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ALBANIE UTOPIE. Huis clos dans les Balkans
COMBE SONIA / DITCHE
AUTREMENT
19,00 €
Épuisé
EAN :9782862605746
Navires chargés de grappes humaines misérables et revant d'Occident, après un demi-siècle d'autarcie paranoïaque, l'Albanie revient au monde dans la mêlée des Balkans. Ce minuscule îlot communiste est à la fois une exception et un modèle. Une tragédie réelle et folle s'y est jouée à huis clos, avec unité de temps de lieu et d'action, personnages paroxystiques, en particulier celui du tyran Enver Hoxha, poussant aux extrêmes les conséquences de ses obsessions. Au nom de la fidélité à l'utopie, au mépris des intérêts vitaux de son peuple, il a successivement rompu avec la Yougoslavie, l'URSS, puis enfin la Chine : seul contre le monde entier ! S'appuyant sur le très ancien code coutumier du Kanun, le communisme à l'albanaise a réalisé un syncrétisme inédit et dévastateur dans un pays aux survivances féodales très prononcées. Jusqu'en 1991, le dispositif punitif et répressif n'a connu aucune trêve, interdisant toute dissidence, toute forme de propriété privée même la plus anodine, toute pratique religieuse, instituant le système de relégation et le "divorce politique" pour châtier les clans insoumis. C'est cette histoire qui est ici retracée à travers les analyses, témoignages, figures et lieux emblématiques du régime : le grand Guide, l'ambiguïté de l'écrivain (Ismaël Kadaré), le camp, la cité interdite où vivaient les dirigeants... La visite de ces quatre décennies délirantes permet bien sûr de comprendre l'Albanie d'aujourd'hui sur l'échiquier des Balkans. Mais, plus encore, l'analyse du pacte étrange entre idéologie communiste et tradition apporte un éclairage nouveau sur les alliances paradoxales que la modernité noue aujourd'hui, dans la région et ailleurs, avec les codes et les réflexes les plus archaïques.
A la fin de la guerre des antifascistes communistes, parmi lesquels de nombreux Juifs, choisissent de construire "le premier Etat allemand des ouvriers et des paysans". Ce sera la République Démocratique Allemande, pays où l'opposition au régime fut la plus faible du bloc de l'Est : il y eut peu de dissidents, pas d'opposition organisée comme en Pologne ou en Tchécoslovaquie avec la Charte 77, pas d'Ecole comme celle de Georg Lukacs en Hongrie. Par loyauté vis-à-vis d'un régime dont ils approuvaient les buts, mais non le style et les méthodes, les marxistes est-allemands n'ont émis leurs critiques qu'au sein du parti, et ce jusqu'à l'automne 1989. Lorsqu'ils prirent la parole publiquement afin de défendre le maintien d'une RDA non "comme elle avait été, mais comme elle aurait dû être", il était trop tard. Ils ne purent empêcher l'annexion sans condition de la RDA à la RFA dont l'Allemagne pourrait payer aujourd'hui le prix avec le vote, trente ans plus tard, en faveur de l'extrême droite et le retour de l'antisémitisme. Tandis que la mise sur le même plan de la terreur nazie et du régime est-allemand tend à se banaliser outre-Rhin, il convient de remonter aux origines de la RDA. Interroger la notion de loyauté constitutive de l'identité de femmes et d'hommes dont "le rêve a été tué par des imbéciles" (Anderson) incite à repenser dans sa globalité l'expérience communiste.
En novembre 1984, Christa Wolf ouvrait la première conférence de l'association des gynécologues psy-chosomaticiens de RDA réunis à Mag-Debourg. Dans son discours intitulé "Maladie et privation d'amour", elle s'interrogeait sur l'évolution de la médecine moderne dont les progrès en matière d'appareils médicaux éloignaient toujours davantage les praticiens de leurs patients. Par-delà son regard sur la relation entre l'âme et le corps, Christa Wolf informait aussi des attentes des femmes qui avaient pris au mot les promesses d'égalité des sexes en régime "socialiste réel". Quelques années plus tôt Georges Canguilhem, résistant au scientisme triomphant, se proposait de continuer à penser la médecine comme un art qui devait s'adapter à chaque individu malade. Déplorant la disparition progressive de la clinique, il plaidait pour un dialogue continu entre le patient et le médecin Tandis que Sonia Combe s'appuie sur le discours de Christa Wolf pour appréhender l'expérience communiste à partir de l'étude de genre, revenant sur la double leçon de Christa Wolf et de Canguilhem, Antoine Spire se demande dans quelles conditions un retour de la médecine à la pratique clinique pourrait se faire et répondre à la demande des malades.
Résumé : Juin 1940 : les bureaux du siège national de la Ligue des droits de l'homme, rue Jean-Dolent à Paris, sont vidés de leurs archives. Décrétant la dissolution de la Ligue et la dépossédant de sa mémoire, la Gestapo s'empare de ces dossiers qui comportent les noms d'antifascistes allemands réfugiés en France. Quelques années plus tard, transférées à Berlin, puis dans les territoires du Reich, ces archives tomberont entre les mains du Smerch, service de contre-espionnage de l'Armée rouge, qui les acheminera à Moscou. Pendant quarante-cinq ans, l'existence de ce butin de guerre, parmi lequel se trouvaient aussi les archives de la Sûreté nationale et d'autres fonds encore, fut tenue secrète. La restitution des archives de la LDH à leur propriétaire et leur dépôt à la BDIC en juin 2000 rendent aujourd'hui possible leur consultation. Ce livre collectif constitue une première contribution à l'étude de ce fonds exceptionnel. Il révèle la diversité de ces archives, reflet de l'étendue de l'activité juridique de la Ligue et tableau du climat social et politique de la France d'avant guerre : atteintes à la liberté d'opinion, violences policières, expulsion de réfugiés politiques, camps d'internement, exploitation coloniale, objection de conscience. Ces archives sont aussi autant de sources neuves concernant l'attitude de la Ligue pendant la guerre d'Espagne, sa politique en direction de la jeunesse, ou encore son rôle dans la constitution de Ligues étrangères. Au fil des dossiers, tandis que se précisent des figures historiques (Victor Basch, Félicien Challaye, Henri Guernut), surgissent les noms d'anonymes, ces figures emblématiques du XXe siècle que furent les personnes déplacées, traquées, parias auxquels la Ligue apporta son soutien. Toujours d'actualité, la question des réfugiés et du droit des étrangers marque ainsi la continuité entre l'activité de la Ligue des droits de l'homme avant guerre et ses combats d'aujourd'hui.
Bréon François-Marie ; Luneau Gilles ; Jouzel Jean
Plus de 120 cartes et infographies pour appréhender la complexité du climat, saisir les enjeux du réchauffement et les moyens d'y répondre. Le fonctionnement du climat, perturbé par les émissions croissantes de gaz à effet de serre depuis la révolution industrielle. Les innombrables conséquences du réchauffement : augmentation des catastrophes naturelles, migrations ou disparitions d'espèces, bouleversement de l'agriculture et de la pêche, problèmes sanitaires et réfugiés climatiques... Privilégier les énergies non-carbonées, développer les transports propres, changer de modèle agricole, multiplier les gestes citoyens : lutter contre le changement climatique est possible. Les acteurs politiques ont désormais pris la mesure des changements climatiques en cours. Cette deuxième édition, entièrement actualisée, fait un point sur les initiatives mises en oeuvre pour préserver notre planète et sur les défis qui restent à relever.
Je vous l'accorde, l'élection du roi de la pastèque peut être considérée comme un manque de goût choquant. C'est être irresponsable que de promouvoir le sexe à notre époque. Mais soyons francs : les gens d'ici s'intéressent plus au décompte des graines de la plus grosse pastèque de la ville qu'au Sida ou à ce genre de choses. C'est ce qu'un étranger comme vous ne peut pas comprendre. C'est notre histoire. J'étais donc favorable à chacun des aspects de notre fête, et je le serais encore. C'était notre prospérité. [...] Le roi de la pastèque est symbolique de tout ce que nous avions et de tout ce que nous avons perdu. Et nous nous y accrochons encore, parce que, si nous le perdons, si nous perdons ce souvenir, que nous restera-t-il ? Rien. Nous ne sommes rien qu'une ville comme toutes les autres. C'est ce que votre mère voulait faire de nous. Une ville comme les autres."Le jeune Thomas Rider part à la recherche de ses origines, découvre la vérité sur sa mère, morte à sa naissance, celle par qui le scandale arrive et avec qui meurt le plus grand mythe de la petite ville d'Ashland, le roi de la pastèque. Une histoire désopilante, tendre et brutale au rythme extraordinaire qui s'attache à toute une ville plutôt qu'au seul héros.
Près de 100 cartes et infographies actualisées pour mieux comprendre la complexité d'Israël. Les courants de pensée et les faits historiques à l'origine de la création de l'Etat d'Israël. Les enjeux démographiques : des fantasmes à la réalité. La question délicate des ressources : eau, énergie, matière grise, commerce... L'histoire toujours mouvementée des pourparlers israélo-palestiniens. L'auteur, spécialiste reconnu de la géopolitique d'Israël, aborde tous les aspects du sujet pour faire de cette cinquième édition un ouvrage de référence.
Olivia et Emily sont demi-soeurs et vivent une enfance heureuse. Jusqu'au jour où Mo et Pa ont un troisième enfant : Rosie, une vraie peste. Peu à peu, elle parvient à empoisonner l'existence de toute la famille, poussant Olivia et Emily dans leurs derniers retranchements. Comment s'en débarrasser ? Coups bas, manipulations et vengeances : impossible de s'ennuyer avec ces héroïnes aussi cyniques que déjantées.