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Jules Durand. Une affaire Dreyfus au Havre (1910-1918)
Colombier Roger ; Manceron Gilles
SYLLEPSE
16,00 €
Épuisé
EAN :9782849504857
Charbonnier sur le port du Havre, Jules Durand était un homme intègre et dévoué à sa famille. Il aurait pu vivre tranquillement, s'il n'avait pas été un militant syndicaliste convaincu et passionnément épris de justice sociale. Injustement accusé d'un meurtre survenu au cours d'une grève, au mépris des témoignages et des preuves qui l'innocentent, il fait l'objet d'un procès inique. Juges, notables et patronat se déchaînent pour faire de lui l'incarnation du syndicaliste criminel. Quand il est condamné à mort, le 3 novembre 1910, l'indignation est à son comble dans la classe ouvrière havraise. La CGT, la Ligue des droits de l'homme et L'Humanité de Jaurès embrassent sa cause. L'affaire Jules Durand commence ! Reconnu innocent en 1918, il est cependant trop tard : Jules Durand, rendu fou par l'injustice et les mauvais traitements, ne sort de prison que pour entrer à l'asile d'aliénés où il mourra quelques années plus tard. Au travers du calvaire de cet homme, ce livre nous plonge au coeur de la guerre sociale qui précède la Première Guerre mondiale et dans la condition ouvrière au Havre : la vie difficile, l'injustice sociale, les luttes syndicales.
Ce livre retrace, aux travers de quelques épisodes significatifs, l'histoire du mouvement syndicaliste dans le Mantois, depuis avant que ne soit bondée la Confédération Générale du Travail en 1895 et jusqu'aux mouvements sociaux contre le plan " Juppé " de 1995. Avec l'arrivée clos chemins de fer dans la région en 1843 et l'industrialisation qui s-ensuit, commence à se développer un mouvement ouvrier, en chambres syndicales indépendantes d'abord, mais qui se confédéreront ensuite à la CGT. L'Union fraternelle clos syndicats ouvriers de la région Mantaise, l'ancêtre de l'Union Locale CGT actuelle, date de 1906. Rapidement par ses actions, et soutenue par la municipalité de Mantes, elle obtient une Bourse élu Travail en 1908. Puis, la délibération municipale de mars 1910 impulse la création d'un Conseil de prud'hommes en 1913. Le Mantois, ou la région Mantaise, occupe le Nord Ouest des Yvelines, en limite avec la Normandie, en haut de cette vallée parisienne de la Seine que les géographes dénommaient " rue des usines ". Le Mantois regroupe la 7e circonscription législative, et une partie de la 8e avec tous leurs cantons respectifs. Il dépend du ressort judiciaire du Tribunal d'Instance de Mantes-la-Jolie et d'un Conseil de prud'hommes du même nom.
Il n'est jamais trop tard pour (é)changer un conjoint défectueux ! Jeanne, Violette et Natacha ont trouvé l'amour avec un grand "A" . Mais bien d'autres cases restent à cocher pour qu'elles puissent remporter la palme du bonheur. Pour Jeanne, la vie de couple a fini par prendre la voie d'un long tunnel d'ennui. Violette, quant à elle, s'épanouit dans la maternité tandis que Natacha ne parvient pas à concrétiser ce rêve. Chacune a sa vie, ses défis, ses problèmes, mais toutes se retrouvent autour d'une même question : comment exister en tant que femme sans se borner à n'être qu'épouse, fille ou mère ? Heureusement, les trois amies d'enfance peuvent compter les unes sur les autres pour se soutenir et reprendre en main leur destin. Et, même si leur vie ressemble peu à leur rêve d'enfant, chacune trouvera comment écrire son propre conte de fées. A propos de l'auteur Agathe Colombier Hochberg a grandi entre la France et les Etats-Unis. Auteure de dix romans, elle a été révélée par le phénomène Ce crétin de prince charmant. Sa plume drôle, fine et résolument contemporaine continue de séduire toujours plus de lecteurs avec Mes amies, mes amours, mais encore ? qui s'est déjà vendu à plus de 200 000 exemplaires.
Le droit des femmes au travail n'est pas un long fleuve tranquille. Aujourd'hui encore, à qualification égale, le salaire moyen d'une femme est de 21 % plus bas que celui d'un homme. Sans parler du pourcentage infime de femmes cadres ou du code du travail réformé qui n'établit plus de charge maximum à supporter pour elles, soi-disant au nom de l'égalité des sexes. Pourtant, et depuis des siècles, les femmes ont toujours travaillé, chez elles et aussi aux côtés de leurs parents ou de leurs époux, dans la France rurale et agricole d'autrefois. Et lorsque l'industrie va mordre dans ce paysage, elles entreront également dans les usines. Or, la religion, la philosophie, les sciences et les hommes, jusqu'au mouvement ouvrier français pour l'émancipation du genre humain, ont cherché à leur interdire de travailler ou à les restreindre dans des emplois déqualifiés. Ce livre n'est pas un récit chronologique de cet état de fait. L'auteur, à travers des chroniques sur le travail féminin ou de quelques portraits de femmes, qu'elles soient simples ouvrières ou la première femme médecin française, et sans oublier le syndicalisme, a préféré montrer ainsi ce long combat pour leur émancipation.
Au début du XIXe siècle, le Mantois, ce territoire au nord-ouest de l'ancienne Seine-et-Oise, n'est que labours, prairies, cultures maraîchères et vignes. Le 3 mai 1843, la ligne de Paris à Rouen transforme cette région coutumière, rurale et artisanale. Mantes-la-Jolie va compter deux gares, un cas unique sur cette ligne. Et autre particularité, elle est aussi le terminus des omnibus vers Paris ou Rouen, point d'arrêt des express et siège du seul dépôt existant sur la ligne. Avec le chemin de fer, cette partie de la vallée de la Seine s'industrialise, pour devenir la " vallée des usines ". Et toutes les entreprises qui se créent s'embranchent au rail ou bien font transporter leurs matériaux par le train. La première est la Tuilerie des Cordeliers de Limay en 1896. Le prolétariat des usines remplace celui des campagnes. Une nouvelle corporation apparaît aussi, celle des cheminots ; avec ses horaires de travail en continu, c'est aussi une première dans le monde du travail. Elle fonde en 1856 une cité ouvrière, la première de ce genre en Ile-de-France, qui comptera jusqu'à 370 habitants. Le chemin de fer fait entrer le Mantois dans le monde moderne. Voici son histoire technique, humaine et sociale, avec la Compagnie des chemins de fer de Paris à Rouen, puis de celle de l'Ouest le 16 juin 1855, ensuite des Chemins de fer de l'Etat, le 1er janvier 1909, et enfin sous l'égide de la SNCF, le 1er janvier 1938.
Rudder Véronique de ; Cognet Marguerite ; Eberhard
Résumé : Le racisme et les discriminations sont un système. Véronique De Rudder nous en dévoile ici les mécanismes et passe au crible les relations inter-ethniques qui en découlent. Elle explore la place de l'immigration et de sa descendance dans la société française. Ses textes s'avèrent d'une étonnante actualité, alors même que les enfants d'immigrés, désormais adultes, sont porteurs de revendications d'égalité. Elle nous propose une analyse critique du républicanisme français dont l'universalisme, inscrit en lettres d'or dans les textes constitutionnels, coïncide en pratique avec un système de discriminations tolérées, voire, à l'occasion, codifiées. Les victimes du racisme sont massivement les immigrés originaires des anciennes colonies et leurs enfants, citoyens français de plein droit, et pourtant de seconde zone, renvoyés à leurs origines comme à une marque d'indignité. Se réclamant d'un universalisme en actes, l'auteure souligne la nécessité de changer les politiques qui malmènent les valeurs démocratiques.
La crise capitaliste mondiale qui a éclaté en 2007-2008 aux Etats-Unis et s'est propagée dans le monde entier, en particulier dans les économies occidentales développées, n'est pas seulement une crise des banques et du secteur financier. Pour l'auteur, c'est une profonde crise structurelle du capitalisme. En effet, selon lui, l'économie capitaliste est une organisation de rythmes économiques et toute crise capitaliste est une "arythmie" , c'est-à-dire une discordance de ces rythmes. Les trois circuits du capital industriel développés par Marx, le circuit du capital-argent, le circuit du capital productif et le circuit du capital-marchandise, renvoient respectivement aux rythmes de valorisation, d'accumulation et de réalisation de la valeur. La croissance capitaliste implique une compatibilité relative entre ces trois rythmes, tandis que les crises économiques sont dues à la divergence excessive de l'un de ces rythmes par rapport aux autres. Si la crise des années 1970 était due à un ralentissement du rythme de valorisation de la valeur (chute du taux de profit), la crise actuelle résulte d'une décélération du rythme de réalisation de la valeur. Bien que la cause de la crise ait été différente dans ces deux cas, le résultat en a été une "arythmie" systémique d'une telle ampleur qu'elle a presque immédiatement provoqué une grave récession et une diminution du taux de croissance du PIB pendant une période plus longue. Depuis les années 1980, le profit capitaliste augmente à un rythme supérieur à celui de l'investissement productif ou de l'accumulation. Une partie croissante du profit se transforme en capital-argent qui, par le crédit et les produits financiers dérivés, est dirigée vers la consommation. Ici, les schémas de reproduction du capital développés par Marx sont reformulés pour montrer l'importance croissante de la dette privée dans les processus de production, d'accumulation et de réalisation de la valeur. Ce sont ces schémas de reproduction néolibéraux qui sont entrés en crise en 2007-2008. Les politiques économiques ont empêché l'effondrement du système financier et sauvé l'euro, mais elles n'ont pas conduit à la sortie de la crise économique, ni de la régression sociale qu'elle a engendrée. Stavros Tombazos nous propose ici une analyse concentrée des ressorts de la crise du système capitaliste. L'ouvrage publié en anglais a été actualisé par l'auteur pour cette version en français, notamment dans sa partie statistique.
Le capitalisme triomphant des années 1990 a perdu de sa superbe. Après avoir promis monts et merveilles, il s'est mué en une machine infernale produisant de la régression sociale et des inégalités, incapable de faire face au changement climatique, et sécrétant une montée générale de l'autoritarisme en lieu et place de la démocratie promise. Face à cela, les programmes de la gauche institutionnelle estiment qu'il faut repartager les richesses et orienter le capitalisme dans le sens de l'intérêt général. Si les profits des entreprises n'ont jamais été aussi imposants, ne pourrait-on pas les réduire pour faire place à plus de social et d'écologie, se demandent-ils ?? Mais ce n'est guère possible car la valeur de l'entreprise est spéculative et déterminée par les anticipations des dividendes. Si les profits sont moindres, les valorisations baisseront et les actionnaires cesseront d'investir même si l'entreprise gagne de l'argent. Une politique sociale et écologique sérieuse doit donc exproprier les actionnaires pour laisser place à des entreprises autogérées par leurs salariés, les usagers et les citoyens. Une nouvelle définition de la démocratie se dessine : une rencontre permanente entre des travailleurs et des usagers ou citoyens pour décider et réaliser ensemble. Le livre se conclut sur l'amorce d'un programme de transformation qui conjugue des mesures sociales et écologiques avec une stratégie d'éviction des actionnaires. Afin de faciliter la compréhension des mécanismes économiques ou de compléter ses connaissances, le livre renvoie à des "tutoriels" en ligne (economie.org) où l'auteur décrypte le fonctionnement de la finance, de l'argent ou encore de la macro-économie. Outil pédagogique, le livre est articulé avec les apports aujourd'hui indispensables de l'apprentissage et de l'acquisition des connaissances en ligne. L'ouvrage engage une réflexion sur le dépassement de la notion même de propriété des moyens de production et trace une voie de transition pour en sortir.
L'année 2015 marquera l'histoire de la Grèce, de l'Europe et de la gauche. Ce livre constitue un guide pour les lecteurs et les lectrices qui ne se contentent pas de la narration dominante présentée par les grands médias et les créanciers, qui ne se satisfont pas non plus de la version donnée par Yanis Varoufakis, l'ex-ministre des finances du premier gouvernement Syriza, dans son livre Conversations entre adultes et adapté au cinéma par Costa-Gavras. Il est essentiel de prendre le temps d'analyser la politique mise en oeuvre par Yanis Varoufakis et le gouvernement d'Alexis Tsipras car, pour la première fois au 21e siècle, un parti de gauche radicale a été élu en Europe pour former un gouvernement. Comprendre les échecs et tirer les leçons de la manière dont ce gouvernement a affronté les problèmes qu'il a rencontrés sont de la plus haute importance si on veut éviter un nouveau fiasco. Eric Toussaint, qui a coordonné les travaux de la Commission d'audit de la dette mise en place par la présidente du Parlement grec en 2015, a vécu de près les évènements qui ont secoué l'Europe cette année-là, il en maîtrise les tenants et les aboutissants. Comme l'écrit l'historien britannique Adam Tooze, auteur de Crashed : " Que l'on sympathise ou non avec l'orientation qui y est défendue, le livre de Toussaint permet à tout un chacun d'approfondir la compréhension de la scène politique grecque dans laquelle Varoufakis et Tsipras ont opéré. " Un objectif majeur du livre est de montrer qu'à chaque étape cruciale du chemin de croix qui va de février à juillet 2015, il y avait la possibilité d'opter pour une alternative. Les mesures qu'il aurait fallu mettre en pratique et les initiatives qu'il était possible de prendre sont bien identifiées et clairement argumentées. Elles dépassent le cadre national et alimentent la réflexion stratégique sur les batailles politiques pour l'émancipation sociale. L'auteur démontre de manière convaincante qu'une victoire était possible et que ce qui s'est passé n'était pas inéluctable.