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Les littératures francophones. Questions, débats, polémiques
Combe Dominique
PUF
15,50 €
Épuisé
EAN :9782130568452
Depuis les années 1960, on a publié en France et ailleurs un nombre impressionnant douvrages sur les littératures dites tantôt « francophones », tantôt « de langue française », « dexpression française », ou encore « postcoloniales », etc. Une abondante bibliographie en français, mais aussi en anglais, en témoigne. Ces manuels, introductions et anthologies présentent généralement les différentes « aires » géographiques et culturelles francophones en retraçant lhistoire de leurs littératures: Maghreb, Afrique subsaharienne, Caraïbe, Océan indien et pacifique, Canada, Europe. Ces différentes aires, et les pays qui leur appartiennent, font lobjet de travaux très approfondis sous la forme de présentations synthétiques, dhistoires littéraires, de dictionnaires, de bibliographies, de bases de données. Les approches comparées, transversales ou croisées, ou selon les genres sont moins répandues. Il existe de nombreux ouvrages généraux sur les francophonies sous leurs aspects linguistiques, historiques, politiques, sociologiques. Mais, à lexception de volumes collectifs, les tentatives pour proposer une réflexion densemble sur leur dimension littéraire restent rares. Est-il légitime et pertinent de parler dun « fait littéraire francophone » ou dune « francophonie littéraire »? Quels rapports les littératures francophones entretiennent-elles avec la littérature « française de France »? avec les littératures « postcoloniales » dautres langues? Et, tout simplement, avec la littérature comme telle? Depuis les années 1960, le débat autour des littératures francophones est régulièrement relancé par la critique et par les écrivains. Certes, vu de létranger, ce débat qui tourne souvent à la polémique stérile, peut apparaître comme étroitement franco-français. Mais il nen pose pas moins des problèmes essentiels pour la poétique. Ces problèmes de langue, décriture, didentité, dimaginaire concernent la littérature comme telle. Le présent ouvrage voudrait introduire aux interrogations suscitées par les littératures francophones à lheure des théories « postcoloniales », des « écritures migrantes », de la « littérature-monde ».
Le Nen Dominique ; Dubrana Frédéric ; Comte-Sponvi
La médecine, un art ou une science ? Pour répondre à cette interrogation, neuf auteur(e)s d'horizons divers s'expriment à la lumière de leur expérience, de leur ressenti, sur un sujet intarissable qui a suscité dans l'histoire de l'humanité et suscite toujours tant de débats et de réflexions. "Prendre soin de l'autre est une valeur (ou plusieurs : la sollicitude, la bienveillance, la compassion, l'amour parfois...), voire un devoir, dans certains métiers, et ce sont cette valeur et ce devoir qui font de la médecine ce qu'elle est : non simple science, ni simple technique, ni simple artisanat... mais art véritablement. Elle est l'art, scientifiquement informé, de soigner".
Le présent essai procède d'une réflexion plus générale sur l'histoire des formes et des genres poétiques au XIXe siècle, et de leur postérité dans la poésie contemporaine. Rimbaud y est donc lu dans les rapports étroits qu'il entretient, en amont, avec Hugo, Baudelaire, Mallarmé, Banville, etc. , mais aussi en aval, avec les lecteurs du XX ? siècle, et singulièrement les poètes, de Claudel à Breton, de Bonnefoy à Lionel Ray. C'est dire que l'angle privilégié, pour cette présentation générale, est celui d'une poétique et d'une stylistique, résolument inscrites dans l'histoire - d'une "poétique historique", comme aurait dit le théoricien russe Mikhaïl Bakhtine". Dominique Combe.
Est-il pertinent de parler d'un "fait littéraire francophone" ou d'une " francophonie littéraire" ? Quel est l'apport des études postcoloniales aux études francophones ? Quels rapports les littératures francophones entretiennent-elles avec la littérature "française de France" et avec les littératures d'autres langues ? Depuis les années 1960, le débat autour des littératures dites "francophones" est régulièrement relancé par les critiques et les écrivains. Tournant souvent à la polémique, il peut paraître étroitement franco-français vu de l'étranger, mais il n'en pose pas moins des questions essentielles pour la poétique et la théorie littéraire. Les problèmes de langue, d'écriture, d'identité et d'imaginaire qu'il soulève sont en effet ceux de la littérature en elle-même. Ce manuel, publié pour la première fois en 2010, interroge les littératures francophones à l'heure des études post-coloniales, des écritures migrantes et de la littérature-monde.
Résumé : Le Cahier d?un pays natal, publié pour la première fois en 1939, a été célébré comme une charte de la "négritude" et de l?anticoloninialisme. Césaire est devenu un penseur de référence pour les études postcoloniales, aux côtés de Fanon, de Memmi et de Sartre, alors que des voix s?élevaient aux Antilles contre l?"idéologie de la négritude", au nom de la "créolité". Mais le message politique, social, philosophique que Césaire apporte, certes ancré dans l?histoire coloniale, est consubstantiel au langage même de la poésie, qui excède les circonstances de la composition. Il faut donc d?abord lire le Cahier d?un retour au pays natal comme un poème. La pensée de la "négritude" n?est nullement une philosophie illustrée par le poème. L?"invention" toute rimbaldienne de "formes nouvelles" révèle le poète à lui-même et lui ouvre le "monde noir". La "négritude" naît de l?acte poétique lui-même, qui revêt une signification politique.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.
Résumé : Qui n'a rêvé de traverser le Saint-Laurent à bord d'un beau traversier ? De parcourir l'Amérique sur le pouce ? Ou l'Afrique en car rapide, en vélo poum poum, ou aux côtés d'une mama Benz au volant de sa Mercedes, cela tout en évitant, au passage de la Belgique, les grenailles errantes sur la route ? Qui ne souhaiterait faire une halte, en Suisse, au bar à talons pour faire réparer sa chaussure, avant d'enfiler ses sentimentales toutes pimpantes pour aller ambiancer à l'appel de la SAPE, la Société des ambianceurs et des personnes élégantes ? Ce Nouveau Dictionnaire insolite des mots de la francophonie donne à entendre une langue française souvent délurée et joyeuse, révélatrice des richesses du français parlé hors de France.
Quelle est la chose que l'on recherche quand on sent des gouttes ? Quelle est la différence entre la lettre "i" et un clocher ? Qu'est-ce qui va de pis en pis et se porte de mieux en mieux ? Depuis l'Antiquité et depuis cinq siècles en France, on surprend nos auditeurs en utilisant toutes sortes d'énigmes, de jeux de mots, qui sont autant de traits d'esprit. Voici plus d'un millier de devinettes : quiproquos, raisonnements, différences, combles... en prose ou en vers, anciens et modernes. Saurez-vous vraiment découvrir les réponses à ces facétieux traits d'esprit ? Enigmes, devinettes, charades, rébus : ce livre rassemble plus de 1 000 jeux de mots sous la forme de questions malicieusement posées. Mêmes si toutes les réponses sont données, idéal pour mettre l'esprit à la torture ou exciter la curiosité.
Résumé : "Cette littérature a commencé avec la négritude. Des idéologues de chez eux (les Occidentaux), pour justifier l'esclavage et la colonisation, avaient décrété que le nègre n'avait pas d'histoire parce que son histoire n'était pas écrite. Il s'est trouvé des Africains de chez nous pour le désir d'Afrique, qui se sont armés de la plume. Ils ont démontré que l'Afrique, le premier continent de l'humanité, avait ? écrites ou non écrites ? de multiples traces de son passé multimillénaire. Ils (les idéologues de chez eux) avaient arrêté que nous étions sans culture. On leur a répondu que les Africains de la plus longue histoire de l'humanité avaient la culture la plus riche de l'univers [Mongo-Mboussa] rappelle qu'au début nous savions à peine écrire le français, nous étions un tirailleur sénégalais. Puis ce furent des étudiants, la faim au ventre, qui reprirent le flambeau. Et quand ils quittèrent les universités, devinrent des intellectuels, prirent la relève des étudiants, ce fut pour aller à l'exil. C'est l'exil qu'ils ont continué à écrire. [...] M. Mongo-Mboussa a écrit un livre important sur la littérature africaine, un livre important pour l'Afrique." Ahmadou Kourouma On attend de la littérature africaine qu'elle soit à la fois exotique, porteuse d'une certaine oralité et conforme aux canons classiques du marché européen. Cet essai permet de comprendre un des paradoxes qui pèsent sur les auteurs africains.
Résumé : "Leurs yeux se rencontrèrent" : ces scènes de première rencontre qui font la force des grands romans, de Madame Bovary, de La Chartreuse de Parme, surgissent aussi entre les livres et nous. On m'a souvent demandé : "Comment avez-vous connu Proust ? " comme si j'avais pu l'aborder (ce que je n'aurais jamais osé faire), comme si j'avais été un témoin privilégié de sa vie, comme s'il avait été un de ces amis dont on écrit l'histoire. Ami, on l'est sans doute plus quand on ne connaît que l'oeuvre que lorsqu'on ne connaît que l'homme. Ce recueil rassemble dix ans de critique proustienne. Le hasard des commandes, ou des envies, dessine "à l'horizon peut-être, une constellation". C'est l'occasion de développer des thèmes, de Pompéi aux jardins, des contemporains à peine entrevus, Romain Rolland, une voisine du boulevard Haussmann, un prince monégasque, de reparler des personnages du roman. Des promenades, des variations, des découvertes : une photo inconnue et qui bouleverse notre connaissance de la biographie, une lettre inédite et mystérieuse. Le premier volume du cycle de "La Petite Histoire" de Lenotre, passion de mon enfance, portait le titre de Napoléon : Croquis de l'épopée. C'est ce que je propose ici, au sujet de Proust, parce que l'écriture de la Recherche et le livre lui-même en furent bien une : des croquis de l'épopée.