous les soirs lui donne l'illusion d'un peu de chaleur. De son lit, il entend les vagues dans la nuit. Une nuit sans étoiles et sans lune. Seul, il rêve des hauts plateaux du Mexique - de leur lumière et de leur climat, qui lui rendraient une santé qu'il a perdue. Tout le jour, il a marché avec l'espoir de mieux dormir, mais le sommeil ne vient pas. Alors il verse dans un verre quelques gouttes de chloral hydraté et, doucement, sombre dans l'inconscience.Au matin, le ciel n'est pas plus lumineux que la veille. C'est à désespérer. Pourtant, derrière l'auberge s'élève le Monte Allegro - le mont Joyeux -, dans lequel il voit un bon présage. Ne venait-il pas de trouver, l'année dernière à Gênes, le secret de la «Gaya Scienza», la connaissance joyeuse, le Gai Savoir? Il n'a rien oublié. Malgré le froid, il sort. Il avance malgré le silence qui se fait lourd comme la mort. Envers et contre tout, il a choisi de vivre. D'être «solide sur ses jambes». Son bâton de marcheur à la main, il emprunte dans la bruine le sentier qui mène à Zoagli. A l'horizon, les nuages s'accumulent; aucun espoir d'éclaircie. Et pourtant il marche. Le chemin domine la mer. Il avance en regardant ses pieds pour éviter les flaques. Pas la moindre couleur pour égayer sa marche. La nature, comme lui, attend le soleil pour fleurir. Les pins parasols, plantés sur la colline, découpent des formes noires dans le ciel et les oliviers sont gris comme la pluie. Il est seul sur le sentier et marche d'un pas rapide malgré la boue qui rend le sol glissant par endroits. Le mouvement est une délivrance et il se laisse entraîner par son rythme. Les migraines de la nuit ont cessé et il avance, comme soulagé d'un poids. En bas, la mer est agitée: pas une barque de pêcheur, pas une voile rouge à l'horizon. Tout se confond dans la grisaille, les arbres n'ont plus de noms. Pins, lauriers, araucarias sont du même noir verdâtre. Pourtant, la pluie a cessé et la marche devient plus facile. Le corps semble de plus en plus heureux à mesure qu'il se réchauffe. Les pensées, jusque-là engourdies, se réveillent en même temps que les muscles.ÉPUISÉVOIR PRODUIT7,50 € -

Voyager vers des noms magnifiques
Commengé BéatriceRésumé : Si étroit, le quai. Si parfaite, la courbe. Lied s'en saisit d'un seul regard. Maisons collées les unes aux autres - amphithéâtre. La vie s'organise en demi-cercle. Tout est ici, sous l'oeil, sous la main, sous le pied : les tables, les chaises, les filets jaunes des pêcheurs, et leurs bateaux, l'ancienne halle du marché, les restaurants, les chats, les épiciers, les cartes postales. Je longe le bord de l'eau jusqu'au café - le Meltemi. Voyager vers Trieste, Esna, Kastellorizo, Sigmaringen, voyager vers des noms magnifiques, vers des écrivains dont les mots se confondent avec les lieux, comme le bleu des yeux de Joyce se confond avec la lumière bleue de Trieste.ÉPUISÉVOIR PRODUIT9,00 €
Du même éditeur
-
Eloge de l'ombre
Tanizaki Jun'ichiro ; Sieffert RenéCar un laque décoré à la poudre d'or n'est pas fait pour être embrassé d'un seul coup d'oeil dans un endroit illuminé, mais pour être deviné dans un lieu obscur, dans une lueur diffuse qui, par instants, en révèle l'un ou l'autre détail, de telle sorte que, la majeure partie de son décor somptueux constamment caché dans l'ombre, il suscite des résonances inexprimables. De plus, la brillance de sa surface étincelante reflète, quand il est placé dans un lieu obscur, l'agitation de la flamme du luminaire, décelant ainsi le moindre courant d'air qui traverse de temps à autre la pièce la plus calme, et discrètement incite l'homme à la rêverie. N'étaient les objets de laque dans l'espace ombreux, ce monde de rêve à l'incertaine clarté que sécrètent chandelles ou lampes à huile, ce battement du pouls de la nuit que sont les clignotements de la flamme, perdraient à coup sûr une bonne part de leur fascination. Ainsi que de minces filets d'eau courant sur les nattes pour se rassembler en nappes stagnantes, les rayons de lumière sont captés, l'un ici, l'autre là, puis se propagent ténus, incertains et scintillants, tissant sur la trame de la nuit comme un damas fait de ces dessins à la poudre d'or." Publié pour la première fois en 1978 dans l'admirable traduction de René Sieffert, ce livre culte est une réflexion sur la conception japonaise du beau.EN STOCKCOMMANDER16,50 € -
Moi, Marthe et les autres
Wauters AntoineDans un Paris dévasté par une catastrophe (accident nucléaire, cataclysme naturel, guerre de religion ?), un groupe de jeunes gens arpentent les rues, tentent de survivre en mangeant ce qu'ils trouvent, chantent des airs de John Holiways et fuient la violence de leurs ennemis en cherchant un ailleurs. Car ce monde en lambeaux, il s'agit malgré tout de l'habiter, de s'y vêtir et d'y trouver des raisons d'espérer. Comment tenir ? Comment trouver en soi de quoi réjouir la vie quand tout a sombré? Ce sont les questions que se posent, avec humour et cruauté, les protagonistes de cette aventure.EN STOCKCOMMANDER12,50 € -
Archéologie du cinéma et mémoire du siècle. Dialogue. Suivi de J.-L.G. cinéaste de la vie moderne. L
Godard Jean-Luc ; Ishaghpour YoussefHistoire(s) du cinéma de Jean-Luc Godard est une oeuvre monumentale, sans équivalent au cinéma, dans l'histoire de l'art et même dans les manières d'écrire l'Histoire. Le cinéma y apparaît enfin tel qu'il est : la forme d'art majeure du XXe siècle et son centre, au-delà du spectacle divertissant pour lequel on le tient généralement et même de l'objet d'amour particulier des cinéphiles. "Le cinéma a fait exister le XXe siècle", il en a été la fabrique. A l'écoute de ce qui est à l'oeuvre dans Histoire(s) du cinéma, ce dialogue, entre le créateur et le critique, est une approche esthétique, philosophique et historique de ses conditions de possibilités : le cinéma dans le siècle et le siècle dans le cinéma, impliquant le tout de l'homme du XXe — de l'imaginaire des salles obscures, de l'horreur réelle des désastres, aux tentatives de rédemption par l'art.ÉPUISÉVOIR PRODUIT8,00 € -
Robinson de Guadix. Une adaptation de l'épître d'Ibn Tufayl, Vivant fils d'Eveillé
Brenet Jean-Baptiste ; Daoud KamelVoici l'histoire d'un homme sur une île déserte, élevé sans père ni mère, qui découvre par sa raison seule la vérité de l'univers entier, puis qui rencontre un autre homme, religieux mais sagace, venu d'une terre voisine. Une "sorte de Robinson psychologique", écrivait Ernest Renan à propos du livre. Ecrit en arabe au XIIe siècle par le penseur andalou Ibn Tufayl, né à Guadix, Vivant fils d'Eveillé est un chef-d'oeuvre de la philosophie. Il dévoile sous la forme d'un conte les secrets de la "sagesse orientale". Traduit en latin en 1671, il connaîtra un immense succès dans l'Europe des lettres. Jean-Baptiste Brenet en propose ici une adaptation qui donne la parole au personnage principal." Préface de Kamel Daoud.ÉPUISÉVOIR PRODUIT14,50 €
De la même catégorie
-
Oeuvres complètes. Tomes 1 et 2
Némirovsky Irène ; Philipponnat Olivier ; EpsteinÉPUISÉVOIR PRODUIT68,30 € -
La plus précieuse des marchandises. Un conte
Grumberg Jean-ClaudeIl était une fois, dans un grand bois, une pauvre bûcheronne et un pauvre bûcheron.Non non non non, rassurez-vous, ce n'est pas Le Petit Poucet ! Pas du tout. Moi-même, tout comme vous, je déteste cette histoire ridicule. Où et quand a-t-on vu des parents abandonner leurs enfants faute de pouvoir les nourrir ? Allons...Dans ce grand bois donc, régnaient grande faim et grand froid. Surtout en hiver. En été une chaleur accablante s'abattait sur ce bois et chassait le grand froid. La faim, elle, par contre, était constante, surtout en ces temps où sévissait, autour de ce bois, la guerre mondiale.La guerre mondiale, oui oui oui oui oui.J.-Cl. G.Prix spécial du jury du prix des Libraires 2019.Prix des lecteurs L'Express/BFMTV 2019.ÉPUISÉVOIR PRODUIT13,50 € -
Barroco bordello
Clermont ThierryRésumé : Parti sur les traces de Robert Desnos et de son séjour à Cuba en 1928, le narrateur arpente les rues de La Havane, découvre les nombreuses églises et les bars, flâne sur le Malecón pour y capter le " réel merveilleux " auquel il finira par succomber. Au fil de ses séjours, il croise des personnages hauts en couleur, dont un ancien guérillero, des musiciens, des anonymes extravagants rêvant de départs, une riche New-Yorkaise qui attend la chute du castrisme, une mystérieuse infirmière, un prêtre de la santería... Des souvenirs remontent : une amante ensorceleuse, un chauffeur de taxi fanfaron, des poètes et des cinéastes, ainsi que des figures illustres ; Sartre et Beauvoir enflammés par la révolution, Alejo Carpentier, Lezama Lima, le boxeur Kid Chocolate, Paul Morand, le coureur automobile Fangio (kidnappé par les barbudos), Hemingway, Allen Ginsberg, García Lorca et quelques invités surprises, tels que le jeune Leonard Cohen ou encore Anaïs Nin.ÉPUISÉVOIR PRODUIT19,00 € -
Les oiseaux rares
Paviot HugoRésumé : A Vitry-sur-Seine, Sihem, jeune franco-algérienne de 23 ans, fait sa rentrée en première au microlycée, un établissement pour élèves décrocheurs. Elle loge à la résidence autonomie Auguste Blanqui, où elle fait la connaissance d'Emile, dit Zapata, un vieux révolutionnaire de 82 ans. Sihem ne croit pas en une société qui, pense-t-elle, ne lui offre pas d'avenir. Zapata cherche un sens à sa vie qui s'achève. Hélène, la professeure de français de Sihem, et Rose, la directrice de la résidence, sont les témoins complices de l'amitié naissante entre ces deux écorchés. A l'aube et au crépuscule de leur chemin, ils prendront ensemble leur envol. Sur l'autre rive de la Méditerranée, en Algérie, Achir rêve lui aussi de changement et de liberté... Un premier roman lumineux.ÉPUISÉVOIR PRODUIT18,00 €








