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La Sainte famille
Combescot Pierre
GRASSET
29,05 €
Épuisé
EAN :9782246459019
On ne résume pas une oeuvre comme celle-ci, avec son foisonnement de personnages et d'intrigues, de la Belle Époque aux lendemains du nazisme, des cabinets diplomatiques parisiens aux élevages taurins d'Andalousie, des ruelles de Grenade ensanglantées par la guerre civile au vieux port de Marseille dynamité par les Allemands.Rappelons seulement que lorsque, en 1887, fut guillotiné Henri Pranzini, Thérèse de Lisieux pria pour lui et déclara qu'il était son premier enfant. De cette union mystique de l'assassin et de la sainte, naquit une descendance vacillant à tout jamais entre la Damnation et le Salut, entre le Bien et le Mal, entre bourreaux et victimes. Toreros et truands, gitans et duchesses, maquerelle et «Marquise rouge», enfants perdus et retrouvés, amours interlopes et sacrifices héroïques peuplent cette saga toute en ombres et en lumières, nous entraînant dans un tourbillon où la peinture sociale naît de l'intrigue policière, où l'histoire côtoie le fantastique, et le drame la comédie...Lauréat du prix Concourt 1991 pour Les Filles du calvaire, Pierre Gombescot, avec ce roman échevelé, foisonnant, d'une prodigieuse drôlerie, à situer entre Cent Ans de solitude et La Vie mode d'emploi, conquiert sans contredit une place de tout premier rang dans le roman français contemporain.
Dans le tumulte de la guerre de Cent Ans, princes et ducs s'assassinent pour la couronne de Charles VI, frappé de démence. Gilles de Rais, l'un des plus sombres criminels de l'Histoire, vient au monde. Compagnon d'armes de Jeanne d'Arc qu'il révère, adepte de la magie noire mais fervent chrétien, immensément riche et prodigue, l'homme qui a inspiré Barbe- Bleue est aussi parmi les plus puissants du royaume. Aux juges qui l'interrogeront sur les raisons de sa folie sanguinaire, il dira n'avoir agi que « pour son plaisir et sa délectation charnelle »... Cela lui a permis, sans sa verve habituelle, de sauter de la mortification à l?horreur avec une grâce d?État: depuis la Vie de Rancé on sait que ces livres- là, qui forcent la nature, sont les meilleurs de leurs auteurs. Stéphane Denis, Le Figaro magazine.
Dans le tumulte de la guerre de Cent Ans, princes et ducs trahissent et s'assassinent pour la couronne de Charles VI, frappé de démence. Gilles de Rais, l'un des plus sombres criminels de l'Histoire, vient au monde. Compagnon d'armes de Jeanne d'Arc qu'il révère, guerrier furieux, adepte de la magie noire mais fervent chrétien, mélomane, immensément riche, prodigue jusqu'à la démesure, l'homme qui inspirera Barbe bleue est aussi parmi les plus puissants du royaume. Aux juges qui l'interrogeront sur les raisons de sa folie sanguinaire, il dira n'avoir agi que "pour son plaisir et sa délectation charnelle".
Résumé : Faut-il plusieurs vies pour que s'accomplisse un destin ? Kuno von Urslingen-Frundsberg, héros de Lansquenet, une saga qui court sur quatre générations, n'est pas loin de le penser. A peine sorti de l'enfance, il a le sentiment d'un monde qu'on lui dissimule. Quels sombres projets Tassilo, qu'il appelle grand-père, et Mlle Marthe, sa gouvernante, ont-ils formés pour son avenir ? Quels secrets abrite donc le vaste domaine tyrolien de Schwarzauge où Kuno a grandi sous le regard austère des portraits de ses ancêtres ? Issu d'une lignée glorieuse, celle de l'inventeur des lansquenets, Kuno va s'efforcer de mettre au jour la part obscure de son identité. Ses parents sont-ils vraiment morts dans un accident de voiture ? Tassilo, son grand-père, est-il bien le fils du comte Hynko, cet élégant jouisseur qui préférait la Vienne aristocratique et brillante à la chasse au sanglier ? Quel lien existe-t-il entre Mlle Marthe et la célèbre ballerine Marie Guimard ? De la bataille de Pavie à l'effondrement du IIIe Reich, d'une Autriche dont " l'excès de civilisation est en attente de la barbarie " au pavé de Pigalle, le lecteur est emporté dans le tumulte d'un roman qui retrace, à partir d'une lignée familiale brouillée par les mensonges, la longue généalogie du meurtre.
Léonora Galigaï est florentine. Elle se nomme en vérité Dianora Dosi. Appelée pour distraire la jeune princesse de Toscane, Marie de Médicis, elle devient sa coiffeuse, avant de s'installer dans l'intimité de la petite princesse puis de suivre Marie en France où elle deviendra reine. Léonora, elle, tombe amoureuse de Concino Concini, un garnement qui vit d'expédients. Tous deux feront équipe en louvoyant dans cette cour de France où les Florentins sont suspects, puis, après l'assassinat d'Henri IV, en gouvernant dans l'ombre. Louis XIII causera leur perte. Du même auteur : Les Petites Mazarines ; Les Filles du calvaire (qui ressort en "Cahiers rouges").
En 2016, Alain Mabanckou a occupé la Chaire de création artistique du Collège de France. C?était la première fois qu?un écrivain africain était amené à y enseigner la littérature et la culture si souvent dédaignées du « continent noir ».Alain Mabanckou est l?héritier de l?histoire littéraire et intellectuelle de l?Afrique, qu?il retrace dans ces Huit leçons sur l?Afrique données au Collège de France. Croisant la stylistique et la vision politique, envisageant la littérature mais aussi le cinéma et la peinture, les Leçons d?Alain Mabanckou sont une nouvelle façon de visiter la francophonie, matière moins conventionnelle que son nom ne pourrait l?évoquer. La France n?est pas le seul centre de gravité de ce monde-langue. De « Y?a bon » à Aimé Césaire, la lutte a été longue pour passer « des ténèbres à la lumière », et c?est une vision apaisée des rapports de la culture africaine au monde que ces Huit leçons proposent.Loin d?être en concurrence avec la culture française, la culture noire, d?Afrique, de Haïti ou d?Amérique, l?enrichit. « La négritude n?est pas essentiellement une affaire de Noirs entre les Noirs, mais une façon de reconsidérer notre humanisme. »Le livre est enrichi d?un avant-propos inédit et de deux interventions d?Alain Mabanckou sur l?Afrique, dont sa fameuse lettre ouverte au président de la République sur la francophonie.Notes Biographiques : Finaliste du Man Booker International Prize, prix Renaudot 2006 pour Mémoires de porc-épic (Le Seuil), Alain Mabanckou est l'auteur de plusieurs romans à succès traduits dans le monde entier, dont Verre Cassé (Le Seuil, 2005), et d?essais comme Le monde est mon langage (Grasset, 2016). Depuis une quinzaine d?années il réside à Los Angeles où il est professeur titulaire de littérature d'expression française à l'Université de Californie -Los Angeles (UCLA).
Résumé : "J'ai longtemps cru qu'il suffisait d'être deux pour faire un enfant. Eve, Adam ; un instant d'éternité. La vie s'est chargée de me détromper : à 27 ans, comme de plus en plus de femmes, j'ai dû demander l'aide de la médecine pour tenter d'être mère. A l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul, j'ai rencontré une gynécologue obstétricienne, Sylvie Epelboin. Elle a suivi ce long chemin avec moi. Un chemin qui a duré des années, qui a eu la peau de mon mariage, mais qui a créé un lien unique entre le docteur Epelboin et moi, entre la soignante et la patiente". "Et moi, Elise, je me souviens de ce premier jour, de votre entrée avec Simon, dans mon cabinet. Vos regards, votre jeunesse, cette envie, et devant vous, la médecine, le temps... ". Vingt-cinq ans plus tard, Elise propose à Sylvie de croiser leurs regards sur cette aventure, de mêler l'intime à la médecine. D'un côté, Elise, jeune adulte, jeune mariée, confrontée à une épreuve à laquelle elle n'était pas du tout préparée, hantée par les réminiscences d'épisodes très douloureux de son histoire. De l'autre côté, Sylvie, passionnée, engagée, féministe et mère, à l'origine d'un des premiers centres de fécondation in vitro en France, aussi attentive aux progrès de la Science qu'aux questions éthiques qui les traversent. "Nous avons écrit toutes les deux, soucieuses de raconter au plus juste cette histoire d'intimité médicalement assistée. Peuvent s'y reconnaître les femmes à qui l'enfant se refuse, celles qui ont enfin mené à terme ces grossesses rêvées, et, bien sûr, les médecins, chercheurs, biologistes, qui, d'une manière ou d'une autre, ont leur place dans cette épopée inouïe qu'est l'Assistance Médicale à la Procréation".
Résumé : " Une petite fille nous aborde : Qu'est-ce que vous cherchez ? Elle a un regard joueur et curieux, je lui explique. Ici, il y a des années, sous le régime khmer rouge, c'était un hôpital, et j'ai enterré de très nombreux corps dans des fosses. Puis l'eau a englouti ce lieu, et on a bâti des maisons. Elle joue avec un petit bout de bois, un peu gênée : Je sais. On dort sur les morts. La nuit, parfois, on les entend parler. J'insiste un peu : Mais tu as peur ? Elle sourit : Non, on n'a pas peur, on les connaît. " C'est à un voyage hors du commun que nous convient Rithy Panh et Christophe Bataille, huit ans après leur livre L'élimination - un voyage vers l'enfance et vers les rizières où furent tués, par l'idéologie, la faim et la violence, 1, 8 millions de Cambodgiens. Le grand cinéaste cherche les lieux où furent enterrés les siens : le tombeau de son père, dans la glaise ; la fosse où furent englouties sa mère et ses soeurs. Mais aussi le grand banyan où il s'abrita, désespéré, à treize ans, avec ses boeufs - sur cette colline, les khmers rouges n'osaient pas s'aventurer. Rithy Panh et Christophe Bataille roulent à travers le pays, s'arrêtent, parlent avec les bonzes, questionnent les villageoises âgées, grattent la terre et trouvent des ossement, des tissus ensanglantés. L'oubli guette, et la négation. Et Rithy Panh poursuit son chemin, cherchant la paix avec les morts et tissant un rapport unique avec les vivants, qu'il côtoie, victimes, bourreaux, complices, anciens cadres khmers rouges : le travail de connaissance ne cesse pas, à hauteur d'hommes. D'une conversation écrite avec Noam Chomsky à des échanges avec le père Ponchaud, d'un entretien avec Robert Badinter aux lettres enfantines rangées dans une sacoche de cuir, d'une méditation sur l'idéologie aux visites aux femmes-devins, les auteurs nous offrent un grand livre.
Résumé : Paru en 1845, Paris anecdote est un livre consacré à la vie quotidienne à Paris, au milieu du XIXe siècle. L'auteur revient sur les métiers les plus insolites de la capitale : du pâtissier ambulant à la femme qui a fait fortune en vendant de la mie de pain récupérée pour les oiseaux, en passant par l'éleveuse de fourmis ou l'exterminateur de chats. Il raconte la vie d'une maison du quartier de Saint-Germain-des-Prés, où logent peintres, poètes, chanteurs, tous pauvres et flamboyants, des princes râpés de la bohème. Il raconte ses nuits dans les plus fameuses tavernes et autres cabarets du quartier des Halles, mille rencontres avec des Parisiens et des banlieusards qui commercent, rêvent, boivent, perpétuant un Paris du Moyen Age depuis bien disparu et qui ont fait de Paris, à jamais, la ville qu'elle est. Industrieux du jour et dériveurs de la nuit, comme ce pair d'Angleterre excentrique et tragique, ou cette tenancière de café gouailleuse, c'est le grand et petit peuple de la capitale du XIXe siècle, pour reprendre l'expression de Walter Benjamin. Un Paris disparu, d'avant les travaux du baron Haussmann, d'un temps où, comme l'écrit Privat d'Anglemont dans ce livre culte et inédit depuis des décennies, " on voulait s'amuser, on ne pensait même qu'à cela ".