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Histoire des deux frères. L'épreuve de la jalousie
Combe Colette ; Poikane Ruta
NOUVELLE CITE
21,70 €
Épuisé
EAN :9782375820971
La jalousie s'est invitée dans la vie des hommes au commencement du monde. Le premier récit de la Bible nous raconte que nous avons résidé en ses terres dès l'histoire de la première famille. Elle devrait nous être bien connue. Cependant on pourrait croire qu'elle nous reste étrangère tellement elle nous surprend à chacune de ses apparitions. La jalousie, c'est tout un buisson de questions, cette inquiétude qui affaisse le visage et l'assombrit. Elle demande à être mieux connue, et pour cela, approchée. A partir de l'histoire de deux frères, Jacob et Esaü, rapportée par le récit de la Genèse en ses chapitres 25 à 33, c'est tout l'arc du processus qui se dessine sous nos yeux, depuis la meurtrissure jusqu'au long chemin vers la réparation, la réconciliation difficile qui nous fait mûrir, et d'aventure, la joie inespérée de véritables retrouvailles. De très belles toiles originales accompagnent la lecture et en soulignent les étapes essentielles. Des clés de lecture (sémantiques, bibliques, psychologiques) profondément éclairantes s'ajoutent à la réflexion et offrent des outils de dialogue et de compréhension sur un phénomène omniprésent qui demande un vrai accompagnement. Face à l'épreuve de la jalousie, de sa violence, c'est notre propre humanité qu'il nous faut regarder et apprivoiser. Cet ouvrage nous montre la route.
La mémoire douloureuse du corps interrompt souvent les processus d'évolution de l'individu. Comment dès lors comprendre et traiter les douleurs du "faire corps"? C'est le thème de cet ouvrage. De la clinique de l'hypocondrie aux cliniques de l'enfant blessé dans l'adulte, Colette Combe nous permet de saisir comment peuvent se remettre en travail les affects oubliés du "corps mémoire". A travers la reprise détaillée de séances cliniques décisives et l'investigation des mythes et de l'histoire biblique, Colette Combe nous montre comment le corps mémoire est une véritable langue qui se construit en déployant des ponts pour attacher, lier, assembler des empreintes mémorielles corporelles à des traces psychiques symboliques. Colette Combe poursuit avec Corps, mémoire, hypocondrie sa réflexion sur les temporalités du corps. Après les désorganisations chaotiques du temps dans l'anorexie et la boulimie et l'importance de la chronobiologie dans la guérison, l'auteur visite ici d'autres relations du corps et du temps, celles des temps de doute et d'attente indéfinis.
Résumé : Alors que le textualisme proclamait la mort des genres et le triomphe du texte, au-delà de toute classification et de toute frontière, la nouvelle rhétorique revient a Aristote et a la tripartition de l'épique, du lyrique et du dramatique. C'est dire que la notion de genre est toujours présente. Il importe donc de montrer la continuité des théories des genres avec la tradition ouverte par La Poétique d'Aristote et par la rhétorique gréco-latine. A travers l'histoire de ce grand partage hérité de la rhétorique classique, les pérégrinations de la poétique et de la rhétorique, de la linguistique, mais aussi de la philosophie rencontrent le rêve de l'écrivain. La théorie des genres, aussi savante soit-elle, relève en effet aussi d'un imaginaire où les définitions et les descriptions se muent en des modèles idéaux, voire des utopies de l'?uvre littéraire. Cet ouvrage ne prétend pas ajouter aux définitions de la notion de genre ; il voudrait permettre au lecteur de se repérer dans le labyrinthe des théories, de faire l'état aujourd'hui de cet " imaginaire " des genres, en lui fournissant les textes critiques et les références bibliographiques nécessaires à une réflexion esthétique et, plus simplement à une interprétation des ?uvres.
Cet ouvrage répond aux questions essentielles concernant la genèse et le traitement de ce trouble mystérieux du comportement alimentaire qu'est la boulimie. Quelle est l'origine du désir boulimique ? Comment s'installe et s'emballe ce trouble ? Quelle en est N l'utilité dans la vie psychique ? Le comportement boulimique semble représenter une solution pour préserver un espace d'intimité secrète. La boulimie pourrait révéler alors l'existence d'autres secrets et nous entraîner vers les origines primitives des émotions et des vécus humains. A partir de ces hypothèses, l'auteur met en place un travail original avec les personnes concernées par ces troubles. Elle rend compte de son expérience clinique fondée sur le travail de symbolisation à partir des contes, mythes et textes sacrés mis en relation avec l'inconscient des patientes, et sur l'analyse de leurs émotions, de leurs rêves et de leurs cauchemars provoqués par le soin. Colette Combe reprend pas à pas l'énigme de la boulimie, en cherchant à situer les obstacles au désir de guérir, à repérer les étapes qui rythment la sortie de la boulimie et à localiser les confrontations engendrées par le processus de guérison.
Lorsque je réfléchis aux conditions dans lesquelles j'ai pu participer à la recherche sur le monde soviétique avant sa chute, une cohérence dont je n'avais pas eu une perception très nette m'apparaît: de façon plus ou moins centrale se trouve posée la question des sources, de celles dont j'ai manqué, de celles qui m'ont aidée, de celles que j'ai construites. Dans ma pratique de chercheure comme dans ma pratique professionnelle, pour moi indissociables. Je n'ignore pas que l'exercice de reconstruction du passé, fût-il scientifique, n'échappe pas à l'«illusion biographique», mais je crois pouvoir relier cette cohérence à mon insertion dans une institution (la BDIC) spécialisée en histoire contemporaine qui m'a formée à la gestion des documents et m'a permis d'en produire. Qu'il s'agisse des archives orales et filmiques, tardivement prises en compte par les historiens, de l'accès, non sans peine, aux archives des États ex-communistes comme des autres, ou encore des progrès de la numérisation, les sources se sont démultipliées depuis peu. Bénéficiant d'un poste privilégié, j'ai pu observer ce moment charnière du «tournant électronique» de la documentation, évocateur d'un autre tournant dans la discipline historique, qui nous encourage à penser ses effets de connaissance sur l'écriture de l'histoire.Historienne et conservateure de bibliothèque, Sonia Combe est chercheure à l'Institut des sciences sociales du Politique (CNRS-université Paris-Ouest Nanterre-La Défense) et associée au Centre Marc-Bloch, à Berlin, où elle a enseigné à l'université Humboldt et à la Freie Universität. Elle est l'auteure notamment de Archives interdites. L'histoire confisquée (1994, Albin Michel, 2e et 3e éditions, La Découverte, 2001 et 2010), Une société sous surveillance. Les intellectuels et la Stasi (Albin Michel, 1999), et a dirigé Classification et histoire. L'historien face à l'ordre informatique (Matériaux pour l'histoire de notre temps, 2006), et Archives et histoire dans les sociétés postcommunistes, (La Découverte, 2009).
VOICI le premier numéro de l'année 1988. Nous ne sommes plus au temps des voeux, mais je voudrais en formuler un. Or, que peut-on souhaiter aux lecteurs d'une revue, sinon d'en être contents ? Notre désir est ainsi de continuer à vous plaire en cheminant avec vous à travers le monde des Pères. D'ailleurs, il existe un moyen pour que ce souhait se réalise pleinement : c'est de nous faire part de vos remarques et de vos demandes. Grâce à elles nous pourrons continuer d'améliorer "Connaissance des Pères" . Ce numéro est intitulé : "Judaïsme et chrétienté" . Il est la continuation du précédent. Mais le changement de titre indique un changement de tonalité. Les relations entre le judaïsme et le christianisme ont connu deux phases. La première correspond à la situation de l'Eglise jusqu'au quatrième siècle. Elle est alors minoritaire dans un monde païen qui, très tôt, lui est hostile : c'est le temps des grandes persécutions. Au quatrième siècle on assiste à un retournement de situation. Le christianisme, toléré officiellement, devient religion d'Etat. Ainsi, aux quatrième et cinquième siècles, l'empire devient un pays de chrétienté. Une telle transformation ne pouvait manquer d'affecter les relations de l'Eglise avec le judaïsme. C'est ce que l'on vérifie effectivement en lisant les Pères contemporains de ce changement. Mais on retrouve, comme à la période précédente, la même variabilité d'attitudes. l'aide de deux des Pères les plus célèbres de l'époque, Jean Chrysostome et Augustin, nous vous proposons de découvrir comment était perçu le judaïsme dans des cultures et des lieux différents. Jean Chrysostome est sans doute le Père qui a été le plus accusé d'antisémitisme. Il n 'est pas facile de répondre. D'une part, Jean est sémite et sa langue maternelle est un dialecte araméen, le syriaque. D'autre part, à Antioche, comme en Syrie à cette époque, l'Eglise connaît une situation paradoxale : des chrétiens continuent de fréquenter régulièrement la synagogue. La réaction virulente de Jean est dans la ligne de Paul : continuer pour un chrétien à suivre les coutumes juives, c'est nier l'oeuvre salvatrice du Christ Jésus (cf Ga 5, 2) : à chacun de lire l'ensemble et de se faire son opinion. J. FANTINO, o. p.
Nous vénérons tous des représentations du Christ, de la Vierge et des saints : peintures, statues, etc. Le culte rendu à ces images fut très débattu après le concile Vatican II. Il s'agissait de savoir quelle place elles ont ou doivent avoir dans la vie des chrétiens, et aussi où elles peuvent ou doivent être installées, tout particulièrement dans les églises. Cela aboutit ici à l'enlèvement pur et simple des statues et autres tableaux, là au statu quo , ailleurs encore à leur remplacement par des icônes. Dans tous les cas cela traduisait un malaise. Mais nous sommes tous concernés et nous savons à quel point nous sommes vifs à réagir à ce sujet. Cela est sain, car à y regarder de plus près, on s'aperçoit que ce débat n'est pas nouveau, loin de là, et l'Eglise a connu d'autres périodes agitées à ce sujet. Ainsi la Réforme a rejeté l'usage et le culte des images. Mais bien auparavant, au temps des Pères, la question de la légitimité de cet usage et de ce culte avait déjà été posée. Pendant plus de deux siècles, partisans et opposants s'affrontèrent. A cette occasion un concile oecuménique s'est tenu à Nicée en 787. Ce concile reconnut et définit la légitimité et de l'usage et du culte des images. A vrai dire, il ne fut reçu que lentement et d'une manière différente par les Orientaux et les Occidentaux. Son anniversaire est célébré cette année. A cette occasion, nous vous présentons, à partir de ce concile et des débats de cette époque, la question du culte des images du Christ et des saints. Car si, à ce sujet, il y a tant de passion dans l'attitude des chrétiens, c'est que la foi est en jeu. Le culte des images repose entièrement sur la foi en l'Incarnation de Jésus, le Fils du Père. Telle est la réponse donnée par Nicée II. Certains trouveront peut-être ce numéro d'un abord plus difficile que d'ordinaire. Il met en jeu, en effet, toute une argumentation scripturaire, théologique et pastorale. Ce n'est pas l'habitude de la revue et, de ce fait, ce numéro est exceptionnel. Ceux qui suivent retrouveront leur aspect habituel. Mais, vu l'intérêt de la question, nous avons décidé de réaliser ce numéro un peu spécial. Une introduction historique et un glossaire vous faciliteront la lecture des articles, où vous verrez les arguments développés par les Pères pour et contre le culte des images. Vous découvrirez aussi comment le Concile fut reçu en Occident. J. FANTINO, o. p.
Le monde de l'entreprise est en pleine mutation. Le sentiment que l'on arrive au bout d'un modèle d'organisation et de management est désormais très largement partagé. Les tourments de la perte de sens montrent qu'il est grand temps de changer de modèle. Cette aspiration au changement est reprise avec enthousiasme par les cadres et dirigeants eux-mêmes qui proposent de "libérer l'entreprise". Ils promeuvent alors l'autonomie, la liberté, la responsabilité, la suppression des hiérarchies... Pourtant, et aussi séduisante soit-elle, cette approche souffre d'un défaut originel : les entreprises ne peuvent être le monde de l'autonomie et de la liberté ! Elles sont au contraire le monde des dépendances assumées dans lequel chaque participant renonce à déterminer seul son action pour la définir de façon coopérative avec les autres... et faire mieux ensemble ! En tant que lieu de l'interdépendance choisie et de la coopération volontaire, l'entreprise est nécessairement le lieu du dialogue au travers duquel se tissent et se retissent en permanence les fils de l'action commune. Cette pratique du dialogue ne suppose pas la suppression des règles ou de l'autorité mais leur refondation. C'est un défi pour le management que de savoir soutenir, animer et organiser le dialogue. Ce sont les voies d'un management par le dialogue que ce livre entend explorer.
Chaque année, nous consacrons un numéro de Connaissance des Pères à un lieu géographique : une ville, une région, une province... Montrer le monde dans lequel ils vivaient aide à mieux comprendre les Pères et leurs écrits. L'an dernier nous vous présentions Alexandrie et l'Egypte (n °33) , cette année nous avons choisi la Syrie. Province dont la capitale est Antioche, la Syrie est un pays à double culture comme souvent dans le monde méditerranéen. La côte est plutôt de langue et de culture grecques, tandis que l'intérieur est davantage de langue et de culture syriaques. Mais le fond sémitique l'emporte, comme nous l'avions vu dans le numéro consacré à saint Ephrem (n°26). Il y a beaucoup à dire sur le monde syrien. Deux aspects marquant la vie des communautés chrétiennes aux IVe et V° siècles ont été retenus. Ils constituent les deux volets de ce numéro. L'un présente la liturgie syrienne, notamment l'Eucharistie. L'autre traite de la tradition ascétique et du monachisme qui sont inséparables. J. FANTINO, o. p.