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Les esprits de la terre
Colomb Catherine ; Delacrétaz Anne-Lise
FLORIDES HELVET
10,00 €
Épuisé
EAN :9782940733668
Après Châteaux en enfance (1945) et avant Le temps des anges (1962), Les esprits de la terre (1953) compose le deuxième volet de la trilogie romanesque de Catherine Colomb. Mettant en scène une famille de propriétaires terriens vaudois, Les esprits de la terre raconte la spoliation - matérielle et affective - de César, héritier indésirable et marginal. En face de lui, sa terrible belle-soeur, "? Madame ? " , qui règne sur le château familial au bord du Léman, incarne l'avidité et la soif de pouvoir. Ce duel, où interviennent de nombreuses autres figures, tantôt veules, tantôt aimantes, est retracé dans un récit envoûtant à la composition audacieuse, rythmé par l'alternance du registre grotesque avec des moments de grand lyrisme. Le présent volume propose une nouvelle édition annotée, accompagnée d'une préface inédite d'Anne-Lise Delacrétaz, maître d'enseignement et de recherche à l'université de Lausanne. Née à Saint-Prex, Catherine Colomb (1892-1965) a passé la majeure partie de sa vie dans le canton de Vaud. Vivant à l'écart des milieux littéraires, elle consacre à l'écriture le temps qu'elle arrache à sa vie de mère de famille et de maîtresse de maison. Saluée de son temps par Gustave Roud et Jean Paulhan, son oeuvre est aujourd'hui considérée comme l'une des plus novatrices dans la francophonie du XXe siècle.
Résumé : Dès le début des années 1480, Christophe Colomb a l'idée d'atteindre par l'ouest les contrées décrites par Marco Polo, où abondent l'or et les épices, une erreur qui le mettra en présence des "Indiens" d'Amérique, et non de l'empereur de Chine. Un journal et des lettres de l'Amiral, ainsi que des récits de Bartolomé de Las Casas permettent de retrcer l'histoire de ces découvertes. (Abrégée par Marie-Hélène Sabard).
Résumé : Enseigner, c'est percevoir dans l'autre ce qu'il a en commun avec nous-mêmes ; c'est percevoir son potentiel, son rêve ; c'est prendre le temps d'écouter son expérience et ta richesse de sa vie. Ce livre propose des solutions pour réintégrer, dans des modes d'apprentissage eurocentriques souvent axés sur la performance, des approches qui valorisent une vision plus intégrée de la personne. Il précise, à partir de modèles, en quoi les éléments d'une approche expérientielle et holistique d'apprentissage peuvent favoriser la réussite des étudiants des communautés autochtones. L'auteur insiste sur la position humaniste que doit avoir l'éducateur face à la diversité culturelle des Premières Nations. Il montre comment aborder des cultures au passé riche, qui ont su traverser des traumatismes historiques et des processus d'acculturation importants. Il invite surtout le lecteur à une démarche personnelle d'exploration facilitant un rapprochement entre deux réalités qui se côtoient plus souvent qu'elles ne se comprennent. Les pratiques éducatives véhiculées permettront à des étudiants des Premières Nations de retrouver la voie de la réussite dans un établissement postsecondaire. Cet ouvrage est donc dédié à ces jeunes et ces adultes qui ont eu la volonté et le courage de persévérer dans leurs études (certains passages leur donnent d'ailleurs la parole) ; mais aussi à ceux qui ont été capables de voir en eux des hommes et des femmes ayant le potentiel de réussir dans un système éducatif qui les a souvent laissés pour compte.
Résumé : Les Eléments d'un songe se présentent comme une suite de variations dont le thème initial est emprunté à L'Homme sans qualités de Robert Musil. A la suite de cet écrivain, grand rêveur en quête d'états parfaits à même de faire oublier la laideur de la vie et l'horreur de la mort, mystique sans Dieu, passionné de la nature, Jaccottet - qui l'a traduit - cherche à son tour les solutions qui permettent de vivre, suivant un élan poétique et philosophique tout à la fois. L'itinéraire que l'auteur parcourt frappe par la noblesse de ses vues et par l'honnêteté foncière de sa démarche, dont l'extrême exigence dépasse le pessimisme pour exprimer une ambition trop haute peut-être, mais qui ne désespère pas de s'accomplir. Cette édition est accompagnée d'une préface de Jean-Marc Sourdillon, écrivain, professeur et traducteur, qui a collaboré à l'édition des Ouvres de Philippe Jaccottet dans la "? Bibliothèque de la Pléiade ? " aux Editions Gallimard en 2014. Poète, essayiste et critique littéraire suisse, Philippe Jaccottet (1925-2021) a vécu en France depuis les années 1950 ? ; il est considéré comme l'un des plus grands poètes de langue française du XXe siècle. Célèbre également pour ses nombreuses traductions d'oeuvres étrangères (Rilke, Thomas Mann, Musil, Góngora, Homère), il a été distingué par de nombreux prix tout au long de sa vie. Avec René Char et Saint-John Perse, il est un des rares poètes dont l'oeuvre a été publiée de son vivant dans la "? Bibliothèque de la Pléiade ? " .
Résumé : Ce recueil de brefs récits, parus dans la presse alémanique entre 2002 et 2009, offre une plongée surprenante dans la cité d'Olten, dans le canton de Soleure - un des noeuds ferroviaires les plus importants de Suisse. D'une plume drôle et tendre à la fois, Alex Capus y dépeint le cadre dans lequel il vit depuis son enfance ? : la beauté de la gare, le fumet de l'usine de chocolat, les joies de la piscine municipale, les industriels qui délocalisent, et surtout, Toulouse, un chat noir et blanc auquel aucune porte de la Vieille Ville ne résiste. Entre souvenirs des jeunes années et anecdotes tirées de sa vie d'adulte, Alex Capus exprime ici tout l'amour qu'il porte à cette petite ville méconnue - et souvent mal aimée - et son attachement à ses concitoyens. Parues en allemand chez Knapp Verlag en 2009, ces chroniques ont été traduites en français par Anne Cuneo et publiées chez Bernard Campiche Editeur en 2011. Le roi d'Olten est introduit dans cette nouvelle édition par une préface inédite de l'écrivain Antoine Jaccoud. Né en Basse-Normandie en 1961, Alex Capus vit ses premières années à Paris. En 1967, il déménage avec sa mère à Olten. Après des études d'histoire, de philosophie et d'anthropologie à l'université de Bâle, il se consacre au journalisme et collabore à différents journaux. Bilingue, il écrit en allemand. Son premier roman, Munzinger Pascha, paraît en 1997 et sera suivi de nombreuses publications, traduites dans plusieurs langues. Il vit à Olten où il est propriétaire d'un bar.
Résumé : Bien que né à Genève, Charles-Albert Cingria détestait qu'on fît de lui un écrivain prisonnier de frontières nationales. Savourant le plaisir d'exister en n'importe quel endroit du monde, il exerce partout, avec une passion amusée, sa faculté de sentir. Dès lors, pourquoi pas à Genève, Berne, Lausanne, Fribourg, tous lieux chargés de pittoresque et d'imprévu ? "Je ne puis vous dire ce que j'aime les rues, s'exclame-t-il. Dans toutes les villes, mais surtout celle-ci". Celle-ci, c'est Genève ; mais le constat vaut pour tout espace, urbain ou naturel, propice à la promenade telle que Cingria la conçoit, à savoir une découverte permanente du merveilleux au sein du quotidien, et une occasion constante de réconciliation avec le monde. Sont réunis ici trois témoignages majeurs de ce regard singulier : Florides helvètes, Impressions d'un passant à Lausanne et Musiques de Fribourg. Charles-Albert Cingria (1883-1954), né et mort à Genève dans une famille cosmopolite, a mené une vie peu conventionnelle, préférant la marge à l'officialité, et poursuivant en toute indépendance des recherches érudites sur le Moyen Âge et sa musique notamment. Proche de Ramuz, il fait partie en Suisse de l'équipe des Cahiers vaudois et d'Aujourd'hui. À Paris, où il donne grâce au soutien de Jean Paulhan d'étincelantes chroniques à la Nouvelle Revue française, son regard décalé et la virtuosité de son style lui valent l'estime de Max Jacob, Claudel, Cocteau, Jouhandeau.
Je suis un sentimental. C'est une sorte de faiblesse, je sais, une sorte de maladie, je sais. Vous en riez ; vous pouvez bien en rire, ça m'est complètement égal. Je ne suis pas un mou, je ne suis pas un lâche, je ne crois pas, je suis seulement un sentimental : je n'aime pas les murs. C'est un défaut, je sais, mais je n'ai pas le choix. Je n'aime pas les murs. Je ne dis pas les vieux murs, pierre de taille et fissures, je ne dis pas les murs irréguliers, leurs interstices inégaux, mousses et mortiers, tous les jeux de la lumière à leurs surfaces, non, je dis les murs que certains croient bon de dresser entre eux et moi, entre eux et vous, entre eux et eux, et ces murs-là sont de béton, lisses et inaltérables, ils ne se laissent entamer par rien, c'est du moins ce qu'ils prétendent, il leur faut ça pour se protéger, c'est du moins ce qu'ils croient ; moi je les soupçonne d'être plus fragiles et plus faibles que moi, je suis un sentimental pourtant, tenez, je me demande si derrière leur mur, à chaque fois, ce ne serait pas par hasard un sentimental qui se cache et se réfugie. Un sentimental qui s'ignore. Ou un sentimental qui se méfie de lui-même plus encore que de vous ou de moi".