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La politique des oracles. Raconter le futur aujourd'hui
Colonomos Ariel
ALBIN MICHEL
26,95 €
Épuisé
EAN :9782226253712
Et si les think tank et les agences de notation financières n'étaient que la version contemporaine des oracles delphiques de l'Antiquité ? Dans cet ouvrage original qui croise sciences politiques, sociologie et philosophie, Ariel Colonomos s'intéresse aux rapports que nos sociétés entretiennent avec le futur et à leurs paradoxes. Alors même que le futur résiste à la science et que devrait logiquement s'imposer une diversité des opinions contradictoires, une " vision " du futur prévaut qui fait largement consensus. Les intérêts des penseurs et des décideurs convergent dans un conservatisme troublant. Est-ce parce que les " gardiens du temple du futur " ont souvent un pied dans le scénario dont ils annoncent la venue ? Est-ce parce que la stabilité devient l'antidote utile à des changements menaçants (parce qu'imprévus) et qu'il y aurait finalement une sorte de " prime à l'inaction " ? La mondialisation, nous dit-on, engage une accélération et une turbulence des changements. Illusion d'optique, répond Ariel Colonomos, qui s'engage ici à revaloriser, contre le monopole que s'arrogent certaines paroles oraculaires, la pluralité des voix, et contre la frilosité dominante : le désir du futur. Comment construire un débat public sur le futur qui soit véritablement un théâtre à plusieurs voix ?
C'est peu dire, la guerre fait retour. Elle n'est plus une affaire d'États en faillite qui guerroient en périphérie de la démocratie et du droit, mais implique désormais les puissances occidentales. Et lorsque les Etats-Unis partent en guerre contre l'Irak, lorsque Israël frappe le Liban en 2006 puis Gaza en 2008. les armes donnent une nouvelle jeunesse à la vieille idée de la guerre préventive. Pourtant celle-ci demeure bien mystérieuse. Il est donc urgent d'accorder attention et réflexion à la guerre préventive pour reconsidérer la condamnation a priori et sans appel de l'action américaine fondée sur l'idée qu'elle ne serait que l'émanation de la volonté de puissance. Comprendre la guerre préventive, c'est avant tout faire l'analyse de sa justification. Pour des raisons évidentes, la guerre préventive se veut juste et pourtant elle n'est pas strictement défensive. Les Etats-Unis sont une grande puissance, un hegemon. Israël est une puissance régionale. pourtant ils ont tous deux besoin de convaincre et élaborent une doctrine de la prévention dont les termes se recoupent. Ce livre montre comment la guerre préventive est indissociable de sa justification en relevant de nombreuses occurrences historiques qui font mieux comprendre les problèmes contemporains posés par la politique de prévention. Il fait voir quel est le trajet de cette idée en suivant les méandres de la tradition de la guerre juste et les âpres querelles juridiques qui opposent les défenseurs des droits de l'homme aux juristes militaires. Dans les faits, il montre comment la tentation de justifier l'action préventive est plus forte aujourd'hui, alors même que les armes sont plus précises, ce qui rend le calcul des chances d'obtenir un succès militaire à moindres frais plus engageant. Cette tendance actuelle à saisir sa chance au jeu de la guerre laisse entrevoir une question aussi simple que forte: la guerre est envisagée comme un pari, dans sa réalisation comme dans sa justification. Mais peut-on vraiment faire le pari de justifier une guerre qui parmi les guerres est la plus hasardeuse qui soit? Biographie de l'auteur Ariel Colonomos est directeur de recherche au CNRS. Membre du Centre d'études et de recherches internationales ( CERI ), il enseigne à Sciences Po Paris et a été professeur associé de 2005 à 2007 à l'université Columbia de New York
Biographie de l'auteur Docteur en sciences politiques, spécialiste de l'éthique des relations internationales, Ariel Colonomos est chercheur au CNRS affilié au CERI (Centre d'études et de recherches internationales) et maître de conférences à l'Institut d'études politiques de Paris. Il est en outre professeur invité à l'Université Columbia de New York.
Quel est le prix d'une vie ? Bien loin de n'être qu'une métaphore, cette expression renvoie à des questions qui sont au coeur de notre conception du politique. Le prix d'une vie correspond à son équivalent matériel, qu'il soit monétaire ou constitué par d'autres biens, des intérêts économiques ou politiques, des conquêtes militaires. Tout se paie et s'échange, et la conversion se fait dans les deux sens : des vies sont rapportées à des biens matériels et des biens matériels sont obtenus au prix de nombreuses vies. L'État n'est pas le seul à attribuer une valeur aux vies humaines. C'est également le cas du marché, mais aussi, en raison de la solidarité entre ses membres, de toutes les communautés auxquelles les individus appartiennent. Cet ouvrage décrit avec minutie les équivalences matérielles des vies humaines en ayant pour ligne de mire une réflexion sur leur caractère juste ou injuste. Poser la question du juste prix de la vie, c'est encourager la préservation des existences, mais c'est aussi risquer de trouver certains compromis trop coûteux. L'égalité en droit des vies humaines ne signifie pas que les moyens pour les sauver ou les protéger soient et doivent être identiques. La tension est profonde entre les exigences de l'humanisme et les contraintes du matérialisme. Quelles contreparties céder pour sauver ou protéger des vies, et combien faut-il de vies pour gagner une guerre ?Table des matières : Introduction - L'incontournable équivalence matérielle des vies humaines Chapitre 1 Marchandages à Venise Chapitre 2 Henry V : un roi mesuré dans ses paris ? Chapitre 3 La proportionnalité : mesure de la mesure Chapitre 4 Le poids des otages Chapitre 5 L'État dans la tourmente des réparations Chapitre 6 Une théorie politique de l'otage : le patriarcalisme Chapitre 7 Une théorie politique de la victime : le philanthropisme Chapitre 8 Vies passées et vies futures Chapitre 9 Les vies lointaines Conclusion La responsabilité du prix des autres Des prix qui engagent Que faire ? Bibliographie
Djalâl-od-Din Rûmî que le monde de l'islam désigne, par respect, comme "notre maître" (Mawlânâ, Mevlana en turc) n'est pas seulement l'un des plus grands penseurs mystiques de tous les temps, un voyant qui (au XIIIe siècle !) parlait de la fission de l'atome et de la pluralité des systèmes solaires, c'est aussi l'un des plus merveilleux poètes de la littérature universelle, fondateur de l'ordre des derviches tourneurs. La mise de l'homme au diapason du cosmos, l'oratorio spirituel des derviches qui symbolise la ronde des planètes autour du soleil et, à un second niveau, la recherche du Soi, sont longuement célébrés dans les Rubâi'yât: comme les atomes, le soufi danse, et la musique ne fait que "réveiller les mystères du coeur".
Le Zen est une discipline de concentration exigeante en même temps qu'une philosophie de la vacuité. Son enseignement, qui s'enracine dans les paroles du Bouddha, tient tout entier en zazen, c'est-à-dire la méditation assise : sous l'apparent dépouillement se révèle une formidable méthode de dépassement de l'ego. Découvert par l'Occident dans les années soixante-dix, il est rapidement devenu un élément majeur de son renouveau spirituel. Taisen Deshimaru, maître japonais qui a grandement contribué à diffuser le Zen en France, livre ici la quintessence de son enseignement sous forme de paraboles, de questions-réponses ou encore de (aphorismes). Il traduit et commente aussi intégralement deux textes fondateurs et inédits du bouddhisme zen, le Hokyo Zan Mai et le San Do Kai,
Résumé : En dehors d'approches ethnologiques, l'intérêt pour l'étude de la divination et des arts divinatoires en général a été pendant longtemps réduit, en occident, au débat qui oppose les sciences et les " parasciences ". D'un côté, le mépris et la négation systématique ; de l'autre, une confiance aveugle qui n'est pas sans rapport avec ce qu'il est convenu d'appeler la " pensée magique ". N'est-ce pas là, d'une part et d'autre, la meilleure façon de passer à côté du sujet, en le constituant comme croyance et non comme objet d'étude ? S'il est vrai que les procédés divinatoires, de la géomancie à l'astrologie, ne relèvent pas de la science, il n'en reste pas moins qu'ils ont une réalité propre dont il faut rendre raison. C'est à ce travail profondément novateur que s'est attachée Marie-Louise von Franz. Explorant les fondements inconscients qui ont donné le jour à "c es pratiques", la disciple de Jung affirme que les arts divinatoires dont d'abord symboliques. Ils obéissent à des lois spécifiques qui peuvent nous renseigner sur ce " lieu " de l'âme où se rejoigne potentiellement l'esprit et la matière.