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Du baptême à l'Eglise. Accords et divergences actuels
COM MIXTE CATHO LUTH
CERF
11,00 €
Épuisé
EAN :9782204082914
Les positions baptistes et catholiques restent, à propos des sacrements, irréconciliées. Pour l'Eglise catholique, l'initiative et le don de Dieu sont premiers dans les sacrements qui accomplissent par les rites institués le don de la grâce de Dieu aux hommes. Cette initiative et ce don ne suppriment pas la libre réception du croyant, mais la suscitent. Pour les Eglises baptistes, l'initiative et le don de Dieu sont premiers pour le salut, mais pas dans les sacrements. Quand ces Eglises utilisent le terme "sacrement ", elles le limitent au baptême et à la cène. Ces sacrements sont une oeuvre humaine accomplie en obéissance aux commandements du Seigneur. Leur célébration présuppose la confession de la foi en réponse à l'oeuvre de Dieu. Elle n'exclut pas la libre communication de grâces par Dieu, mais les sacrements n'ont pas été institués à cette fin. "
L'un des objectifs que le Saint-Père fixe à l'année jubilaire est " une conversion de la mémoire ", à travers l'engagement dans des démarches de réconciliation. " Ce document nous présente les critères bibliques, théologiques, historiques et pastoraux dont nous avons besoin pour vivre authentiquement la repentance. " " Le Carême, dans sa perspective pénitentielle, est un moment favorable pour approfondir et réaliser une telle expérience spirituelle de conversion. Puissent nos communautés chrétiennes le découvrir et le vivre de façon privilégiée ! " Mgr Louis-Marie Billé. Président de la Conférence des Evêques de France.
Résumé : L'impossibilité de célébrer une même eucharistie et les difficultés de nous accueillir mutuellement à la même table eucharistique constituent pour les chrétiens catholiques et protestants de la Communion luthéro-réformée une vraie souffrance. Il y a quarante ans, le Comité mixte s'était déjà attelé à cette question dans le but de mieux faire comprendre les disciplines de chaque Eglise. Dans un contexte bien différent. les Eglises qui mandatent ce Comité ont, à nouveau, souhaité que soit reprise cette question si importante pour l'avenir de notre rapprochement. Le présent ouvrage recueille le fruit commun d'un travail entre exégètes et théologiens qui aura duré presque dix ans. On n'y traite pas exhaustivement des questions relatives au repas du Seigneur qui font difficulté depuis le XVIe siècle, comme la conception sacrificielle de l'eucharistie ou le mode de la présence du Christ. D'autres documents oecuméniques en ont traité, et nous y renvoyons. Il nous a semblé plus important d'aborder un aspect essentiel du débat entre nos Eglises, à savoir celui de la compréhension qu'elles ont de la relation entre la communion eucharistique et la communion ecclésiale, question qui préjuge, de fait, de la possibilité de partager la même eucharistie. Pour avancer dans la compréhension mutuelle, l'ouvrage propose des études qui, humblement et patiemment, tentent de reprendre, à nouveaux frais. nos compréhensions respectives de l'Eglise, du ou des ministères, de leurs relations à nos manières de célébrer rites et sacrements. Ces études relèvent de genres littéraires différents, que l'on n'a pas cherché à rendre homogènes. Ni révolutionnaires ni normatives, elles invitent à une reconsidération de nos pratiques, et voudraient ouvrir ainsi de nouvelles possibilités sur les chemins de notre réconciliation.
Avec ce nouveau texte, la Commission théologique internationale livre le fruit d'un long travail sur un sujet capital: l'art et la manière de faire de la théologie. Loin d'être réservé au seul cercle des théologiens, ce document concerne tous les fidèles et même, très au-delà, tous ceux et celles qui souhaitent comprendre ce que signifie "faire de la théologie". Il revient aux théologiens de penser la foi chrétienne au regard des défis d'aujourd'hui et de permettre aux chrétiens, à partir de leurs travaux, de rendre compte de l'espérance qui est en eux (voir l P 3, 15). Benoît XVI insiste sur le nécessaire rapport entre foi et raison. Il souligne également la nécessité de prendre en compte la culture contemporaine. La théologie est donc appelée à élaborer sa réflexion dans un monde où le terme "Dieu" revêt plusieurs significations. Il lui faudra pour cela toujours revenir à l'Ecriture, l'envisager dans son contexte pour que les hommes de notre temps puissent l'interpréter. La Théologie aujourd'hui: un document important qui donne des clefs pour comprendre comment l'Eglise cherche sans cesse à mieux appréhender la foi dont elle vit pour toujours mieux la partager.
Ce document est un appel à l'espérance. Malgré le chômage, par delà les interrogations que notre société se pose sur sa propre identité, l'avenir est à l'intégration. C'est ce qu'a voulu exprimer la Commission épiscopale des Migrations dans un contexte où l'intensification des flux migratoires, les nouvelles mesures législatives mises en place, l'extension des zones d'exclusion dans les pays occidentaux donnent un ton plus critique au débat sur l'immigration. C'est vrai pour la société française. Il n'y a pas d'identité figée à une étape précise de l'histoire d'un pays. Le phénomène des migrations est constitutif de l'identité française. Nous sommes un peuple en devenir. Ce devenir appelle aujourd'hui un nouveau et puissant projet d'intégration sociale. C'est vrai pour le peuple de la Bible. L'histoire de ce peuple s'est faite à longueur de résistance puis de négociations, de conflits puis d'ouvertures avec les " nations étrangères ". Les chrétiens y lisent un langage de Dieu. Si l'espérance est demeurée une valeur forte pour ce peuple, c'est grâce à sa capacité de s'ouvrir à la promesse de " l'Autre ". Malgré les haines et les obscurités du temps présent, les chrétiens, avec tous ceux qui croient en l'homme, veulent relever ce défi de l'espérance. Il n'y a pas de fatalité du repli ou de la peur de l'étranger... Plus que jamais l'avenir de notre société est à la solidarité. Outre ce document dans lequel les chrétiens trouveront un précieux outil de réflexion sur cette question brûlante, on trouvera, en annexe de cet ouvrage, le texte final de la rencontre suscitée en octobre 1994, par le Conseil pontifical pour la pastorale des Migrants à propos des étrangers en situation illégale en Europe.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.