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Promotion quarante-huit
COMITE D'HISTOIRE DE
DOC FRANCAISE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782110096142
Deux années viennent de s'écouler depuis la création de l'Ecole. En dépit des difficultés nombreuses dans cette période d'austérité budgétaire, l'organisation de six concours d'entrée (les trois premiers concours spéciaux ouverts aux fonctionnaires et les trois concours normaux), la préparation des stages et les programmes des enseignements ont été menés à bien par le directeur Henri Bourdeau de Fontenay, ainsi que l'installation de l'Ecole rue des Saints-Pères. Ce Cahier retrace le déroulement de cette année 1948 où on célébrait le centenaire de la création de la première Ecole nationale d'administration : le choix du patronyme Quarante-Huit, la cérémonie de réception sous la présidence de René Cassin, le discours d'accueil de Jean Biondi : " Dans une période d'évolution rapide, où la société tout entière est en voie de transformation profonde, où les aspirations légitimes des hommes vers un avenir meilleur se manifestent souvent par des courants d'opinion aux orientations incertaines, l'Administration d'un grand pays comme le nôtre ne saurait se réfugier dans l'immobilité ou dans l'inertie. " Nous y trouverons une étude sur les concours appuyée sur le rapport du président du jury Louis Joxe, une brève histoire de l'Ecole d'administration créée en 1848, et même un discours de Léon Blum, alors président du Conseil, sur la Révolution de février 1848. Enfin, les précieux témoignages des anciens élèves nous feront revivre ces premières années de l'ENA. Citons la présentation de Marc Olivier Baruch : " On ne dira jamais assez la valeur, pour l'historien, d'un tel recueil. Ces témoignages gardent en effet toute la précision et la fraîcheur des souvenirs de jeunesse, de sorte que l'on tire de ce cahier, comme de ceux qui l'ont précédé, de multiples informations que nul manuel, nulle monographie, nul livre de mémoires non plus ne nous offrirait avec autant de spontanéité.[...]Sur la composition sociologique de la promotion, sur les leçons qu'elle avait tirées de l'histoire, récente et terrible, que tous ceux qui la composaient avaient nécessairement vécue, les textes ici réunis nous en disent beaucoup. "
La Cour des comptes n'a pas toujours contrôlé les entreprises publiques. Elle n'a reçu cette compétence essentielle qu'en 1976. Avant cette réforme, le contrôle était confié depuis 1948 à une Commission de vérification des comptes des entreprises publique.
Le présent cahier est consacré à la promotion Jean-Giraudoux (janvier 1950-décembre 1952), cinquième promotion normale de l'Ecole. Cette promotion présente quelques particularités. D'abord, c'est la première à compter des élèves étrangers : outre un élève ayant la double nationalité française et vietnamienne, qui suit la scolarité normale, l'Ecole accueille pendant quelques mois un élève iranien et un élève vietnamien ainsi que des auditeurs libres. Ensuite, les stages de première année des élèves se diversifient, notamment sur le plan géographique, puisque certains d'entre eux sont accomplis à l'étranger. Enfin, la pédagogie a évolué grâce aux travaux sur dossier et au recrutement de maîtres de conférences parmi les anciens élèves de l'Ecole. L'année 1952 est aussi celle d'un premier bilan. A la demande du conseil d'administration de l'Ecole et de son président, René Cassin, Henri Bourdeau de Fontenay dresse le bilan des années 1945 à 1952. Selon lui, l'Ecole " approche " les buts qui lui avaient été assignés et a pris sa place dans l'organisation administrative du pays, sans qu'il faille négliger toutefois certaines des critiques qui lui sont adressées. " Ce cahier rappelle une étape importante de la vie de l'Ecole, la création du poste de directeur des études . Il présente un ensemble de textes d'André Bertrand, le premier nommé à ce poste, ainsi qu'un hommage émouvant rédigé par sa fille, Geneviève Jurgensen. Nous retrouvons, comme dans les cahiers précédents, les témoignages très vivants des élèves de la promotion, parmi ceux qui ont participé au relèvement du pays au lendemain des années de guerre, un pays qui renoue avec l'avenir et se refonde en profondeur.
Le Comité d’histoire de l’ENA avait, depuis longtemps, le projet de consacrer l’un de ses Cahiers à l’histoire du Centre des hautes études administratives (CHEA) qui fonctionna de 1947 à 1963. Il lui paraissait, en effet, intéressant de mettre en lumière cet organisme qui faisait partie intégrante du dispositif mis en place par l’ordonnance du 9 octobre 1945 relative à la formation, au recrutement et au statut de certaines catégories de fonctionnaires, instituant une direction de la fonction publique et un conseil permanent de l’administration civile. Le CHEA a cessé ses activités en 1963 mais la question du déroulé de carrière et de l’accompagnement de formation nécessaire pour accéder aux fonctions supérieures des administrations publiques est évidemment restée posée. C’est pourquoi il est apparu utile au Comité de compléter cette histoire du CHEA par un témoignage sur la période qui a suivi et sur les péripéties qui ont jalonné la création de la direction de la recherche et de la formation permanente au sein de l’ENA.
Résumé : " Citoyens!... " L'orateur Jaurès, debout face à l'assistance, marque une courte pause puis s'élance. Sa voix, capable d'emplir les plus vastes édifices, épouse chaque nuance de sa pensée. L'effet d'entraînement sur l'auditoire est immédiat : les témoignages abondent, qui décrivent son incomparable éloquence. Mais s'il fut un maître reconnu de la parole, l'élu de Carmaux, fondateur de la SFIO, demeure aussi et surtout, Léon Blum l'a souligné, l'" un des plus hauts penseurs et un des plus grands écrivains dont la France ait pu s'honorer ". Qu'il s'agisse de l'homme politique, farouche défenseur de la République et socialiste convaincu, du militant pacifiste, du philosophe ou du poète, ce recueil de discours et de conférences constitue la meilleure approche du " tribun extraordinaire ".
Adorno Theodor W. ; Weiss Volker ; Mannoni Olivier
En 1967, Theodor Adorno tient une conférence à l'université de Vienne, à l'invitation de l'Union des étudiants socialistes d'Autriche, sur la remontée de l'extrême-droite en Allemagne, et notamment l'ascension inquiétante d'un parti, le NPD, qui a toutes les apparences du néonazisme et manquera de peu son entrée au Bundestag allemand deux ans plus tard. Transcrit d'après un enregistrement, cet essai inédit a les avantages d'un texte pour partie improvisé : un style direct et très accessible. Adorno y recense les " trucs " auxquels recourt le discours d'extrême-droite, et qui ressemblent à ceux qui reviennent actuellement en vogue sur les réseaux sociaux : la volonté de mêler tous les problèmes dans une accumulation de faits invérifiables ; la " méthode du salami ", ou le fait de découper, dans un complexe de réalités, une réalité particulière sur laquelle on concentre le débat ; l'utilisation d'arguments absurdes, etc. En somme, Adorno décrivait en 1967, à peu de choses près, une réalité proche de celle de nombreux pays européens aujourd'hui. Sa conclusion est un appel à l'intelligence et au combat : refusant de pronostiquer l'avenir de ces mouvements, Adorno rappelle que " la manière dont ces choses évolueront, et la responsabilité de cette évolution, tiennent en dernière instance à nous-mêmes" .
Quand, le 8 mai 1945, le Troisième Reich s'effondre enfin, on veut croire à la mort du nazisme. C'est pourtant loin d'être le cas : organisations, militants, théories, ils sont nombreux à avoir survécu à la victoire des Alliés. Très vite émerge la crainte de voir se constituer une "Internationale noire" , laquelle va devenir un thème récurrent de l'industrie pop-culturelle - l'organisation Hydra de l'univers Marvel en est aujourd'hui le cas le plus fameux. Le contexte de guerre froide favorise bientôt la construction d'organisations internationales prônant le "nationalisme européen" , voire le "nazisme universel" . Ces mouvements se réfèrent généralement à l'Europe (le Mouvement social européen, le Nouvel Ordre européen, Jeune Europe étant les plus connus), mais il faut encore y ajouter leurs homologues américains, africains, parfois australiens. Le racisme nazi évolue donc vers une idéologie de préservation de la spécificité du "monde blanc" , hélas encore à l'oeuvre aujourd'hui. Grâce à des archives (surtout françaises et américaines) jamais exploitées, le présent ouvrage se propose de suivre ce ballet incessant et halluciné où se mêlent anciens nazis, collabos et jeunes convertis, pour lesquels le "Reich de mille ans" n'en est qu'à ses débuts. Spécialiste de l'extrême droite, Nicolas Lebourg est historien, chercheur associé au CEPEL (CNRS-Université de Montpellier). Cet ouvrage prolonge les travaux qu'il mène depuis 2015 dans le cadre du programme sur l'histoire des fascismes de l'Université George Washington. Il a notamment publié au Seuil avec Jean-Yves Camus Les Droites extrêmes en Europe (2015).
Résumé : Le XXe siècle fut aussi celui du communisme : son irruption violente, les espoirs immenses qu'il suscita sur tous les continents, son apogée et sa trahison dans le stalinisme, enfin sa chute. Au-delà des querelles portant sur l'ampleur de ses méfaits ou le nombre de ses victimes, l'illusion qui en serait le fondement ou le mensonge qui en aurait permis la survie, Alexandre Adler en retrace l'histoire mondiale. Loin de toute orthodoxie, il offre une lecture originale d'un séisme politique dont on chercherait aujourd'hui en vain l'équivalent.