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Valentine Hugo. Le carnaval des ombres
Combalía Victoria ; Rabourdin Dominique ; Ribault
INVENIT
28,01 €
Épuisé
EAN :9782376800200
Valentine Hugo, peintre, graveur, créatrice de costumes et de décors de théâtre, de ballets et de cinéma, est née à Boulogne-sur-Mer le 16 mars 1887. Elle fréquente les Ballets russes et fait la connaissance de Vaslav Nijinski, Pablo Picasso, Marcel Proust, Raymond Radiguet, Erik Satie. En 1919, elle épouse le peintre Jean Hugo, arrière-petit- ls de Victor Hugo. En 1920, elle s'intéresse au mouvement Dada, puis découvre le surréalisme qui répond à son besoin de libre pensée, de grand large et d'horizon ouvert qu'elle tenait de son enfance passée à Boulogne-sur-Mer. Elle ne s'en détournera plus. Elle se rapproche d'André Breton, René Char, Lise Deharme, Marcel Duchamp, Paul Eluard, Max Ernst, Dora Maar, Man Ray. Après s'être séparée de Jean Hugo, elle est la compagne d'André Breton en 1931 et 1932. Affirmant toute sa vie la souveraineté de la poésie, elle illustre les livres d'écrivains admirés, tels Achim d'Arnim, Victor Hugo, Lautréamont, Maurice Maeterlinck, Arthur Rimbaud, Sade. Elle quitte la vie en 1968, le même jour où elle l'a reçue, un 16 mars. Au l du temps, le pinceau de Valentine Hugo est entré de plus en plus profondément dans la chair du rêve, créant un troublant Carnaval des ombres. Premier ouvrage réalisé en couleurs sur cette femme bouleversante qui, telles Dora Maar, Leonora Carrington, Dorothea Tanning, Joyce Mansour, Claude Cahun, a créé, parmi et avec les surréalistes, en vue d'ouvrir le regard sur un ailleurs merveilleux, ce livre permet de voir en n Valentine Hugo comme l'artiste ardente et puissante et l'amoureuse absolue qu'elle a été.
Dora Maar, au delà de Picasso, publié en 2013 par les Editions Circe (Barcelone) est le fruit de plus de vingt ans de travail de Victoria Combalía sur la photographe, compagne de Picasso, femme de talent au caractère passionné, mélancolique et fantasque mais aussi très humaine et pleine d´humour. Elle avait été l'amante de Picasso entre 1936 et 1943, avait photographié Guernica et avait été le modèle exceptionnel de la série La femme qui pleure du peintre de Malaga. Victoria Combalía a eu le rare privilège de pouvoir parler longuement avec Dora Maar en 1994 et d'organiser une première rétrospective de son travail photographique et pictural en 1995. Dora Maar était la fille d'un père yougoslave et d'une mère française mais avait été élevée en Argentine. Elle a tourné le dos à ses origines bourgeoises en devenant une militante politique de gauche, membre du groupe Contre-Attaque et amoureuse du philosophe et révolutionnaire Georges Bataille. En tant que membre du groupe surréaliste, Paul Eluard l'a présenté à Picasso. Dans une scène célèbre du café Les Deux Magots, Dora l'a séduit en jouant un couteau entre ses doigts et ses longs ongles peints en rouge. Avec lui, elle vécu une passion tumultueuse et mis en sourdine son activité créatrice. Elle est devenue sa muse, mille fois dépeinte dans sa beauté mais surtout comme un masque souffrant et tourmenté. Abandonnée par l'artiste, elle s'est réfugiée dans la religion et la peinture, vivant isolée dans son appartement parisien et dans sa maison de Ménerbes, dans le sud de la France. Dora Maar est décédée en 1997, laissant derrière elle une aura de mystère et d'attente.
Une femme se tait. Une femme se tient. Elle attend. Que regarde-t-elle ? Que voit-elle ? Son corps est au repos, un moment, avant de se pencher, de saisir la fourche, et d'attiser le feu d'herbes. Elle arrête le spectateur, parce qu'elle est arrêtée, elle a suspendu le temps, elle s'enfonce dans les volutes de la fumée, et en elle-même, peut-être, dans les méandres de sa vie, dans les plis que font les vies, dans les plis du temps qui passe sur les corps et mange les années." Marie-Hélène Lafon a les gestes et l'odeur des brûlis dans le corps et sous la peau pour toujours ; ça remonte des enfances et du pays premier. A partir de La Brûleuse d'herbes de Jean-François Millet conservée au musée du Louvre, elle nous entraîne dans une histoire qui sent la fumée des brûlis de mars ou d'octobre.
Allemand Evelyne-Dorothée ; Viéville Dominique ; G
Ce livre et l'exposition qu'il accompagne présentent un dialogue entre Auguste Rodin, Constantin Brancusi et Carl Andre, trois artistes qui ont bouleversé l'histoire de la sculpture. Réaliser cette exposition, c'est interroger la question du socle et la relation de la sculpture à l'espace. Aujourd'hui, c'est surtout, dans une vision beaucoup plus large, révéler l'interaction entre des procédés de création - assemblage, dessin, photographie... Jusqu'à l'époque moderne, le socle était purement fonctionnel, même si son style s'adaptait à la sculpture qu'il sacralisait. Les fondements de cette tradition du socle sont ébranlés pour la première fois avec Les Bourgeois de Calais d'Auguste Rodin (Paris,1840 - Meudon,1917), avant d'être mis en question par Constantin Brancusi. C'est La Colonne sans fin de Brancusi (Hobita, Roumanie, 1876 - Paris, 1957) qui a particulièrement retenu l'attention de Carl Andre (Quincy, Massachusetts, Etats-Unis, 1935), sculpture que Brancusi a produite dans de nombreuses versions pendant toute sa vie. Carl Andre propose une expérience de l'oeuvre, une expérience sensible et physique, de ses éléments, de son matériau, de son espace, du déplacement du visiteur pour éprouver le lieu : "la sculpture comme lieu". La sculpture change de statut. C'est aussi mettre en perspective Rodin, Brancusi et Carl Andre au regard d'artistes du XXe siècle et de l'art contemporain pour lesquels la question du socle et sa remise en cause ont une profonde résonance : Stephan Balkenhol, Vincent Barré, Alberto Giacometti, Henri Matisse, Côme Mosta-heirt, Tamara Van San, Peter Soriano, Elmar Trenkwalder.