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Misères de la famille, question d'État
Commaille Jacques
SCIENCES PO
27,00 €
Épuisé
EAN :9782724606904
La famille (quelle famille ?) a-t-elle un rôle à jouer dans l'établissement du lien social et politique ? Face au retour en force de la question sociale, la famille peut-elle et doit-elle encore être un objectif d'action pour les institutions et le pouvoir politique ? L'éclatement des modèles familiaux, la relation qui se développe entre précarité familiale et précarité sociale, remettant en cause la famille, au même titre que le travail, comme "grand intégrateur" , autorisent un questionnement aussi radical. Celui-ci s'impose particulièrement face aux constats, que fait ce livre, d'un ébranlement sans précédent des certitudes inscrites dans notre droit, d'un bouleversement des fondements et des conditions de l'intervention publique, d'une incapacité de l'Etat et de la société tout entière à redéfinir leur rôle respectif pour faire exister des rapports sociaux. Ainsi, l'exposé des misères de la famille ne concerne pas que la question de la famille. Il débouche sur la nécessité d'une nouvelle construction du social, suscitant la participation de sujets sociaux qui ne seraient plus passifs, et mobilisant un Etat qui ne serait plus simplement gestionnaire mais capable d'agir en référence à une conception renouvelée de la citoyenneté et de la démocratie.
Et si l'aide sociale cessait d'être un droit ? Jamais sans doute la question n'aura paru autant d'actualité. Il est vrai que le pauvre méritant fait son grand retour sur la scène des politiques sociales. Lutter contre la pauvreté : l'objectif est toujours de mise mais il s'ordonne dorénavant à un sens commun qui fait du mérite le maître-mot. Et de l'expérimentation un moyen de concilier impartialité et justice. Sur la base d'une enquête minutieuse menée en France (le Revenu de solidarité active) et aux Etats-Unis (Opportunity NYC), l'ouvrage d'Elisa Chelle nous fait découvrir cette forme nouvelle de gouvernement des pauvres. Le paradigme qui est au coeur de ce tournant du réformisme social ? Celui de la conditionnalité comportementale, un schéma de pilotage qui, tout en assurant se démarquer d'une logique simplement économique, fait de la récompense monétaire le levier de la motivation. Et de la motivation le gage d'un comportement prédéfini. Renouveler les termes de la relation entre populations pauvres et pouvoir politique, voilà tout le sens de cette technique de gouvernement s'inspirant des théories du "nudge", c'est-à-dire d'une forme paradoxale d'autonomie institutionnalisée où les "bons comportements" tiennent lieu d'échappatoire à la pauvreté. L'aide sociale devient alors un gouvernement moral justifié par la science. Elle s'adosse à une éthique du travail et à la "bonne volonté" des pauvres par la vertu d'une mise en scène dont cette recherche, conduite de part et d'autre de l'Atlantique, analyse les enjeux, avec finesse et réalisme.
La limite n'est jamais une fin, elle est toujours un commencement ", affirmait Heiddeger. C'est dire qu'on ne peut pas considérer les limites comme une barrière infranchissable, bien au contraire. Les réflexions qui se portent " Aux limites du droit " font apparaître une zone d'échange et de communication avec bien d'autres paramètres que ne le laisserait suggérer un éventuel système pur du droit. Que trouve-t-on aux limites du droit ? Le politique, l'éthique, la croyance, l'économie? ? Comment le droit est-il amené à se moduler, à s'adapter en fonction des circonstances ? Comment expliquer sa nature finalement assez plastique ? Les contributions réunies sont l'uvre non seulement d'universitaires mais aussi de praticiens du droit, ce qui permet d'appréhender le sujet de manière riche et diversifiée, offrant ainsi un panorama de ces limites, tout à fait révélatrices de ce qu'est, au fond, le droit.
Résumé : Libre-échange mondialisé, développement des nouvelles technologies financières ou culturelles, juridictions nationales contre Cour européenne, mais aussi recours d'ouvriers licenciés contre des plans sociaux, actions collectives d'actionnaires ou procès d'irradiés pour mise en danger de la vie d'autrui : il n'est de jour où se produisent, sous nos yeux, des mutations contemporaines du droit. Or la situation du droit est des plus paradoxales : pratique qui vise à ordonner les rapports sociaux et les échanges économiques, son importance pour le fonctionnement des sociétés et pour sa compréhension conduit trop souvent encore la Faculté à enseigner le droit comme un savoir strictement clos sur lui-même, qui se construit théoriquement en s'interrogeant seul sur sa propre rationalité et ses fondements. Le droit serait, en surplomb des sociétés, une norme. Chaque jour, mobilisé au coeur de la société pour faire avancer des revendications ou atténuer des obstacles à la libre circulation des biens, le droit est une source, dont s'inspirent, par exemple, citoyens ou lobbies pour faire triompher leurs causes. En ce sens, nul ne peut échapper désormais à la question : à quoi aujourd'hui sert le droit ?
Au milieu des années 60, le charmant petit village niché a coeur de la forêt de Tronçais vivait des heures paisibles. Jusqu'à l'arrivée de Gaspard... Gaspard le charmeur, Gaspard l'opportuniste, Gaspard aux dents longues ! Aussi, tous les malheurs s'abattant sur le village depuis son avènement lui étaient attribués par la rumeur. Jusqu'à ce beau matin où un ultime drame survint sans que les gendarmes n'y voient goutte. Excédé, le maire réunit alors un conseil municipal extraordinaire et élargi qu'il nomma "Comité", en vue de se débarrasser enfin de Gaspard... Oui mais de quelle manière ? Ce fut Gilles, l'ébéniste du village qui crut résoudre le problème : il allait faire appel à Laurent, son vieux copain de régiment... Etait-ce bien raisonnable ? Une fable bucolique dans le somptueux décorde l'ancestrale forêt de Tronçais.
La manière dont l'Allemagne traite ses habitants [... ] n'est pas plus notre affaire que ce n'est celle d'un autre gouvernement de s'interposer dans nos problèmes". Les mots de Robert Jackson, procureur en chef américain au procès de Nuremberg, sont sans ambages : la répression des crimes racistes commis par les nazis ne saurait ouvrir la voie à un examen international de l'ordre racial qui prévaut alors aux Etats-Unis. L'atteste la définition particulièrement corsetée du crime contre l'humanité adoptée en 1945. A partir d'une enquête sur les lawyers qui, outre-Atlantique, ont jeté les bases du procès, impulsé et conduit les débats, Guillaume Mouralis propose une relecture passionnante de Nuremberg. Il révèle le faisceau des contraintes professionnelles, sociales et culturelles qui ont lourdement pesé sur ce moment expérimental. Il s'interroge finalement sur son legs. Comment a-t-il été mobilisé dans les luttes afro-américaines pour les droits civiques, ou celles, ultérieures, contre la guerre du Vietnam ? Et comment ces appropriations militantes ont-elles marqué l'émergence d'un dispositif judiciaire international ?
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
Destiné aux étudiants et aux enseignants en relations internationales et en science politique, ainsi qu'aux diplomates et aux journalistes, cet ouvrage se propose d'éclairer la compréhension du monde contemporain à partir des théories des relations internationales. Pédagogique et exhaustif, il rappelle l'environnement intellectuel et historique de cette discipline, présente ses principaux paradigmes, concepts et débats structurants, avant de s'interroger sur les liens entre théorie et pratique, sur les défis que posent les mutations de ce début de XXIe siècle et sur l'état de l'art en France. Chaque chapitre est accompagné de bibliographies commentées qui, jointes à la bibliographie générale, renvoient le lecteur aux textes fondamentaux et de seconde main qui compléteront ce tour d'horizon. Actualisée, cette sixième édition met à jour l'ensemble des analyses et des bibliographies.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.